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CAC 40

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Cac 40 : Pour la moitié des fleurons du CAC 40, la crise n'est pas encore derrière eux en Bourse

mercredi 9 juin 2021 à 11h48
Le luxe tire le CAC depuis 18 mois

(BFM Bourse) - Si le compartiment du luxe a rapidement comblé l'énorme gap de 2020 pour filer vers de nouveaux records historiques, nombreux sont les groupes de l'indice vedette à n'avoir pas encore renoué avec leur niveau d'avant-crise, à commencer par URW, Airbus, Total ou encore Sanofi.

Progressant à un rythme soutenu (+18,1% depuis le 1er janvier), le CAC 40 établit de nouveaux records annuels sur une base quasi-quotidienne. Mieux, le baromètre parisien a renoué, mi-avril dernier, avec des niveaux plus explorés depuis l'an 2000, et ne cesse depuis de se rapprocher de son record absolu atteint le 4 septembre de cette année-là à 6.922 points en clôture. Cette progression à marche forcée, alimentée par le soutien sans faille des banques centrales et les espoirs liés à la reprise économique, est néanmoins tirée par une poignée de valeurs seulement, comme en témoignent les performances réalisées par les fleurons de la cote depuis leur sommet de début d'année 2020.

Compilées par BFM Bourse, ces données font ressortir un CAC 40 à deux vitesses, tracté par la course aux records effrénée des géants du luxe.

À la clôture de ce mardi 8 juin, Hermès affiche ainsi une progression impressionnante de +62,9% par rapport à son pic de janvier 2020, performance qui a d'ailleurs propulsé le groupe sur le podium des plus grosses capitalisations françaises fin avril dernier. Les mastodontes tricolores du luxe ont notamment pu compter sur une demande chinoise très vite repartie, moteur de leur croissance depuis des années, leur permettant de faire mieux que limiter la casse sur l'exercice 2020, et de repartir en trombe sur les trois premiers mois de ce nouvel exercice. Plus grosse capitalisation européenne, LVMH a ainsi pris 50,3% depuis son plus haut du début d'année 2021, quand L'Oréal et Kering se sont respectivement adjugés 38,3% et 21,6% par rapport à leurs records (historiques) atteints avant le krach des marchés mondiaux à compter du 19 février 2020.

Parmi les autres valeurs vivement reparties de l'avant, ArcelorMittal s'est littéralement envolé pour évoluer actuellement à son niveau de l'été 2018. Porté par la hausse du prix de l'acier, le sidérurgiste a renoué avec les bénéfices au dernier trimestre 2020, et se montre confiant pour 2021 quant à la reprise de la consommation mondiale. Après avoir dépassé dès novembre dernier son pic du début d'année 2021, le titre a nettement accéléré et enregistre désormais une avance de +60% par rapport à celui-ci. Saint-Gobain (+56% depuis son pic de janvier 2020) a également bien tiré profit du dynamisme du marché du BTP, tandis que Capgemini (+26,7%) et Teleperformance (+28%) ont continué à croître, aidés par la numérisation des services induite par le recours au télétravail. Autres grands gagnants de cette dernière année, Schneider Electric (+28,2%) et Dassault Systèmes (+14,4%) évoluent actuellement proches de leur sommet historique touché en avril.

Également à noter, le record historique atteint par Stellantis, le constructeur automobile issu de la fusion entre PSA et FCA, dont le titre flambe de 47% par rapport à son plus haut du début d'année 2020 - sur une base de cours reconstitué, la fusion n'ayant été effective que le 16 janvier dernier.

Unibail bon dernier

Dans l'autre sens, le géant des centres commerciaux Unibail-Rodamco-Westfield éprouve toutes les peines du monde à se remettre de sa très violente chute subie en 2020 (près de 80% de baisse entre janvier et octobre de l'année dernière). Repris en main par un consortium d'actionnaires mené par Léon Bressler, Xavier Niel et Susanna Gallardo, le titre cédait toujours 44% par rapport à son pic de janvier 2020 à la clôture de ce mardi - perte qui se réduit néanmoins grâce au gain de 6,3% enregistré ce mercredi à 11h, consécutif à celui de 5,9% de la veille.

L'énergéticien Engie (-25%) s'est également effondré de plus de 50% entre mi-février et fin mars 2020, et peine depuis à remonter la pente, pas aidé par des résultats annuels en-deçà des attentes qui l'ont de nouveau fait trébucher en février dernier. Le bon accueil réservé à son plan stratégique axé sur les énergies renouvelables lui permet toutefois d'afficher une performance quasi-neutre en 2021. Au rayon automobile, Renault suit une trajectoire opposée à celle de Stellantis, évoluant toujours à près de 20% de son pic de début 2020 (-19,4%).

L'étonnant parcours des télécoms

Parmi les poids lourds de la cote à classer du côté des "perdants" de la crise, Total (-19,9%) et Sanofi (-9,2%) ont respectivement pâti du plongeon des cours pétroliers et de l'échec dans l'élaboration d'un vaccin contre le Covid. En première ligne face aux répercussions économiques de la crise sanitaire, le secteur aéronautique a également été laminée, et le titre Airbus -malgré un rebond de 23,6% depuis le 1er janvier- reste 20% sous son niveau d'il y a 18 mois.

Plus étonnant peut-être, les opérateurs télécoms sont également à la peine, comme en attestent les performances d'Orange (-21,9%) et Bouygues (-16,5%) depuis leur pic de février 2020. Enfin, Atos a notamment été déstabilisé par des réserves sur la comptabilité de deux entités américaines du groupe émises par les commissaires aux comptes en avril dernier, alors qu'une proposition de rachat de son concurrent DMX avait été auparavant jugée bien trop généreuse par le marché. Le titre lâche 34% par rapport à son plus haut de février 2020, et l'entreprise de services du numérique voit désormais sa place au sein de l'échantillon phare du marché parisien grandement menacée, ne pesant plus que 5,8 milliards d'euros.

Quentin Soubranne - ©2021 BFM Bourse
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