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CAC 40

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Cac 40 : Le marché parisien temporise dans l'attente de l'issue du sommet européen

vendredi 17 juillet 2020 à 13h16
Le CAC attend l'issue du sommet européen

(BFM Bourse) - La Bourse a les yeux rivés vers Bruxelles où les 27 États membres négocient ce jour un plan de relance à 750 milliards d'euros. Un plan loin de faire l'unanimité, malgré la récession historique qui menace. En attendant de connaître l'issue de ces négociations qui s'annoncent "très difficiles" selon Angela Merkel, le CAC 40 manque de carburant et évolue sans tendance.

Avant un sommet européen particulièrement attendu, la prudence est de mise sur le marché parisien. Après avoir ouvert proche de l'équilibre, le CAC 40 a quelque peu creusé ses pertes au cours de la matinée avant d'effacer la quasi-totalité de ces maigres pertes à la mi-journée. Peu avant 12h40, le baromètre de la place parisienne limite ainsi son repli à 0,17% à 5.075,68 points, dans un volume de transactions lui aussi limité à 820 millions d'euros, les investisseurs restant sur leurs gardes dans l'attente de savoir sur quoi débouchera le sommet européen.

"Rendez-vous à Bruxelles" aujourd'hui et "l'enjeu est de taille" puisque "l'objectif est de parvenir à un accord entre les États-membres sur le fonds de relance", a résumé Christopher Dembik responsable de la recherche économique chez Saxo Bank.

Un plan à 750 milliards d'euros

Les dirigeants de l'Union européenne sont en effet réunis à Bruxelles pour discuter de la relance de l'économie sur le Vieux Continent. Sur la table des négociations: un plan de relance de 750 milliards d'euros adossé au budget 2017-2021 de l'UE, composé de 250 milliards de prêts, et surtout de subventions à hauteur de 500 milliards, qui n'auront pas à être remboursées par les Etats bénéficiaires. Ce dernier ne fait pas l'unanimité et les négociations entre les 27 s'annoncent "très difficiles" selon la chancelière allemande.

Si le chef d'orchestre du sommet, le Belge Charles Michel, s'est montré optimiste en se disant "totalement convaincu qu'il est possible d'obtenir un accord avec du courage politique", le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a quelque peu douché cet enthousiasme en estimant les chances d'un succès "à moins de 50%".

"Qu'on se le dise, aujourd'hui un accord entre tous les membres de l'Union européenne est loin d'être conclu, car les dissensions (entre pays du Sud et pays frugaux) sont encore trop fortes", a noté John Plassard, spécialiste de l'investissement chez Mirabaud. "Cependant, a-t-il poursuivi, il aura lieu tôt ou tard, car l'impact du coronavirus sur l'économie sera bien plus important qu'escompté aujourd'hui par les gouvernements. Lorsqu'il sera signé, il faudra alors se précipiter sur la "vieille Europe" qui renaîtra économiquement de ses cendres. Avec la rare bénédiction de l'Allemagne" souligne-t-il.

Au lendemain d'une réunion de la BCE sans surprise ni annonce majeure, les espoirs des investisseurs sont donc concentrés sur les instances européennes, même si les "interrogations concernant les relations sino-américaines" et "le retour des cas de coronavirus dans plusieurs régions du monde" restent aussi dans l'esprit des opérateurs de marchés, conclut John Plassard.

Parmi les préoccupations, donc, la nouvelle flambée épidémique, notamment aux Etats-Unis où plus de 70.000 nouveaux cas de contamination ont été recensés dans le pays au cours des 24 dernières heures, le bilan quotidien le plus important rapporté dans le pays depuis le début de l'épidémie. Cette recrudescence menace directement la reprise économique.

Les valeurs tech et automobile recherchées, les bancaires souffrent

Sur le front des valeurs à Paris, les compartiments technologiques et automobiles (constructeurs et équipementiers) font partie des hausses les plus marquées. STMicro prend largement la tête du CAC avec un gain de 3,6%, suivi par Peugeot (+1,4%) et Michelin (+0,9%), quand Renault grappille 0,2%. Dassault Systèmes (+0,6%) et Atos (+1,2%) sont également bien orientés. Sur le SRD, les équipementiers évoluent aussi dans le vert (+2,1% pour Valeo, +0,8% pour Plastic Omnium et Faurecia).

Au sein de l'indice phare, les plus mauvaises performances sont à mettre à l'actif du secteur bancaire (-2,4% pour BNP, -2,3% pour Société Générale).

Pierre et Vacances grignote 0,3% alors que le numéro un européen des résidences de loisirs, touché par la crise sanitaire, a enregistré une baisse de 70,5% de son activité au troisième trimestre de son exercice décalé 2019-2020. Également à noter, le vif retournement du titre McPhy (-1% à 13 après avoir pris 7% dans les premiers échanges) sur fond de prises de bénéfices au lendemain d'une nouvelle forte progression.

Les cours du brut évoluent en baisse vendredi, pénalisés par les incertitudes concernant la reprise mondiale de la demande en carburant alors que les pays producteurs s'apprêtent à assouplir leur accord de réduction de la production. Le baril de Brent cède 0,58% à 43,12 dollars, le WTI recule de 0,54% à 40,52 dollars.

L'euro gagne du terrain face au dollar, pour revenir au-dessus du seuil des 1,14 dollar (+0,39% à 1,1428 dollar vers 13h10), alors que les cambistes attendent le résultat des négociations du Conseil européen sur le budget et le plan de relance.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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