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Cac 40 : Tiraillée entre les déclarations de Mario Draghi et le Brexit, la Bourse de Paris termine en léger repli

mercredi 27 mars 2019 à 18h20
Séance mouvementée pour le CAC, qui boucle en léger recul

(BFM Bourse) - La Bourse de Paris a bouclé en léger repli (-0,12%) mercredi une séance hésitante au cours de laquelle le baromètre s'est retourné plusieurs fois et où les investisseurs ont peiné à faire le tri entre des déclarations de la BCE, le Brexit et des craintes pour la croissance. Les valeurs bancaires et automobiles ont surnagé mais le CAC a été plombé par le secteur technologique.

Le CAC 40 a terminé une séance particulièrement hésitante en léger repli (-0,12%) mercredi, les investisseurs ayant peiné à digérer les nombreuses informations, entre des déclarations de la BCE, le Brexit et les craintes persistantes sur la croissance mondiale. Le baromètre de la cote parisienne boucle donc à 5.301,24 points, dans un volume d'échanges moyen de 3,7 milliards d'euros, au lendemain d'un rebond (+0,89%) qui faisait suite à quatre séances consécutives de baisse.

Après avoir hésité à l'ouverture, la cote parisienne a tenté de prendre de la hauteur en début d'après-midi après les déclarations du président de la Banque centrale européenne sur les banques, pour finalement redescendre progressivement et finir en léger recul. "Beaucoup de sujets s'entremêlent: le Brexit, les données macroéconomiques qui font resurgir le spectre d'une récession, des déclarations de la BCE... tout cela n'incite pas à la prise d'initiatives", a résumé auprès de l'AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.

L'une des principales nouvelles de la journée est venue de la BCE et de son président Mario Draghi qui a déclaré que l'institution pourrait remédier "si nécessaire" aux effets néfastes des taux d'intérêts négatifs, lors d'une conférence à Francfort. "Ces informations ont été positives pour les banques et ont permis un sursaut, même si globalement le contexte général avec des banques centrales qui sont plutôt dans une logique d'assouplissement monétaire n'est pas favorable au secteur", a encore estimé Andréa Tuéni. Cela n'aura en tout cas pas suffi à tirer durablement vers le haut les indices européens, qui restent sous le coup de mauvaises nouvelles sur le front macroéconomique.

D'autant qu'outre-Manche, le Brexit revient (encore) sur la table mercredi, les députés britanniques devant voter dans la soirée sur les différentes formes que pourrait prendre la sortie de l'UE du Royaume-Uni, afin de dégager une alternative au traité de retrait négocié par la Première ministre Theresa May avec Bruxelles et qu'ils ont rejeté deux fois.

Les opérateurs ont également pris connaissance de nouveaux indicateurs aux États-Unis en début d'après-midi. Le déficit des comptes courants a augmenté au quatrième trimestre, notamment en raison du creusement du déficit commercial, alors que les stocks de pétrole brut ont affiché une hausse surprise au cours de la dernière semaine.

Les secteurs bancaires et automobiles à l'honneur

Malgré son léger recul, le baromètre de la place parisienne a pu compter sur le soutien massif des valeurs automobiles, puisque Peugeot signe la meilleure performance (+3,2%), tandis que son concurrent Renault s'adjuge également 3% sur fond de rumeurs d'intérêt du constructeur automobile pour Fiat Chrysler. Selon le Financial Times, Renault souhaite, auparavant et dans les 12 mois à venir, relancer les discussions avec Nissan en vue d'une fusion. Une perspective de consolidation du secteur particulièrement bien accueillie par les investisseurs. Dans le sillage des constructeurs, les équipementiers comme Michelin (+1,9%), Valeo (+0,7%), Plastic Omnium (+1,7%) ou Faurecia (+0,8%) progressent aussi.

Toujours sur le CAC, les valeurs bancaires ont décollées après les déclarations du président de Mario Draghi, pour boucler la séance sur de très nettes hausses (+3,6% pour Crédit Agricole, meilleure performance de l'indice phare, +2,2% pour BNP Paribas, +1,9% pour Société Générale).

Dans l'autre sens, en revanche, les valeurs technologiques de la cote parisienne ont souffert, Dassault Systèmes (-2,9%), CapGemini (-2,2%) et Atos (-2,1%) affichant ainsi de lourdes pertes. La plus grosse chute du jour est toutefois à mettre à l'actif de STMicroelectronics (-6,6%), dans le sillage du deuxième avertissement en deux mois de l'un des leaders du secteur, l'allemand Infineon.

Enfin, Genfit a perdu près de 9% à la reprise de la cotation du titre vers 16h, après son introduction en Bourse sur le Nasdaq, où la biotech française chute de 17% dans l'après-midi. Un ajustement "technique" suite à son introduction aux Etats-Unis réalisée avec une décote de 9.14% par rapport au cours de référence déterminé par la société.

Sur le marché pétrolier, les barils de Brent européen et de WTI américain ont lâché du lest après la publication des stocks américains de brut -qui ont augmenté de manière inattendue-, le premier cédant 0,75% à 67,53 dollars vers 18h30 quand le second abandonne 1,43% à 59,14 dollars. À la même heure, l'euro cède un peu de terrain face au billet vert, à 1,1256 dollar (-0,17%).

Quentin Soubranne - ©2019 BFM Bourse
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