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CAC 40

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Cac 40 : Porté par le luxe et Wall Street, le CAC 40 revient à plus de 6700 points

mercredi 20 octobre 2021 à 18h15
Le CAC 40 revient au-dessus des 6.700 points

(BFM Bourse) - Pénalisé en matinée par la relative déception liée au point d'activité trimestriel de Kering, le CAC 40 est reparti de l'avant dans l'après-midi pour repasser le seuil des 6700 points en clôture, aidé par le rebond matinal de Wall Street. Le bitcoin atteint de son côté un nouveau pic historique.

Frileux en matinée, alors que les opérateurs étaient occupés à trier un ensemble de publications trimestrielles plus mitigé qu'attendu, le principal baromètre de la cote tricolore a repris de la hauteur mercredi dans l'après-midi pour finir la séance sur un gain de 0,54% à 6.705,62 points.

S'il est sans doute osé de lier les deux, force est de constater que le sursaut du CAC a coïncidé avec l'annonce, par le géant de l'immobilier chinois en grande difficultés Evergrande, de la reprise demain à Hong Kong de la cotation de son titre suspendue depuis octobre. Plus sûrement, le marché parisien a profité de la bonne orientation des indices new-yorkais en début de matinée après une ouverture proche de l'équilibre, Wall Street consolidant ses gains aidé par de premières publications trimestrielles rassurantes. Le S&P 500, qui vient d'enchaîner cinq séances de hausse et en a profité pour revenir au-dessus du seuil des 4500 points pour la première fois depuis début septembre, grappille ainsi encore 0,4% à 17h50, tout comme le DJIA, alors que le Nasdaq se contente d'une maigre avance de 0,1%.

Après une appréciable performance la semaine dernière (+2,55% pour l'indice tricolore) grâce au très bon départ de la saison des publications du troisième trimestre -merci LVMH et Publicis- les livraisons du jour ont été plus diversement appréciées des investisseurs. Le chiffre d'affaires de Kering en particulier a déçu, en croissance comparable de 12,2% à l'échelle de l'ensemble des Maisons, mais de seulement +3,8% s'agissant de sa marque phare Gucci, habituel moteur de sa croissance. La griffe florentine "prépare une fin d'année intense" avec le lancement d'une nouvelle collection pour son 100e anniversaire, ce qui devrait se traduire par un solide dernier trimestre pour le poids lourd français du luxe. En baisse de près de 5% en début de matinée, le titre Kering a ensuite profité d'achats à bon compte pour limiter son recul à -0,6% en clôture. Hermès a signé en revanche la meilleure performance du jour au sein de l'indice phare (+2,2%) sur fond de spéculations à la veille de la publication de ses résultats trimestriels. LVMH a également soutenu le rebond du CAC en s'adjugeant 1,6%.

L'action Pierre et Vacances Center Parcs a été soumise à un flux vendeur important à la suite de son chiffre d'affaires, cédant 3,2%. Sur l'exercice (décalé) écoulé, le groupe a subi un repli de 21,7% du chiffre d'affaires de ses activités touristiques (-41,3% par rapport à 2018-2019, non affecté par la pandémie). Le groupe se prévaut cependant d'un portefeuille de réservations pour le 1er trimestre de l'exercice 2021-2022 en hausse par rapport à celui des deux exercices précédents, à la fois pour Center Parcs Europe et Pierre & Vacances Tourisme Europe.

Haulotte a abandonné près 4,3% également, après publication d'une croissance de 9% du chiffre d'affaires au troisième trimestre.

Renault s'alarme de la pénurie de semi-conducteurs

L'équipementier de l'industrie biopharmaceutique Sartorius Stedim Biotech à l'instar de Kering a fortement limité la casse : la filiale de l'allemand Sartorius AG n'a finalement perdu que 0,4%, après avoir essuyé de grosses prises de bénéfices (-5% peu après l'ouverture). Le groupe a dérogé à son habitude de relever ses objectifs annuels chaque trimestre, en se contentant cette fois de confirmer sa prévision d'une croissance d'environ... 48% du chiffre d'affaires annuel (assortie d'une marge d'Ebitda courant d'environ 36%).

Le secteur automobile a aussi pesé sur la tendance ce mercredi, dans la foulée notamment des déclarations de Luca de Meo, le patron de Renault, qui tire une nouvelle fusée d'alarme, en expliquant que la pénurie de semi-conducteurs et l'inflation des matières premières ne pourra que se répercuter dans les prix des véhicules. Pendant ce temps, le directeur général de l'équipementier Novares (toujours pas coté) se plaint des problèmes de gestion de stocks qu'occasionnent les nombreux arrêts de production, pas toujours identifiés en amont, de la part de ses clients constructeurs. En attendant, presque tout le compartiment a souffert en Bourse, Renault (-2,8%) accusant la plus forte chute de l'indice phare, alors que les équipementiers Faurecia et Valeo ont fini à -0,7%.

Vinci en forme

Dans ce contexte, le rapport trimestriel de Vinci s'est favorablement distingué, permettant au titre de regagner 0,9%. Le géant français du BTP et des infrastructures de transport a annoncé mardi soir un chiffre d'affaires sur la période juillet-septembre supérieur à celui réalisé au 3e trimestre 2019, porté par ses activités dans l'énergie et la construction, dont les revenus affichent une croissance à deux chiffres sur un an.

Les actionnaires de Stef (+3,8%) se sont montrés satisfaits de l'annonce d'un accord en vue de racheter à Nagel la société Langdon, qui permet au champion français de la logistique du froid de prendre pied sur le marché britannique. L'intégration de cette entreprise représente, proforma, un accroissement de l'ordre de 20% des revenus de Stef.

Sanctionné la veille de près de 3%, là aussi après une publication trimestrielle jugée décevante, le groupe agroalimentaire Danone est remonté de son côté de 1,8%.

Le bitcoin à plus de 65.000 dollars

Parmi les autres classes d'actifs, le pétrole brut reprenait son souffle après de nouveaux records pluriannuels dans la matinée, avant de repartir de l'avant à la publication d'une baisse inattendue des stocks américains lors de la semaine achevée le 15 octobre. Selon les chiffres publiés mercredi par l'Agence d'information sur l'énergie (EIA), ceux-ci ont reculé de 400.000 barils sur la période, quand les analystes misaient en moyenne sur une hausse de 2 millions de barils. Les réserves d'essence ont fondu de 5,4 millions de barils alors qu'un repli de l'ordre d'un million de barils était attendu. Ces annonces ont de nouveau propulsé le cours du Brent à plus de 85 dollars (+0,3% à 85,3 dollars), tandis que le West Texas Intermediate se traite autour de 82,8 dollars le baril (+0,4% par rapport à la veille).

De son côté, le bitcoin efface des tablettes son précédent record historique datant d'avril dernier en franchissant les 65.000 dollars ce mercredi, au lendemain du lancement (attendu et réussi) du premier ETF adossé sur la pionnière des cryptomonnaies à Wall Street. Le cours du bitcoin ne s'est d'ailleurs pas arrêté en si bon chemin puisque la cryptomonnaie se négociait à plus de 66.600 dollars vers 18h10.

Enfin, sur le Forex, la monnaie unique tentait timidement de poursuivre son rebond entamé en fin de semaine dernière face au billet vert (+0,11% à 1,1647 dollar).

Quentin Soubranne - ©2021 BFM Bourse
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