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CAC 40

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Cac 40 : La Bourse de Paris flanche de plus de 3%, 2e plus forte baisse de l'année

mercredi 2 octobre 2019 à 18h05
Le CAC a subi sa 2e plus forte baisse de 2019

(BFM Bourse) - Le CAC 40 n'a cessé de creuser ses pertes mercredi pour terminer en repli de 3,12%, la deuxième plus forte chute de l'année. Aux inquiétudes de voir la première économie mondiale tomber en récession, après un très mauvais indice d'activité manufacturière aux Etats-Unis, sont venues s'ajouter de nouvelles craintes sur le commerce mondial avec le litige Europe-USA sur l'aéronautique ou encore la menace d'un Brexit désordonné.

Pas de répit pour le CAC 40, dont le repli de 1,41% enregistré mardi n'était qu'un avant-goût. Mercredi, le marché parisien a amplifié ses pertes, abandonnant finalement 3,12% à 5.422,77 points. En l'espace de deux séances, l'indice a ainsi laissé filé 280 points. La baisse du jour s'avère également la plus importante depuis la chute de 3,57% du vendredi 2 août, provoquée à l'époque par l'annonce de nouvelles taxes douanières américaines sur les importations en provenance de Chine.

"Les indices se retournement progressivement à long terme, la situation devient très tendue" d'un point de vue technique, redoute Nicolas Chéron, responsable de la recherche marchés pour Binck.fr. Le spécialiste rappelle que depuis deux ans, chaque nouveau record haussier s'est révélé un piège pour les acheteurs, entraînant dans la foulée une correction de 5 à 20%.

L'incapacité à se maintenir après le record observé mardi (où l'indice a d'abord atteint un nouveau pic depuis près de 12 ans en matinée, avant de se retourner brutalement) a été d'une rare violence, observe-t-il, ce qui accroît selon lui la probabilité que ce pic éphémère marque un "top majeur" à partir duquel la tendance ne ferait que décroître.

Les menaces s'amoncellent

Si la contraction de l'activité du secteur manufacturier aux Etats-Unis a joué le rôle de déclencheur de cette correction dès mardi, les inquiétudes ne font que s'amonceler. En zone euro, qui a enregistré en septembre sa contraction la plus marquée de l'activité manufacturière depuis près de sept ans, l'Allemagne se dirige tout droit vers une récession technique au troisième trimestre, et ne devrait afficher qu'une croissance de 0,5% sur l'ensemble de 2019.

Par ailleurs, l'Organisation mondiale du commerce a effectivement donné aux Etats-Unis la possibilité d'imposer de nouveaux droits de douane sur des produits exportés par l'Europe représentant jusqu'à 7,5 milliards de dollars de marchandises, au motif d'aides illégales accordées à l'avionneur Airbus. Ces taxes toucheraient toutes sortes de produits, notamment les vins et spiritueux. Jamais l'OMC n'avait accordé à un pays le droit d'imposer de telles contre-mesures. Surtout, la décision pourrait ouvrir un nouveau cycle de représailles entre les deux blocs, alors que la question des relations commerciales Chine-Etats-Unis, loin d'être résolue, pèse déjà sur les échanges mondiaux. D'ailleurs l'OMC doit rendre d'ici trois mois son verdict... sur les subventions accordées par le gouvernement américain à Boeing, également jugées "illégales" par l'UE.

La faute aux Démocrates, selon Donald Trump

Enfin, le Premier ministre britannique maintient sa position jusqu'au-boutiste, faisant peser la menace d'une sortie désordonnée de la Grande-Bretagne de l'Union européenne dès la fin du mois.

Mais au-delà des craintes sur la croissance mondiale, la publication du pire ISM manufacturier américain en dix ans et les incertitudes relatives au Brexit, si les marchés corrigent, c'est de la faute des Démocrates - de l'avis du président des Etats-Unis. "Toute ces absurdités sur l'impeachment, qui ne va nulle pas, emmène les marchés d'actions, et votre épargne-retraite, vers le bas. Mais c'est exactement ce que recherchent les Démocrates. Ils sont déterminés à léser le Pays, n'ayant en tête que l'élection 2020 !", a-t-il affirmé sur Twitter.

Aucun rescapé parmi les 40 valeurs phares

Du côté des valeurs parisiennes, ArcelorMittal, à l'activité de sidérurgie éminemment cyclique, a accusé la plus forte baisse de l'indice (-6,2%), mais aucun des 40 titres de l'échantillon vedette n'a finalement trouvé grâce aux yeux des investisseurs. C'est Pernod Ricard qui s'en est le moins mal tiré, cédant 0,43% en clôture (après avoir gagné jusqu'à plus de 1% en matinée) alors que Jefferies a relevé son conseil à l'achat, calculant que le groupe de spiritueux avait les moyens de faire face à une hausse des taxes américaines.

Hors de l'indice principal, Suez a accusé un repli de 7% après la présentation d'un plan stratégique insuffisamment convaincant aux yeux des investisseurs, invités à patienter encore deux années avant de pouvoir espérer une augmentation du dividende.

Des publications pourtant méritantes du côté des plus petites capitalisations

En revanche, l'actualité des small et midcaps est restée relativement porteuse avec un bond de 8,1% pour Nicox dans le sillage de résultat cliniques positifs pour un traitement expérimental du glaucome. Claranova a grimpé de 6,9% à la suite de la publication de ses résultats annuels.

Sur le marché des changes, l'euro en fin de journée parvenait à reprendre 0,16% à 1,0950 dollar, après avoir connu une forte volatilité depuis mardi.

Les tarifs de l'énergie quant à eux ont subi les craintes relatives à l'économie, avec un plongeon de 2,39% du baril de pétrole texan WTI à 52,34 dollars, et de 2,51% à 57,41 dollars pour le Brent, extrait de la Mer du Nord.

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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