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Cac 40 : Le marché parisien termine dans le vert la séance la plus chargée en publications d'entreprises

jeudi 29 juillet 2021 à 17h33
Le marché parisien termine dans le vert la séance la plus chargée en résultats

(BFM Bourse) - Quelques déceptions (du côté d'Orange, Casino ou EDF notamment) sont venues mitiger la teneur majoritairement positive d'une nouvelle salve de publications d'entreprises, les comptes de Danone, STMicro, ArcelorMittal ou Veolia étant particulièrement appréciés. L'un dans l'autre, le CAC 40 a signé une nouvelle hausse.

Le marché parisien a plutôt bien supporté jeudi une avalanche de publications trimestrielles (la plus grosse fournée de cette saison de résultats), réduisant tout de même ses gains à la clôture après avoir frôlé son sommet annuel en séance. Le curseur s'est arrêté finalement à 6.633,77 points, soit 0,37% de hausse. Les transactions se sont quant à elles multipliées, amenant les volumes d'échanges jusqu'au montant inhabituel, d'autant plus en période estivale, de 3,8 milliards d'euros.

Modulo une poignée de déceptions (parfois cuisantes, comme chez Orange), c'est toujours la solidité qui caractérise les comptes trimestriels des grands et moins grands groupes tricolores cotés. De quoi continuer à alimenter l'appétit des opérateurs, au lendemain d'un discours toujours accommodant de la Fed. La banque centrale américaine a répété mercredi le discours qu'elle tient depuis des mois: pas question de réduire son soutien monétaire avant d'être certaine que l'économie soit tirée d'affaire. À noter que l'institution est même plutôt actuellement au-delà du niveau cible de 120 milliards de dollars par mois d'achats d'actifs, au vu du gonflement de son bilan (+163 milliards) sur les trois dernières semaines. Les analystes de Saxo Banque retiennent que "les discussions concernant le tapering (le resserrement monétaire, ndlr) suivent leur cours" mais estiment que les annonces devront probablement attendre fin septembre. "Les prochains chiffres de l'emploi américain et de l'inflation seront cruciaux" et "conditionneront grandement le timing de l'annonce" du resserrement monétaire, estiment-ils dans une note.

Côté indicateurs, la croissance du PIB américain au deuxième trimestre a été évaluée à +6,5% en première estimation, ce qui indique que la taille de la première économie mondiale est désormais supérieure à son niveau d'avant la pandémie. Les économistes tablaient sur un rythme plus élevé, mais l'écart par rapport aux prévisions semble s'expliquer par une baisse inattendue des dépenses publiques et une diminution des stocks.

Pas de quoi perturber outre mesure la trajectoire de Wall Street, les principaux indices prenant entre 0,4% et 0,5% au moment de la clôture européenne.

Au sein du marché parisien, voici les principales réactions -globalement très favorables- aux publications du jour :

Alten (+10,3%)

Si l'activité montrait déjà des signaux de récupération plus rapide que prévu au premier trimestre grâce à l'international, le groupe qui en avril situait le retour de la croissance organique au troisième trimestre 2021 y est en fait parvenu dès le deuxième. Le chiffre d'affaires semestriel affiche ainsi une progression organique de 3,4%, soit +12,5% d'augmentation du chiffre d'affaires en données publiées à 1,395 milliard d'euros.

Danone (+6,45%)

Les investisseurs ont salué la perspective d'un profond renouvellement du conseil d'administration d'ici à 2023. Côté résultats, le deuxième trimestre a marqué un début de reprise, avec des revenus en hausse de 3,6% à près de 6,2 milliards d'euros, au-dessus des attentes des analystes, pour un bénéfice net de 1,07 milliard (+5,2%).

STMicro (+5,6%)

Le concepteur et fabricant franco-italien de "puces" électroniques a presque triplé son bénéfice net (+175%) entre janvier et juin, à 776 millions de dollars au premier semestre, dopé notamment par la forte demande mondiale en semi-conducteurs après la crise du coronavirus.

ArcelorMittal (+4%)

Le titre du n°1 mondial de la sidérurgie a également été recherché alors que le groupe a signé son meilleur trimestre en trois ans, avec un Ebitda supérieur à 5 milliards de dollars. ArcelorMittal rehausse également sa prévision de croissance pour la demande mondiale d'acier cette année dans une fourchette comprise entre 7,5% et 8,5% contre 4,5% à 5,5% précédemment. Le groupe a par ailleurs annoncé le lancement d'un vaste programme de rachats d'actions de 2,2 milliards de dollars, ce qui constitue la principale surprise de sa publication selon les analystes de Goldman Sachs.

Veolia (+2,9%)

Le n°1 mondial des services à l'environnement, lancé dans l'acquisition de son concurrent Suez, a publié des "résultats records" au premier semestre selon les termes de son PDG Antoine Frérot, avec un bond de 10% de son chifre d'affaires à 13,6 milliards d'euros. Dans le rouge l'an dernier à la même époque, le résultat net du groupe est également revenu dans le vert à +331 millions, ce qui intègre des "coûts de préparation" au projet de rapprochement avec Suez. Fort de ces résultats, Veolia rehausse légèrement ses objectifs pour l'ensemble de l'année, tablant désormais sur un Ebitda supérieur à 4,1 milliards d'euros (contre plus de 4 milliards précédemment).

TotalEnergies (+2,2%)

Le géant français du pétrole est repassé dans le vert au deuxième trimestre, aidé par la remontée des cours du brut. Son bénéfice net ressort à 2,2 milliards de dollars sur la période, contre une perte de plus de 8 milliards un an plus tôt, causée par de lourdes dépréciations.

