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CAC 40

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Cac 40 : Le CAC 40 encaisse sa plus forte baisse depuis le début de l'année

mardi 20 avril 2021 à 17h40

(BFM Bourse) - L'indice phare de la Bourse de Paris a flanché de 2,09% mardi, sa plus forte chute depuis le 21 décembre 2020.

D'une certaine façon, le score affiché à la clôture ce mardi pour le CAC 40 témoigne de la vigueur du marché parisien au cours des premiers mois de 2021, surtout comparé au premier trimestre de l'année précédente (pendant cette période l'indice avait connu plusieurs chutes monumentales, dont la plus forte baisse de son histoire). En effet, le repli de 2,09% du baromètre de la Bourse de Paris ce jour, retombé ainsi à 6165,11 points, représente sa plus forte baisse depuis le début de l'année. C'est d'ailleurs seulement la deuxième fois que la barre de -2%, statistiquement pas si rare, est atteinte en 2021. Il faut remonter au 21 décembre 2020 (-2,45%), pour trouver contraction plus marquée.

Après trois semaines consécutives de progression, et cinq hausses sur les cinq dernières séances, qui avaient amené le CAC 40 à renouer lundi en séance avec les 6300 points pour la première fois depuis novembre 2000, l'heure des prises de bénéfices a sonné dès l'ouverture. A la mi-séance, la baisse dépassait déjà 1% et les pertes n'ont cessé de se creuser jusqu'à la clôture, alors que les indices américains accentuaient leur recul au même moment.

En l'absence d'indicateur macro-économique majeur au programme, l'actualité des sociétés cotées a dominé le palmarès avec des réactions contrastées, pour ne pas dire très négatives, aux publications d'Atos et de Danone en particulier.

De plus en plus réduit au rôle de "petit poucet" parmi l'échantillon des 40 valeurs phares (le groupe informatique ne pèse plus que 6,35 milliards d'euros, loin dernière l'avant-dernier Renault qui en pèse tout de même plus de 10 milliards) Atos a flanché de 5,45% après un point trimestriel qui déçoit au niveau de l'activité et de l'absence d'éclaircissements concernant le récent accident comptable, puisque les conclusions de la revue des comptes qui vient d'être lancée ne sont attendues que fin juillet.

En quête d'un nouveau directeur général, Danone a terminé sur une baisse de 1,8% après avoir dévoilé un premier trimestre pénalisé par le recul des ventes de ses eaux minérales et de ses produits de nutrition infantile.

La banque Crédit Agricole a reculé de 3% alors que l'italien Creval se refuse toujours à se laisser racheter, malgré le relèvement du prix offert par le groupe français, mais dans le secteur bancaire BNP Paribas (-4,7%) et Société Générale (-4,6%) ont été encore plus sanctionnées.

Bien qu'ayant réussi à améliorer son résultat opérationnel courant au premier trimestre en dépit de recettes stagnantes, le cours de M6 a reflué de 1,2%. GTT a limité la casse (-0,2%) après un chiffre d'affaires trimestriel en repli mais somme toute plutôt en avance par rapport aux objectifs que s'est donné le groupe d'ingénierie en début d'année.

Du côté des biotechs, Quantum Genomics a une nouvelle fois déçu au sujet d'un partenariat, la firme et son partenaire chinois Qilu Pharmaceutical ayant renoncé à leur collaboration relative au développement et à la commercialisation du firibastat en Chine, obligeant le groupe français à repartir en quête d'un partenariat. L'action a abandonné 11,4%.

Les progressions se savouraient d'autant plus dans ce contexte de purge généralisée. La palme au sein des valeurs du SRD revenait à Navya (+5,5%) après la conclusion d'un partenariat avec REE Automotive, concepteur d'une plateforme maligne et remarquée pour toutes sortes de véhicules électriques. Dans l'automobile toujours, Faurecia a profité d'un répit de 1,4% alors que plusieurs analystes ont réagi favorablement au point trimestriel de l'équipementier dévoilé la veille, et qui avait été plutôt sévèrement accueilli (-3,8% lundi en clôture malgré des chiffres intrinsèquement solides). Oddo BHF et Société Générale ont renouvelé des avis positifs, le second remontant même son objectif de 51 à 56 euros.

La brusque purge des valorisations des actifs à risque n'épargnait pas les cours pétroliers, qui retombaient lourdement en fin de séance à 65,74 dollars pour le Brent (-1,95%) et 61,75 dollars pour le WTI (-2,57%).

À noter que, pour une fois, le Bitcoin ne profitait pas d'un flux de capitaux en quête d'un actif potentiellement refuge. Le plus connu des crypto-actifs reculait encore de 1,85% à 55.159 dollars. L'euro quant à lui se maintenait quasi-stable à 1,2040 dollar.

Guillaume Bayre - ©2021 BFM Bourse
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