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Cac 40 : Le marché parisien reperd plus de 2%, Wall Street redoute la récession

jeudi 16 juin 2022 à 17h44

(BFM Bourse) - La bataille qu'engagent les banques centrales contre l'inflation a pour victimes collatérales les marchés d'actions. La Bourse de Paris, qui avait tout juste interrompu la veille une séquence de six séances dans le rouge, est repartie à la baisse en terminant jeudi à -2,4%.

L'inflation galopante a fait sortir du bois les différents argentiers de la planète, instamment priés d'intervenir pour éteindre l'incendie. Mercredi, la Fed a officialisé une hausse de 0,75 point de pourcentage (du jamais vu depuis 1994), après 0,50 point en mai,. Dans la nuit, la Banque centrale du Brésil a relevé ses taux pour la onzième fois d'affilée. La Banque auriverde a été suivie quelques heures plus tard par la Banque Nationale Suisse, qui a donné le coup d'envoi de son cycle de resserrement monétaire. Elle a procédé pour la première fois en 15 ans, à un tour de vis monétaire en passant son taux directeur de -0,75% à -0,25%. La Banque centrale d'Angleterre n'a pas manqué d'emboîter le pas, en opérant un cinquième relèvement de taux en autant de réunions. Ce durcissement des politiques monétaires provoque des tensions sur le marché obligataire, et lamine la valorisation des actions. Au bout du compte ce jeudi, le CAC 40 a ainsi reperdu 2,39%, à 5.886,24 points. L'indice vedette parisien accroit ses pertes annuelles à plus de 17%.

La semaine des banquiers centraux se clôturera vendredi avec la décision de la Banque du Japon, laquelle suit pour le moment une politique monétaire diamétralement opposée à celle en vigueur dans les autres pays du monde.

"Les marchés boursiers connaissent une nouvelle journée de souffrance ce jeudi, alors que les banques centrales continuent de signaler leur volonté de sacrifier l'économie afin de maîtriser l'inflation"", note Craig Erlam. Pour l'analyste d'Oanda, la hausse de la BNS a sans doute été la plus surprenante de toutes, le consensus étant que la banque centrale helvète ne bougerait pas pour éviter de renforcer encore davantage le franc suisse, dopé par la fuite vers les actifs les plus sûrs. À l'inverse, la décision de la Banque d'Angleterre est apparue presque mollassonne, l'institution reconnaissant que l'inflation devrait désormais dépasser 11% d'ici octobre outre-Manche, sans montrer d'empressement à accélérer le resserrement en n'augmentant pas de plus de 25 points de base une fois encore.

Outre-Atlantique, la purge atteignait 4,2% sur le Nasdaq, 3,5% sur le S&P 500 et presque 3% sur le Dow Jones, les indices effectuant un complet revirement par rapport au rally plutôt inattendu de mercredi soir post-annonce de la Fed.

De l'autre côté de l'échiquier boursier parisien, seul Orange a surnagé (+0,3%) parmi les 40 valeurs phares. Engie a subi la plus forte chute, cédant près de 7,3% alors que le groupe annonce avoir constaté une baisse des livraisons de gaz après les restrictions sur l'or bleu russe.

Rexel, candidat potentiel à arriver un jour dans l'indice depuis qu'il en a intégré l'antichambre, le Next20, a relevé ses objectifs de croissance et de rentabilité pour cette année. Mais le distributeur de matériel électrique, en hausse de 3% à l'ouverture, n'a finalement pas résisté au raz-de-marée, cédant 3,7%.

La série noire a continué sur Atos (-7,3%) toujours dans le sillage du prochain départ de son directeur général et du projet de scission de l'entreprise en deux entités cotées distinctes. Depuis le début de l'année, il s'enfonce de plus de 66%. Enfin, beaucoup de dossiers spéculatifs ont été violemment attaqués à l'image d'un Navya chutant de presque 35% ou dans une moindre mesure Cybergun et Gaussin (-9% chacun).

Le pétrole indécis

Du côté des petites capitalisations, Xilam Animation a limité le repli à -1,6% alors que le studio de Marc du Pontavice a été retenu par Disney+ pour la fourniture de deux nouvelles séries d'animation exclusives.

Les tarifs pétroliers évoluaient en ordre dispersé, à 116 dollars pour le WTI et 118,5 dollars pour le Brent. La monnaie unique, pénalisée mercredi par le tour de vis de la Fed sur les taux, a su rebondir en fin de journée de 0,8% à 1,0530 dollar. Du côté des actifs cryptographiques, Bitcoin s'affichait de nouveau à moins de 21.000 dollars (-3,6%).

Guillaume Bayre - ©2022 BFM Bourse
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