Teleperformance (+1,3%)

Le spécialiste de la relation client -dont l'activité était restée en croissance l'année dernière malgré la crise- a bouclé un premier semestre explosif, avec une progression organique de 36,8% de ses revenus, un record même pour la firme abonnée aux publications de premier ordre.

Vivendi (+1,6%)

Le conglomérat dirigé par Vincent Bolloré a subi un recul prononcé de son bénéfice net (-35,5%) au premier semestre, à 488 millions d'euros, reflétant la baisse de la valeur de ses participations dans Spotify et Tencent Music Entertainment, mais le groupe affiche parallèlement une croissance de l'activité : ses revenus ont progressé de 8,5% à 8,2 milliards d'euros.

Airbus (+0,6%)

Le constructeur aéronautique a décollé de plus de 3% après avoir fait état d'un bénéfice net de 2,2 milliards d'euros au premier semestre à la faveur d'importantes livraisons d'avions comparées à l'an passé, ce qui conduit à un net relèvement de ses prévisions pour l'année -Airbus s'attend désormais à livrer 600 appareils en 2021 contre "au moins 566" auparavant, et a doublé sa prévision de résultat opérationnel (Ebit) ajusté à 4 milliards d'euros- mais a effacé pratiquement tous ses gains en clôture.

Bic (+4,8%)

Le spécialiste tricolore des stylos, rasoirs et briquets a affiché une croissance robuste au premier semestre, porté par ses ventes de briquets et sa dynamique commerciale en Amérique Latine. Sa publication semestrielle s'accompagne aussi d'un net relèvement de ses perspectives annuelles.

Beneteau (+4%)

Le constructeur de bateaux de loisirs a relevé ses perspectives d'activité et de résultat opérationnel pour 2021 alors que son activité repart plus vite que prévu, après un exercice 2020 marqué par la crise sanitaire, et élargit son spectre d'activités à la location de bateaux, de boat clubs et de marinas.

Ipsen (+2,9%)

Le troisième laboratoire pharmaceutique français a lui aussi revu ses objectifs à la hausse après un solide premier semestre (+6,5% à 1,35 milliard d'euros pour un bénéfice net en hausse de 35% à 303 millions d'euros).

Eramet (+0,7%)

Le groupe métallurgique et minier est redevenu bénéficiaire au premier semestre (avec un bénéfice net de 53 millions d'euros). Ce semestre jugé "encourageant" le pousse à relever ses prévisions pour l'année, notamment l'Ebitda, désormais attendu à "plus de 850 millions d'euros" (contre 600 millions lors de l'annonce de ses résultats annuels en février).

Sanofi (-1,2%)

Le groupe pharmaceutique a vu fondre ses bénéfices au deuxième trimestre (-84% à 1,2 milliard d'euros, reflétant la non récurrence de la plus-value de cession des titres Regeneron au 2e trimestre 2020) mais le bénéfice net par action des activités (poursuivies) s'inscrit en hausse de 16% à changes constants 1,38 euro. Sanofi a par ailleurs revu à la hausse ses objectifs annuels, tablant sur une hausse de 12% à taux de changes constants de son bénéfice net par action (BNPA) des activités cette année, contre +10% auparavant.

Orange (-3,2%)

L'opérateur de télécoms a flanché à l'annonce d'une grosse provisionla dépréciation de plus de 3 milliards d'euros sur sa filiale espagnole, entraînant son résultat semestriel dans le rouge, malgré un trimestre autrement solide (accélération de la croissance au deuxième trimestre, hausse des cash-flows d'activité et maintien des objectifs 2021).

EDF (-3,5%)

Le report d'une éventuelle réforme de l'énergéticien français a complètement éclipsé la publication de résultats financiers en nette hausse, le groupe ayant enregistré plus de 4 milliards d'euros de bénéfices sur les six premiers mois contre une perte de 700 millions sur la même période en 2020. Le PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy, regrette que cette réforme, "indispensable pour que le groupe tienne son rang, ne puisse se conclure maintenant" en raison de désaccords persistants avec la Commission européenne.

Air Liquide (-2,7%)

Le spécialiste des gazs industriels a dévoilé un chiffre d'affaires semestriel et un résultat opérationnel courant en légère hausse, mais seulement conforme aux attentes des analystes.

Spie (-5,6%)

Le groupe de services multi-techniques aux entreprises et collectivités Spie a renoué avec les bénéfices au premier semestre et relève ses perspectives pour 2021. Son titre a néanmoins creusé ses pertes au fil de la séance.

JCDecaux (-2,5%)

Le pro de l'affichage publicitaire a légèrement réduit sa perte nette au premier semestre (-161,3 millions d'euros, contre -254,9 millions un an plus tôt), et table sur une croissance de plus de 20% de son activité au 3e trimestre de son activité.

Casino (-0,8%)

Le distributeur fait partie des rares groupes à avoir vu ses ventes se contracter au premier semestre 2021 par rapport à la même période de 2020 (-10%), qui avait été favorable aux supermarchés. Casino a en revanche largement réduit sa perte nette, à 35 millions d'euros contre 340 millions un an plus tôt.

Parmi les autres classes d'actifs, les cours pétroliers accéléraient en fin de journée (+1,38% pour le Brent) grâce aux perspectives de l'économie américaine, tandis que la monnaie unique poursuivait son rebond face au billet vert (+0,35% à 1,1885 dollar).

G. B. - ©2021 BFM Bourse
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