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CAC 40

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Cac 40 : Malgré les solides résultats de Total et Airbus, le CAC 40 se retourne à la baisse

jeudi 29 avril 2021 à 18h20
Le CAC termine mal la séance et efface ses gains matinaux

(BFM Bourse) - Soutenu dans la matinée par une nouvelle salve de publications trimestrielles, en majorité très convaincantes, le marché parisien a subi le recul des indices new-yorkais dans la matinée après un indicateur moins bon que prévu.

Réjouis dans un premier temps par les chiffres de croissance aux Etats-Unis, les marchés -américains et européens- ont nettement calmé leurs ardeurs après la publication d'un indicateur moins bon que prévu, et ce malgré d'excellents résultats trimestriels des deux côtés de l'Atlantique (d'Apple à Total en passant par Airbus et Facebook). En hausse à la mi-journée (+0,5% vers 12h30), le CAC a brusquement réduit ses gains jusqu'à chuter en territoire négatif, pour finir sur une variation anecdotique de -0,07% qui lui permet néanmoins de préserver de justesse le seuil des 6.300 points reconquis la veille - à 6.302,26 points.

Ménagés par la Réserve fédérale, qui leur promet qu'il n'est même pas question d'évoquer la question d'un retrait progressif des mesures d'assouplissement monétaire (ou presque), et confortés par la teneur des résultats d'entreprises (qui débitaient à flux nourri ce jeudi), les opérateurs du marché parisien manifestaient pourtant toujours autant d'appétit pour le risque en début de séance. Enthousiasme encore conforté par un PIB américain ressorti supérieur aux attentes (à +6,4% contre +6,1% attendu par les analystes interrogés par Reuters et après +4,3% au dernier trimestre 2020) pour le premier trimestre. Avant que le chiffre des promesses de ventes, certes au rebond en mars après deux mois consécutifs de recul mais nettement moins qu'attendu (+1,7% contre un consensus à +7,2%, ne fasse déchanter les investisseurs.

Après une ouverture nettement dans le vert, dopés notamment par les publications des géants de la tech', les indices new-yorkais ont effacé l'intégralité de leurs gains matinaux à la mi-journée. Peu après 18h, le Dow Jones et le S&P évoluent encore à l'équilibre quand le Nasdaq a basculé dans le rouge (-0,5%), les opérateurs sanctionnant même les résultats -pourtant records- d'Apple (-0,4%).

La Fed toujours au soutien

On finirait par croire que Jerome Powell pourrait mener ses réunions les yeux fermés. La banque centrale des Etats-Unis a, comme c'était très largement anticipé, laissé sa politique inchangée, en maintenant un loyer de l'argent proche de zéro, sans toucher au rythme de rachats d'actifs, tout en insistant sur le fait qu'il était trop tôt pour parler d'une sortie de crise, en pointant du doigt en particulier les courbes de l'emploi. Pas de hausse des taux en vue, donc, avant un retour à une situation beaucoup plus saine sur le front de l'emploi, et une installation durable de l'inflation au-dessus de la cible à 2%. Reste qu'à un moment donné, il faudra bien que le marché intègre que le robinet va se resserrer, mais pour le moment le consensus positionne cette échéance à la fin de l'année... 2022. Les investisseurs semblent estimer qu'un certain nombre de réunions du FOMC (le Federal open market committee) couleront sous les ponts d'ici là.

Les bénéfices de STMicro s'envolent

Pour l'heure, ils étaient très occupés à trier (savourer) la nouvelle salve de résultats publiés par les fleurons de la cote parisienne - même s'il leur a fallu un peu de temps dans le cas de STMicro, plus forte hausse du CAC 40 en clôture, après avoir perdu jusqu'à 5% peu après l'ouverture ! Le cours de la société franco-italienne de droit néerlandais et siégeant à Genève, un des leaders mondiaux des semi-conducteurs, s'est apprécié de 1,7% après un trimestre meilleur qu'attendu, une révision en hausse des objectifs 2021 (rétablissant en fait peu ou prou l'ambition de 12 milliards de dollars de chiffre d'affaires qui avait été repoussée à 2023 en décembre dernier) et la confirmation d'un niveau d'investissements importants cette année, histoire de pouvoir répondre à la très forte demande actuelle de composants électroniques.

