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MCPHY ENERGY

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Mcphy energy : La pépite française de l'hydrogène McPhy poursuit son odyssée boursière en 2020

jeudi 16 juillet 2020 à 11h53
McPhy poursuit son spectaculaire rallye boursier

(BFM Bourse) - Le spécialiste tricolore des équipements de production et distribution d’hydrogène flambe encore en Bourse après avoir été sélectionné pour équiper une nouvelle station hydrogène zéro-carbone. Le titre McPhy prend désormais plus de 700% depuis le 1er janvier.

Plus rien n'arrête McPhy. Avec son nouveau gain de 23,1% à 30,9 euros jeudi vers 10h10, le titre McPhy porte sa progression à 730% depuis le début de l'année (de loin la meilleure performance de l'ensemble de la cote parisienne), avec une nette accélération sur le dernier mois (+280% depuis le 18 juin). Sa capitalisation boursière atteint ainsi 535 millions d'euros, quand le groupe n'était valorisé que 64 millions d'euros à la clôture du 31 décembre dernier.

Le spécialiste des équipements de production et distribution d’hydrogène reste sur sa lancée de la veille (+12,5%) et continue de surfer sur l'annonce d'un nouveau contrat pour équiper une station hydrogène zéro-carbone. Si le nom du client et sa localisation restent confidentiels à ce jour, le groupe drômois a donc été sélectionné "en vue d’assurer la conception, réalisation et intégration d’une station hydrogène en capacité de distribuer 200 kg d’hydrogène propre par jour". "La station sera interfacée avec un électrolyseur (McLyzer, d’une capacité de production d’hydrogène zéro-carbone (à partir d’eau et d’électricité de source renouvelable) de plus de 400 kg par jour) pour une véritable chaîne de mobilité zéro-émission, grâce à un hydrogène zéro-carbone produit sur site" précise le communiqué de McPhy.

Ce nouveau contrat représenterait 3,6 millions d'euros de chiffre d’affaires (à comparer aux 11,4 millions d'euros de revenus dégagés par le groupe en 2019) et porterait les références McPhy à 31 stations (installées, en cours d’installation ou de développement) et 42 MW d’électrolyse grande puissance, "confirmant ainsi le bond de l’hydrogène zéro-carbone" selon le groupe. Plus tôt dans l'année, Mc Phy avait notamment été choisi pour équiper la plus grande unité de production d’hydrogène zéro-carbone en Europe, avec une capacité de 3.000 tonnes par an (20 MW), soit plus de 8 tonnes par jour.

L'hydrogène, énergie du futur

Produisant -à poids égal- trois fois plus d’énergie que l’essence et ne rejetant pas de dioxyde de carbone dans l'atmosphère lorsqu'il est utilisé dans un véhicule avec une pile à combustible, l'hydrogène sans carbone "est identifié comme un potentiel "game changer" pour de multiples secteurs, notamment le transport, depuis des décennies" soulignait Xavier Regnard, analyste de Bryan Garnier, fin mai dernier. "Malgré des avantages évidents, ce potentiel est resté largement inexploité. Jusqu'à aujourd'hui" ajoutait-il alors.

L'hydrogène peut être produit de plusieurs manières. Actuellement, 95% de la production mondiale (63.000 tonnes) est obtenue à partir d'énergies fossiles (via le "vaporeformage" de gaz naturel et la "gazéification" du charbon de bois). Il en résulte que, pour chaque kilogramme d'hydrogène produit, 10 kilogrammes de CO2 sont rejetés dans l'atmosphère, d'où son surnom d'"hydrogène gris".

Il existe toutefois une manière bien moins polluante de produire de l’hydrogène, via l'électrolyse, une technique qui consiste à dissocier l’hydrogène et l’oxygène présents dans l’eau et n'utilise pas de matière première autre que de l'eau. On obtient de l'hydrogène dit "bas carbone" voire "zéro-carbone" si le processus d’électrolyse est alimenté par une électricité décarbonée (produite à partir de panneaux solaires photovoltaïques, d’éoliennes, de centrales hydrauliques ou nucléaires). Précisément le credo sur lequel veut surfer McPhy, qui "contribue au déploiement mondial de l’hydrogène propre comme solution pour la transition énergétique" selon ses propres mots.

Priorité de la Commission européenne

Responsable de la recherche marchés chez Binck.fr, Nicolas Chéron estime que le fait que "la Commission européenne veuille faire de l'hydrogène une industrie d'avenir pour l'Europe, dans l'objectif d'une neutralité carbone à horizon 2050, justifie le quintuplement de l'action McPhy". De fait, l'institution dirigée par Ursula von der Leyen a dévoilé mercredi dernier son plan pour permettre à cette source d'énergie potentiellement propre de monter en puissance.

Alors que sa part dans la production européenne d'énergie est aujourd'hui marginale -9,8 millions de tonnes sur près de 1.000 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep), soit environ 1% de cette quantité en masse, mais près de 3% en énergie (une tonne d’hydrogène équivalent à 2,86 tep en chaleur)- Bruxelles se fixe pour objectif de porter l'hydrogène à 12 ou 14% du mix énergétique d'ici 2050. "C'est la clé d'une économie européenne forte, compétitive et sans carbone", a assuré le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans lors d'une conférence de presse mercredi dernier.

Dans un premier temps, la Commission souhaite soutenir l'installation de 6 gigawatts (GW) d'électrolyseurs d'hydrogène renouvelable d'ici 2024, un chiffre qui passerait à 40 GW d'ici 2030. Afin de parvenir à ces objectifs ambitieux, l'institution estime les besoins en financement entre 180 et 470 milliards d'euros d'ici à 2050. Commissaire européen en charge du marché intérieur, Thierry Breton a jugé "nécessaire" mercredi de consentir à des efforts substantiels "lors de la phase de décollage, afin d'enclencher une dynamique industrielle".

Carburant pour les bus et les trains

Pour y parvenir, une "alliance de l'hydrogène" a été créée, mêlant industriels, États-membres de l'UE et représentants de la société civile. Celle-ci vise à "réindustrialiser l'Europe tout en respectant l'impératif climatique", explique le commissaire français. L'hydrogène "propre" (décarboné) doit notamment permettre d'aider des secteurs qui peinent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, comme "l'industrie de l'acier, les raffineries (...) ou l'industrie chimique" énumère Kadri Simson, Commissaire européenne chargée de l’énergie. L'hydrogène peut également "servir de carburant pour les bus, les trains et les camions et peut-être, dans le futur, pour les navires et les avions" s'avance-t-elle.

Alors que la France s'est fixé en 2018 l'objectif d'un financement régulier de 100 millions d'euros par an en faveur de l'hydrogène, l'Allemagne a annoncé en juin 2020 qu'elle prévoyait d'investir 9 milliards dans cette énergie. "Tout le monde me dit 'il faut développer l'hydrogène', j'y suis très favorable. Dans le plan de relance, il y aura aussi des éléments très forts pour développer la filière de l'hydrogène et nous le ferons en liaison avec l'Allemagne" avait déclaré mardi 30 juin le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, sur BFMTV. Bref, tous les feux sont au vert pour notre champion national de l'élément chimique de numéro atomique 1.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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