(BFM Bourse) - Le groupe français septuagénaire connu pour ses rasoirs, ses stylos et ses briquets fait part d'un rebond de 22,5% de ses revenus à base comparables sur le premier semestre et révise sensiblement à la hausse son objectif de croissance annuelle. Le titre Bic prend plus de 10% en début de matinée.
À l'instar de la majorité des poids lourds de la cote tricolore, Bic rehausse nettement ses objectifs annuels à l'issue d'un solide premier semestre. Réservé à la hausse quelques minutes après l'ouverture, le titre du géant français des stylos et des briquets affiche une avance spectaculaire de +11,8% à 61,75 euros vers 9h45, au plus haut depuis fin mai dernier.
Tirés par ses ventes de briquets (+44,7% à base comparable à 365,7 millions d'euros) et par la croissance enregistrée en Amérique Latine (+54,3%, toujours à base comparable, et même +81,7% au 2e trimestre), les revenus du groupe ont crû de 22,5% à base comparable (+18,2% en données publiées, +26,2% à changes constants. L'impact défavorable de la variation des devises (-7,2 points) s’explique principalement par la baisse du dollar américain et du réal brésilien par rapport à l'euro, explique Bic.
Le bénéfice net du groupe a par ailleurs été multiplié par plus de dix sur un an, à 230,2 millions d'euros. Un chiffre néanmoins à relativiser car il inclut la plus-value de près de 168 millions d'euros réalisée sur la vente de l'ancien siège du groupe à Clichy-la-Garenne - qu'il quittera en juin 2022 pour un nouveau siège, toujours dans la ville qui a vu le naître le stylo Cristal en 1950, mais plus proche du périphérique, vers Clichy-Batignolles. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice net part du groupe ressort à 112,7 millions (+33%).
“La forte croissance de notre chiffre d'affaires a été le principal moteur de nos excellents résultats du premier semestre, nous permettant de retrouver les niveaux pré-Covid à base comparable" se félicite Gonzalve Bich, petit-fils du fondateur Marcel Bich. En données publiées, le chiffre d'affaires s'inscrit toutefois en retrait de près de 5% par rapport au premier semestre 2019 (960 millions d'euros).
"La performance de notre division Flame for Life (briquets, NDLR) a été remarquable dans toutes les régions clés, en particulier aux États-Unis" souligne-t-il, tout en se réjouissant des "solides résultats en e-commerce (+26% sur un an, NDLR)". Les pôles d'activités Blade Excellence (rasoirs) et Human Expression (stylos) ont respectivement vu leurs revenus rebondir de 11,6% et 20,1% à base comparable sur la première moitié de l'année.
Le dirigeant prévient en revanche que le groupe s'attend à deuxième semestre "plus complexe" car il continue à "faire face à la désorganisation actuelle des chaines d'approvisionnement dans le monde et à la hausse des coûts des matières".
Malgré cette prudence, le groupe qui écoule chaque jour 15 millions de stylos, 6,5 millions de rasoirs et 4,4 millions de briquets relève nettement ses perspectives annuelles, tablant désormais sur une croissance à taux de change constants comprise entre +9% à +11%, quand il avait annoncé viser "le haut de la fourchette comprise entre +5% à +7%" au terme du premier trimestre. L’objectif de flux nets de trésorerie disponible reste supérieur à 200 millions d’euros, alors que Bic a généré un free-cash flow de 103 millions d'euros entre janvier et juin.
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