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CAC 40

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Cac 40 : Séance éprouvante mais qui se termine bien pour le CAC 40, alerte sur l'euro

jeudi 19 mars 2020 à 18h00
Le CAC s'offre encore un rebond jeudi (+2,68%)

(BFM Bourse) - Au terme d'une séance très volatile, le CAC 40 est reparti de l'avant jeudi (+2,68%), après avoir dévissé de près de 6% la veille. En dépit d'une nouvelle frayeur à la mi-journée, la remontée des indices américains dans la matinée a permis de confirmer l'embellie suscitée par le plan massif de la BCE.

Un schéma commence à se dessiner depuis plusieurs journées sur les principales places boursières mondiales. Un rebond fragile interrompt chaque nouveau plongeon. Et cette séance n'a pas échappé à la règle puisqu'au lendemain d'une énième lourde chute (-5,94%), le CAC s'offre une reprise de 2,68% à 3.855,50 points, dans un volume d'échanges en voie de normalisation (5,3 milliards d'euros). À Londres, le FTSE 100 rebondit de 1,69% tandis que le Dax reprend un peu plus de hauteur à Francfort (+1,83%).

S'il assure un nouveau rebond en clôture, le marché parisien s'est néanmoins encore fait une frayeur à la mi-journée. Après avoir ouvert en hausse de 1,7% puis rapidement accru ses gains jusqu'à +4,1% à 9h30, le baromètre de la Bourse de Paris a perdu 5,5% "intraday" (lâchant près de 1,7% vers 13h30), avant de revenir dans le vert peu après 15h. Mieux vaut avoir le coeur bien accroché...

Ce rebond, les marchés le doivent à la BCE, qui a décidé de prendre le taureau par les cornes mercredi soir. Réunie en urgence, l'institution monétaire a annoncé le lancement d'un programme de rachats de dette publique et privée à hauteur de 750 milliards d'euros, qui s'ajoute aux 120 milliards d'euros annoncés la semaine dernière, pour tenter de contenir les répercussions sur l’économie de la pandémie de coronavirus.

"Whatever it takes" 2.0

Ce "programme de rachat d’urgence face à la pandémie" sera réalisé d’ici à la fin de l’année, a précisé l’institution dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion -téléphonique- du conseil des gouverneurs. "Les temps extraordinaires nécessitent une action extraordinaire", a tweeté la présidente de l'Institut de Francfort, Christine Lagarde. Elle a par ailleurs assuré qu'il n'y avait "pas de limites à notre engagement envers l'euro", suggérant que d'autres mesures sont encore susceptibles de suivre, et ce quitte à utiliser "le plein potentiel de nos outils".

En ajoutant aux mesures annoncées hier les rachats d'actifs repris en septembre 2019 à raison de 20 milliards d'euros par mois, l'enveloppe de 120 milliards d'euros débloquée le 12 mars comme première réponse à la crise sanitaire et celle de ce mercredi, les interventions de la BCE vont s'élever (pour l'instant) à 1.050 milliards d'euros sur les 9 mois restants en 2020, soit près de 117 milliards d'euros engagés par mois. La potion de l'institution monétaire européenne est ainsi supérieure à celle de la banque centrale américaine (Fed), qui a annoncé lundi l'achat de 500 milliards de dollars de bons du Trésor et de 200 milliards de dollars de titres hypothécaires, pour "soutenir le bon fonctionnement" de ces marchés "qui sont au cœur des flux de crédit aux ménages et aux entreprises".

Macron applaudit la BCE

Emmanuel Macron, qui avait estimé il y a six jours que le premier train de mesures de la BCE n'allait pas assez loin, a exprimé mercredi son "plein soutien aux mesures exceptionnelles" de la BCE. "À nous, Etats européens, d'être au rendez-vous par nos interventions budgétaires et une plus grande solidarité financière au sein de la zone euro", a-t-il ajouté.

