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CAC 40

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Cac 40 : Le spectre de l'inflation fait à nouveau frémir la Bourse de Paris

mardi 11 mai 2021 à 17h42

(BFM Bourse) - Dans un marché alimenté depuis des mois par les espoirs de reprise économique, l'aversion pour le risque fait son retour. Les investisseurs redoutent que le rebond de l'activité s'accompagne d'une accélération de l'inflation, amenant à un durcissement des politiques monétaires. Le CAC 40 cède près de 1,9%.

Le marché parisien, qui avait signé la semaine dernière une nouveau solide gain hebdomadaire, a démarré lundi par une séance de surplace, avant de laisser place aux prises de bénéfices ce mardi. Dans le rouge dès l'ouverture, à la suite de la nette consolidation des valeurs technologiques, la veille à Wall Street, le CAC 40 a perdu jusqu'à plus de 2% dans l'après-midi, une variation se situant parmi ses plus fortes baisses de l'année, avant de réduire quelque peu ses pertes au fixing. Soit un repli final de -1,86% à 6.267,39 points, dans un volume d'échanges nettement plus étoffé qu'à l'ordinaire avec 4,36 milliards d'euros échangés.

Au moment de la clôture européenne, Wall Street subissait également la vague baissière avec 1% de repli pour le baromètre de référence des gérants, le S&P 500 et environ -1,3% sur le Dow. Le Nasdaq Composite, qui avait été plus vivement attaqué la veille (-2,55% lundi soir) enregistrait cette fois un repli plus limité à -0,3%.

Tout augmente : l'inflation était encore au cœur de l'actualité avec la publication mardi matin des prix à la production en Chine, qui se sont révélés "plus élevés que prévu en raison des pressions exercées par... les matières premières", remarque l'économiste John Plassard, directeur adjoint chez Mirabaud Banque. L'indice s'est ainsi inscrit en avril à son niveau le plus élevé en près de quatre ans.

Si vendredi le chiffre bien plus faible que prévu des créations d'emplois aux Etats-Unis a un temps soulagé les investisseurs, en ce que cela signifiait un maintien de la politique accommodante de la Fed, il a également mis en exergue... une pénurie de main d'œuvre donc de possibles tensions inflationnistes. Des pressions également alimentées par la flambée des prix des ressources de base, qui a porté le cours du cuivre, du minerai de fer ou encore du bois à des niveaux records.

Les valeurs de croissance touchées de plein fouet

"Je crains que nous soyons confrontés à une combinaison parfaite de pressions sur les salaires, sur les coûts et sur la demande, qui ne soit pas aussi temporaire que le pense la Réserve fédérale", a estimé Neil Wilson chez Markets.com. Les investisseurs suivront avec une attention redoublée la publication, mercredi, de l'indice des prix à la consommation aux Etats-Unis.

À l'échelle des société cotées, ces craintes inflationnistes ont en premier lieu pesé sur les valeurs de croissance et celles qui ont récemment rebondi à la faveur de perspectives économiques favorables - mais pas seulement puisque les 40 sociétés composant le baromètre parisien ont conclu sur des variations négatives, un cas de figure suffisamment rare pour être souligné. Ce sont Renault (-6,4%), Engie (-3,7%), STMicroelectronics (-3,2%), Stellantis (-3%) ou Alstom (-2,9%) qui ont été les plus lourdement sanctionnés. Le constructeur de matériel ferroviaire tricolore a en outre dévoilé un bénéfice net en baisse de 47%, à 247 millions d'euros, sur son exercice décalé 2020/21, qui inclut dans ses deux derniers mois l'activité de Bombardier Transport, racheté le 29 janvier.

Bonduelle en forme

Hors de l'indice phare toutefois, plusieurs titres ont vaillamment résisté à l'image de Bonduelle (+6%). Le groupe est parvenu à limiter le recul de ses ventes à 10% lors des trois premiers mois de l'année, malgré une base de comparaison particulièrement défavorable, notamment en mars.

Le spécialiste de l'imagerie médicale Median Technologies a grimpé 5,8% grâce à une note de l'analyste de Midcap Partners qui entrevoit un potentiel de hausse de 170% pour le titre. Spécialisé dans l'utilisation de micro-algues pour produire des ingrédients naturels, le groupe libournais Fermentalg a beaucoup fluctué mais réussi à conserver un gain de près de 1% en clôture, à la faveur d'une accélération de ses ventes au premier trimestre.

Le n°1 européen des résidences de loisirs Pierre et Vacances a cédé 1,1% après avoir accepté une offre de financement pour un montant pouvant aller jusqu'à 300 millions d'euros.

Sur le front pétrolier, les cours opéraient un repli plutôt limité. En fin de journée, le baril de Brent cédait 0,22% à 68,16 dollars et celui de WTI lâchait 0,18% à 64,81 dollars. Enfin, le marché des changes voyait l'euro s'apprécier nettement de 0,31% à 1,2167 dollar.

Guillaume Bayre - ©2021 BFM Bourse
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