(BFM Bourse) - L’indice phare de la Bourse de Paris a repris de la hauteur ce jeudi 29 octobre, porté par de bons résultats d’entreprises.
Après avoir terminé à l’équilibre la veille, le CAC 40 a gagné 1,05%, à 7.970 points, à la clôture de ce jeudi 29 octobre. La séance a été particulièrement riche en actualités, tant sur le front macroéconomique que sur celui des entreprises.
Les opérateurs de marché ont notamment pris acte du statu quo décidé mercredi soir par la Réserve fédérale américaine (Fed) sur ses taux.
"Sans surprise, la Fed a maintenu ses taux directeurs inchangés, une décision qui a toutefois suscité deux votes dissidents. Officiellement, le communiqué indique que les banquiers centraux souhaitent disposer de davantage d'informations avant d'envisager un éventuel ajustement monétaire. En pratique, même si Kevin Warsh (le président de la Fed, NDLR) s'en défend, la proximité des élections de mi-mandat complique forcément une éventuelle remontée des taux directeurs", explique Groupama Asset Management.
Christine Lagarde annonce son départ de la BCE
La Banque centrale européenne (BCE) a, elle aussi, maintenu ses taux inchangés. Sa présidente, Christine Lagarde, a par ailleurs annoncé qu’elle quitterait l’institution européenne en février prochain afin de prendre la tête du Forum de Davos.
"À l’instar de la Fed, la décision de la BCE de ne pas relever ses taux directeurs en octobre malgré la poursuite de la hausse des prix de l’énergie s’explique essentiellement par la hausse des taux longs significative des deux derniers mois. Néanmoins, les prévisions économiques qui seront publiées en décembre devraient afficher un chemin d’inflation trop élevé pour que la BCE n’agisse pas", commente Bastien Drut, responsable Stratégie & Analyse chez CPRAM.
"Par ailleurs, la moitié du directoire de la BCE devrait être renouvelée au 1er semestre 2027 et on peut s’attendre à un style de communication forcément différent l’année prochaine. C’est notamment ce que l’on a pu observer avec Kevin Warsh à la Fed sur les derniers mois", ajoute-t-il.
"Comme en septembre dernier, la BCE a désigné les incertitudes géopolitiques comme principal moteur des tensions inflationnistes, réitérant que l’inflation devrait rester largement supérieure à l’objectif pendant une période prolongée", observe de son côté Alexandre Perricard, président d’Uzès Gestion.
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Une avalanche de résultats
Les investisseurs ont également dû analyser une avalanche de publications d’entreprises. Plusieurs poids lourds de la cote ont dévoilé des résultats satisfaisants, contribuant ainsi à la progression du CAC 40.
C'est le cas de Totalenergies (+1,2%), ou Société Générale (+0,7%).
Air Liquide a gagné 1,8% après avoir publié une croissance supérieure aux attentes au troisième trimestre, portée par la demande liée à l’intelligence artificielle et aux semi-conducteurs.
Airbus a progressé de 2,3% après avoir confirmé ses objectifs annuels, en marge de résultats trimestriels globalement en baisse au titre du troisième trimestre.
Renault a signé la plus forte progression du CAC 40, avec un bond de 6,9%. Le constructeur a rappelé au marché la solidité de son modèle, une qualité qui avait pu être sous-estimée par le passé.
En dehors de l’indice vedette, Mersen s’est envolé de 11,9%. L’ex-Carbone Lorraine a relevé, pour la deuxième fois cette année, ses ambitions de chiffre d’affaires pour 2026, après un troisième trimestre de haute volée.
Technip Energies a, pour sa part, grimpé de 4,7%. Le groupe a enregistré au troisième trimestre l’Ebitda le plus élevé de son histoire et confirmé ses objectifs révisés en juillet, malgré la persistance d’incertitudes opérationnelles au Moyen-Orient.
Les déceptions se sont principalement concentrées sur les capitalisations plus modestes. Pluxee a ainsi plongé de 16,4% après avoir présenté des perspectives jugées décevantes pour son exercice 2026-2027.
Plus forte baisse du SRD, Lectra a chuté de 20,35%, pénalisé par le recul de ses commandes d’équipements et par la prudence affichée concernant la croissance de ses activités récurrentes.
Sur les autres marchés, les cours du pétrole reculent. Le contrat de décembre sur le Brent de la mer du Nord cède 1,3%, à 110,15 dollars le baril, tandis que le WTI de même échéance, coté à New York, perd 1,45%, à 101,29 dollars le baril. Sur le marché des changes, l’euro grignote 0,1% face au billet vert, à 1,1164 dollar.
