Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

CAC 40

PXI - FR0003500008
4 220.96 +0.33 % Temps réel Euronext Paris

Cac 40 : La Bourse de Paris boucle en 2019 son meilleur millésime depuis 20 ans

mardi 31 décembre 2019 à 14h06
Le CAC 40 bondit de 26,4% en 2019

(BFM Bourse) - Le CAC 40 a bondi de 26,37% en 2019, sa meilleure performance annuelle depuis l'année... 1999. Grâce à l'éclaircissement des perspectives du commerce mondial, le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics a signé la plus forte hausse de l'indice phare en doublant de valeur. A contrario, Renault a flanché de 20%, plombé par les incertitudes sur la gouvernance du groupe et le devenir de l'Alliance avec Nissan à la suite de l'arrestation de Carlos Ghosn.

En roue libre lors des toutes dernières séances de l'année (avec un anecdotique repli de 0,07% mardi), le CAC 40 a atteint 5978,06 points à la clôture du 31 décembre, portant sa progression annuelle à 26,37%. Soit sa meilleure année depuis 1999, lorsque l'indice tricolore s'était envolé de 51,12% en pleine euphorie liée à l'essor d'internet (suite à quoi, trois années de baisse plus ou moins marquée avaient été nécessaires pour purger la bulle des valeurs technologiques). De son côté l'indice élargi SBF 120 a grimpé de 25,24%.

Dans un volume d'échanges minuscule de moins de 800 millions d'euros, l'ultime (demi) séance, mardi, s'est conclue par une variation de moins de cinq points (soit -0,07%). Faute d'actualité et en l'absence de la plupart des investisseurs, peu de variations notables se sont manifestées. Le mouvement de rebond des valeurs biotechs qui se manifeste depuis quelques temps -après des années de performances calamiteuses- s'est confirmé avec des gains allant jusqu'à 11,1% pour Erytech, 8,1% pour Poxel, 7,6% pour Onxeo ou encore +6,6% pour Genomic Vision. Du côté de l'industrie, Latécoère a pris 2,1% après la conclusion de l'accord définitif en vue du rachat de certains actifs de Bombardier dans le câblage, un projet dévoilé en novembre.

L'une des meilleures performances en Europe

Sur l'ensemble de 2019, la performance du marché parisien le place aux avant-postes en Europe, devançant légèrement le Dax allemand (+25,48%), le BEL20 (+21,96%) et encore plus nettement le FTSE 100 britannique, lequel n'a progressé "que" de 12% en 2019. La Bourse de Milan fait cependant encore mieux que Paris, avec 28,3% de gains annuels.

Au 30 décembre, l'indice phare américain S&P 500 affichait de son côté une avance annuelle de 28,50%, contre 22,01% pour l'indice historique Dow Jones et une envolée de 34,82% s'agissant du Nasdaq Composite, le baromètre des valeurs technologiques américaines.

La performance exceptionnelle de l'année écoulée sur les marchés financiers n'a cependant pas été sans une certaine volatilité. Les investisseurs ont en effet vécu au rythme des rebondissements du feuilleton des discussions entre la Chine et les Etats-Unis en vue de refondre totalement leurs relations commerciales.

Donald Trump a joué avec les nerfs des négociateurs chinois - et des investisseurs mondiaux

Fidèle à sa méthode, le président des Etats-Unis a manié tour à tour la carotte et le bâton, entraînant ponctuellement des phases de vif repli. Au coeur de l'été, le 2 août 2019, la Bourse de Paris a ainsi enregistré son plus fort recul intraday depuis juin 2016, chutant de 3,57% à l'annonce par Donald Trump qu'il allait appliquer de nouveaux droits de douane sur des marchandises chinoises à partir de septembre.

Aux menaces ont cependant succédé des déclarations plus encourageantes, jusqu'à l'officialisation le 13 décembre d'une trêve entre les deux premières puissances économiques mondiales, aux termes de laquelle les Etats-Unis ont suspendu toutes nouvelles surtaxes sur les importations chinoises en échange de l'engagement de Pékin à acheter, notamment, davantage de produits agricoles américains (du porc et du soja entre autres), et de renoncer réciproquement à taxer des produits made in USA. Dans la foulée, le CAC 40 a même brièvement franchi le cap de 6000 points pour la première fois depuis juillet 2007, il y a plus de douze ans.

Mardi, le président américain a d'ailleurs annoncé la tenue le 15 janvier d'une cérémonie de signature d'un accord préliminaire, dit de Phase 1.

Les banques centrales à la manoeuvre

Autre moteur de la hausse des indices, le biais accommodant adopté par les banques centrales américaine (la Réserve fédérale) et européenne (la BCE). Critiqué par Donald Trump pour son manque de réactivité, le président de la Fed Jerome Powell a fini par céder et procédé à trois baisses de taux au total, du jamais-vu depuis la dernière crise financière. De son côté, la Banque Centrale Européenne, en fin de mandat de Mario Draghi, a décidé d'une série de mesures de relances, dont une nouvelle baisse de taux et un retour des rachats d'actifs directement sur le marché obligataire.

Un rebond des montants levés à la Bourse de Paris

Sur Euronext Paris, le regain d'appétit pour le risque s'est accompagné d'une importante progression des levées de fonds avec notamment l'introduction de Verallia (l'ancienne branche d'emballages en verre de Saint-Gobain, indépendante depuis plusieurs années) et de la Française des Jeux, contrastant avec une année 2018 qui avait vu plusieurs sociétés (comme Delachaux et Novares) renoncer à leur projet d'introduction. Par rapport à leur prix d'introduction, Verallia a progressé de 12% et FDJ de 19,7% (+22% par rapport au prix décoté dont bénéficiaient les particuliers).

Voici finalement valeur par valeur, les performances annuelles des 40 titres composant l'indice français de référence :

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+304.80 % vs -15.09 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat