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CAC 40

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Cac 40 : Le tour de vis chinois à Hong Kong fait tanguer le CAC

mercredi 1 juillet 2020 à 13h20
Le CAC 40 chute lourdement mercredi à la mi-journée

(BFM Bourse) - Sans tendance claire durant la matinée de cette première séance du deuxième semestre, la Bourse de Paris recule nettement à la mi-journée, les chiffres préoccupants de la pandémie prenant le pas sur des indicateurs économiques encourageants. Le regain de tensions sino-américaines constitue également un sujet de préoccupation, tout comme les violentes arrestations qui émaillent les nouvelles manifestations à Hong Kong.

Hésitant jusqu'à 11h30, le CAC 40 a brusquement décroché depuis et affiche un net recul de 1,28% à 4.872,29 points peu avant 13h, alors qu'au moins 180 personnes ont été arrêtées pour "participation à des rassemblements non autorisés et trouble à l’ordre public" à Hong Kong, au lendemain de l’adoption à l’unanimité par le comité permanent de l’Assemblée nationale populaire chinoise (ANP) de la loi "sur la sécurité nationale", dénoncée plus ou moins mollement en occident. D'après la presse officielle, le texte approuvé mardi par le Parlement chinois est destiné à lutter contre la subversion, le terrorisme, le séparatisme et la collusion avec des forces étrangères dans la région administrative spéciale. Un an après le début de manifestations massives ouvertement anti-Pékin, rien n'y a fait et le Parti communiste chinois a donc décidé d’imposer sa loi.

Cette réforme fait craindre une remise en cause du principe "un pays, deux systèmes", censé garantir l'autonomie de Hong Kong et vingt-sept pays du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies (ONU), dont la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Japon, ont condamné cette nouvelle loi, tandis que les Etats-Unis ont menacé la Chine de représailles, promettant de ne pas "rester les bras croisés". Le directeur adjoint du Bureau des affaires de Hong Kong et Macao Zhang Xiaoming a réagi en estimant qu'il s'agissait d'une "logique de bandits".

La veille, le président américain Donald Trump s'est dit -sur Twitter- "de plus en plus en colère" contre la Chine, où est apparu le nouveau coronavirus fin 2019, alors que lus de 47.000 nouveaux cas de contamination ont été recensés mardi aux États-Unis selon un décompte de Reuters, un record quotidien depuis le début de l'épidémie. Le principal expert américain en maladies infectieuses Anthony Fauci, a en outre reconnu que l'épidémie n'était "pas maîtrisée". Dans ce contexte, les pays de l'UE ont décidé d'exclure les Etats-Unis d'une liste de 15 pays aux ressortissants admis dans l'UE et l'espace Schengen.

"Il se peut que l'optimisme des investisseurs en rapport aux récentes données économiques soit contrecarré ces prochains mois dans la mesure où le contrôle de la situation sanitaire publique ne semble pas encore être sur la bonne voie", prévient Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank.

Autre sujet de préoccupation pour les investisseurs: les retombées économiques à long terme de la crise du coronavirus au-delà de la reprise des dernières semaines. "Le nouveau sursaut de tensions entre les Etats-Unis et la Chine auquel s'ajoute la myriade d'entreprises annonçant des plans de licenciements confirment que l'été ne sera pas de tout repos sur les marchés financiers", souligne ainsi Saxo Banque. "Et encore, le pire est certainement à venir en termes de destructions d’emplois à la rentrée."

Après avoir repris 12,28% au deuxième trimestre, notamment grâce aux signes de redémarrage de l'activité économique après le gros coup d'arrêt subi en mars, le CAC 40 marque donc le pas, en dépit d'indicateurs encourageants publiés dans la matinée.

L'indice PMI manufacturier chinois de Caixin-Markit s'est ainsi établi à 51,2 en juin, au plus haut depuis décembre et au-dessus du consensus Reuters, qui le donnait à 50,5. En Europe, l'accélération de la demande domestique "soutient également le redressement des indices PMI" et aux Etats-Unis, "l"indice ISM manufacturier (dévoilé cet après-midi) devrait montrer l'amélioration de la situation en juin" selon Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

Peu d'actualité sur le front des valeurs mais la quasi-totalité des 40 valeurs phares évoluent dans le rouge, à l'exception de Saint Gobain (+0,6%) et Bouygues (+0,3%). Airbus lâche 3,9% au lendemain de l'annonce de la suppression d'environ 15.000 postes, soit 11% de ses effectifs, tandis que le secteur automobile fait grise mine bien que le marché français se soit légèrement redressé en juin (+1,2% sur un an, première hausse en rythme annuel depuis le début de l'année). Renault dévisse de 5,4% et Peugeot recule de 2,8%.

Société Générale perd 2,4% après avoir annoncé l'acquisition de Shine, une "néobanque" spécialisée dans la clientèle des indépendants et des petites entreprises, sans révéler le montant de l'opération, précisant simplement quelle n'aurait pas d'impact significatif sur son ratio de solvabilité.

Sur le SBF 120, Ubisoft grimpe de 2,9% dans le sillage du lancement surprise d'un jeu de "battle royale" type Fortnite baptisé Hyper Scape. Toujours au sein de l'indice élargi, le spécialiste du gaz naturel liquéfie GTT gagne 5,9% à l'annonce d'un contrat pour équiper les deux plus grandes unités flottantes de gaz naturel liquéfié jamais construites à ce jour.

Les cours pétroliers sont bien orientés, avec des hausses de 1,89% à 42,05 dollars pour le Brent et de 1,99% à 40,05 dollars pour le WTI.

Enfin, sur le Forex, la monnaie unique lâche de nouveau du lest face au billet vert (-0,32% à 1,1197 dollar).

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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