Pour le stratégiste de Pictet Wealth Management spécialiste de la BCE Frédérik Ducrozet, la réponse de la BCE est "massive à tous les niveaux, taille, flexibilité, portée et engagement à "revoir les limites" de ses achats fixés à ce jour à 33% du stock de la dette par pays" indique-t-il. Juste après l'annonce de l'institution mercredi soir, le stratégiste semblait encore plus satisfait : "Cela valait la peine d'attendre. Décision historique de la BCE. Aucune limite dans le cadre du mandat. Aucune contrainte sur les mesures de crise budgétaire. Croyez-moi, cela pourrait suffire !" pour faire face aux répercussions économiques de la crise sanitaire, tweetait-il.

Du côté de Barclays, les analystes estiment qu'avec ce paquet, "la BCE s'en tient à son point de vue selon lequel le problème à résoudre est d'assurer la liquidité des marchés financiers et le crédit à l'économie, alors qu'une baisse des taux, attendue par certains acteurs du marché, n'a pas été jugée pertinente dans le contexte actuel".

Wall Street à l'équilibre

Au lendemain d'une séance encore très compliquée au cours de laquelle les acteurs du marché se sont alarmés des conséquences sur l'économie des drastiques mesures de confinement imposées pour lutter contre la propagation du coronavirus (-6,3% pour le Dow, -4,7% pour le Nasdaq), la Bourse de New York hésite sur la direction à suivre jeudi matin. Après avoir lâché jusqu'à 3,6% peu après l'ouverture, l'indice vedette, le Dow Jones, est revenu à l'équilibre vers 17h45 (+0,2%), tout comme le S&P (+0,1%). De son côté, le Nasdaq reprend près de 2%, tiré par le rebond de valeurs comme Uber (+33%), Tesla (+15%), Netflix (+7%), Facebook (+6,8%) ou encore, côté biotechs, Gilead (+2,5% alors que le groupe doit prochainement présenter des résultats d'un nouvel antiviral contre le coronavirus).

Les entreprises font le point sur l'impact du Covid-19

Récemment massacré en Bourse, Unibail-Rodamco-Westfield a très nettement rebondi (+16,7%) après avoir affirmé disposer de 10,2 milliards d’euros de cash et de lignes de crédit non tirées, assurant ainsi disposer de liquidités suffisantes pour assurer ses besoins de financement. Malgré la crise sanitaire, Publicis a décidé de maintenir le paiement du dividende versé en 2020 au titre de l'exercice 2019 et grappillé 0,9% (après avoir domine le CAC avec un gain de près de 10% dans la matinée). De son côté, Michelin a indiqué que ses objectifs annuels étaient remis en cause mais a également progressé (+2,7%).

Au sommet du palmarès du baromètre parisien, on retrouve également des valeurs durement sanctionnées ces dernières semaines, à l'image d'Airbus qui s'offre un bon bol d'air (+9,5%), STMicro (+7,8%), Peugeot (+5%) ou Safran, alors que Vinci (+9,9%) continue à faire les montagnes russes. Parmi les meilleurs performances du jour, on retrouve aussi Bouygues (+7%), Hermès (6,7%). De l'autre côté du palmarès, TechnipFMC (-4,9%) et Société Générale (-2,4%) ne parviennent toujours pas à reprendre un peu d'altitude.

Sur le reste de la cote, on peut relever les rebonds de plusieurs biotechs (+39% pour DBV, 31,7% pour Amoeba, +23,4% pour Erytech ou encore +9,8% pour Valneva), ainsi que de Elis (+22,1%), Maisons du Monde (+15,4%), ADP (+15,1%) ou Natixis (+10,9%).

Le pétrole également au rebond

Après une nouvelle journée noire qui a vu le baril de Brent tomber sous les 25 dollars pour la premièr fois depuis 2003, les cours du pétrole brut tentent également de repartir de l'avant jeudi matin, avec de nets rebonds (+10,73 à 27,55 dollars pour le Brent et +21,65% à 25,34 dollars pour le WTI) vers 17h50. Insuffisants toutefois pour compenser les pertes de la veille (-15% pour le Brent, près de 25% de repli pour le WTI) et s'extirper de ses plus bas depuis 17 ans.

Enfin, sur le Forex, la monnaie unique plonge face au billet vert, avec un repli de 2,31% à 1,0678 dollar à 17h55, un plus bas depuis avril 2017.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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