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CAC 40

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Cac 40 : Le CAC 40 recule finalement de seulement 7,14% en 2020

jeudi 31 décembre 2020 à 14h46
Le CAC 40 termine en repli de 7,14% sur l'ensemble de l'année 2020

(BFM Bourse) - À la suite d'un millésime 2019 exceptionnel, la Bourse de Paris a perdu du terrain cette année. Mais en regard des dégâts considérables provoqués par le coronavirus, son repli de 7,14% apparaît plutôt bénin. Les investisseurs se sont résolument projetés sur 2021, encouragés par les mesures inédites de soutien à l'économie et par la mise à disposition des nouveaux vaccins.

Bye-bye 2020, les investisseurs ne sont pas près de t'oublier. En particulier ceux d'entre eux qui ont été nombreux à s'intéresser cette année pour la première fois à la Bourse, profitant de plages de loisirs forcés durant le premier confinement au printemps pour se placer sur des valeurs bradées.

En repli de 0,86% jeudi, au terme d'une séance écourtée, le CAC 40 fini l'exercice 2020 à 5.551,41 points. Après l'envolée de 26,37% de 2019 (il s'agissait du meilleur millésime boursier depuis vingt ans), c'est donc un repli annuel de 7,14% qui sanctionne 2020.

Un score qui est loin de traduire toute la palette d'émotions par laquelle sont passés les investisseurs. Cette année, la Bourse de Paris a en effet subi la plus forte chute de toute son histoire le jeudi 12 mars, s'effondrant alors 12,28% en clôture, à 4.044,26 points, pendant que Wall Street enregistrait de son côté sa plus forte chute depuis le krach de 1987 face à l'expansion du Covid-19, classé la veille comme "pandémie" par l'OMS. Deux séances plus tard, le lundi 16 mars, l'indice a touché un plancher à 3.632,06 points en séance, un niveau inédit depuis près de sept ans. Mais à partir de là, un rebond spectaculaire s'est enclenché : +40% en moins de trois mois, les investisseurs pariant sur les retombées des plans d'aide d'ampleur inédite mis en place tant aux Etats-Unis qu'en Europe, alors que le premier confinement était levé.

Flambée de 20% en novembre

Relativement stable au cours de l'été, l'indice tricolore a ensuite connu en novembre, avec les principaux marchés de la planète, une envolée tout aussi incroyable grâce à l'élection du démocrate Joe Biden (tempérée par le maintien probable d'une majorité républicaine au Sénat, constituant un contre-pouvoir globalement apprécié des investisseurs) et aux premiers résultats enthousiasmants de vaccins en développement grâce à la fameuse technologie de l'ARN messager. Sur le seul onzième mois de l'année, le CAC 40 a ainsi gagné 20,12%, remontant à 5.518,55 points. Soit, de très loin, sa meilleure performance mensuelle en valeur absolue -plus de 924 points regagnés par rapport à octobre- et la deuxième meilleure en pourcentage. En février 1988 la flambée avait atteint 24,47%, à l'époque cela ne représentait que 220 points.

À noter que malgré le scandale Wirecard, valeur exclue trop tardivement de l'indice phare francfortois, le Dax affiche une performance positive de 3,55%, surclassant donc le CAC 40 qui reste dans le rouge même dans sa version dividendes réinvestis.

Derichebourg marque la dernière séance de l'année

À peine plus de 900 millions d'euros ont changé de mains jeudi, un volume très faible qui pose la question de l'intérêt de maintenir le marché ouvert le 31 décembre. Certains opérateurs, comme la Bourse de Francfort ou celle de Tokyo, préfèrent d'ailleurs faire l'impasse sur une séance symbolique. Toutefois, à Paris, une société cotée a réussi à surprendre son monde en cette dernière séance. Derichebourg a flambé de 17% alors que la société familiale a annoncé entrer en négociations exclusives en vue de racheter Ecore (Guy Dauphin Environnement), l’un des leaders du recyclage en France et en Europe, autrement dit son principal concurrent. Le prix n'est pas divulgué à ce stade des discussions, mais Derichebourg assure avoir déjà réuni les ressources financières nécessaires.

Le marché du pétrole s'est de son côté aventuré en 2020 vers une terra incognita, avec des prix... négatifs sur les contrats à terme. Au cours d'une séance particulièrement folle, juste avant son échéance du mois courant, le contrat sur le WTI est descendu jusqu'à -40 dollars en avril, les opérateurs cherchant à se défaire coûte que coûte de la "patate chaude", se trouvant dans l'impossibilité de stocker le brut texan, les réserves s'approchant de la saturation aux États-Unis. Une situation toutefois propre au WTI, la référence européenne, le Brent, n'était pas allée aussi loin (repli de près de 10% à 25,6 dollars). Ce jeudi, le brut issu de la mer du Nord se repliait de 0,99% dans l'après-midi à 51,12 dollars (près de -30% sur 2020), le brut léger texan de 0,91 à 47,96 dollars.

Affichant un redressement de près de 10% sur l'année, la monnaie unique européenne quant à elle se traite à 1,2280, en léger repli par rapport à mercredi. Au lendemain de nouveaux records historiques, le Bitcoin redescendait un peu, -2% à 28.315 dollars.

Voici finalement valeur par valeur, la performance annuelle de chacun des 40 titres composant l'indice français de référence :

Guillaume Bayre - ©2021 BFM Bourse
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+320.30 % vs +16.33 % pour le CAC 40
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