Etaient également bien placés au palmarès de l'indice phare Airbus (+0,7%), dont les comptes trimestriels ont aussi dépassé les attentes (et éclipsent ceux de son concurrent Boeing, en contraction) et Capgemini (+1,3%). Le géant informatique a renoué avec la croissance organique au trimestre écoulé.

De son côté, le géant de l'énergie Total a vu son cours céder 0,6% en clôture - après avoir passé la quasi-totalité de la séance dans le vert- en réaction à des résultats en forte amélioration.

Les résultats de TF1 salués par les marchés

Hors de l'indice phare, les comptes de TF1 lui ont valu un gain de 3,7%, après un bond du résultat opérationnel dix fois plus marqué que celui du chiffre d'affaires (+35,2% par rapport à +3,2% respectivement, une traduction de la gestion au cordeau du groupe) et un brin de spéculation lié à la mise en vente de son concurrent M6 par le principal actionnaire de ce dernier, Bertelsmann. Le projet pourrait-il faire émerger un super groupe de médias tricolores? Le directeur financier a indiqué que TF1 "regardait" le sujet, même si le timing d'une vente de M6 n'est évidemment pas de son ressort.

Déjà en baisse à la mi-journée, le compartiment automobile a lâché du lest ce jeudi, notamment parce que l'américain Ford a jeté un froid en avertissant qu'il pourrait être contraint de réduire sa production de moitié au deuxième trimestre, à cause de la pénurie mondiale de composants électroniques. Renault a perdu à sa suite 4,2% et Stellantis 4%. Valeo a flanché de 4,3% après un premier trimestre en expansion, l'équipementier escomptant toujours faire mieux que le marché et améliorer ses résultats malgré des coûts additionnels estimés à environ 80 millions d'euros, liés aux perturbations d'approvisionnement et à la hausse du prix de certaines matières premières. Reste à savoir si cette fameuse pénurie permettra une progression de 10% du marché mondial, le scénario envisagé par Valeo pour l'instant. Faurecia a reculé également de 4,7%

URW a bien du mal à encaisser ses loyers

Parmi les autres déceptions du jour, Unibail-Rodamco-Westfield a cédé 2,3% alors que ses loyers ont flanché de plus de 40% au premier trimestre en raison de la fermeture de nombre de ses centres commerciaux à cause de la crise sanitaire. L'action Solutions 30 a accusé un repli de plus de 5,7%, alors que le groupe a livré au marché un ensemble touffu d'informations. A savoir d'une part ses résultats non audités pour l'exercice 2020 reflétant une amélioration du chiffre d'affaires et de la marge d'exploitation mais un déclin du bénéfice net, d'autre part un retraitement des résultats de 2019 (diminuant de 2,7% le montant du bénéfice net qui avait été annoncé pour cette année-là) à la suite des investigations menées par les cabinets Deloitte et Didier Kling Expertise & Conseil, et enfin une nouvelle progression du chiffre d'affaires revendiqué pour le premier trimestre 2021 amenant la direction à confirmer son objectif d'un "nouvel exercice de croissance rentable à deux chiffres".

La perspective de nouvelles mesures de stimulus budgétaire outre-Atlantique permettaient aux cours pétroliers d'accentuer leur progression de la veille, le contrat à terme sur le Brent gagnant 0,84% à 67,42 dollars (64,34 dollars pour le baril WTI américain, en hausse de 0,75%).

Sur le marché des changes, après avoir touché pendant la séance asiatique 1,215 dollar pour la première fois depuis février dernier, l'euro corrigeait très légèrement (-0,09% à 1,2114 dollar).

Quentin Soubranne - ©2021 BFM Bourse
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