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Cac 40 : Le marché parisien met déjà fin au trou d'air de la veille et regagne 1,4% mercredi

mercredi 5 mai 2021 à 17h32
Le parisien reprend de la hauteur ce mercredi

(BFM Bourse) - Perturbés mardi à l'idée qu'un resserrement monétaire de la Fed n'était peut-être plus si loin, en raison notamment de déclarations jugées ambiguës de la secrétaire au Trésor Janet Yellen, les investisseurs ont vite retrouvé de l'appétit pour les actions.

Le marché parisien n'a pas tardé à redresser la barre. Au lendemain d'un accès de faiblesse inattendu (-0,89%), sous l'effet d'un nouveau décrochage des valeurs technologiques avec les craintes de normalisation prochaine des politiques monétaires, le CAC 40 est reparti dans le vert dès l'ouverture mercredi. Ne se contentant pas de combler ses pertes de la veille, l'indice parisien a même regagné au final 1,40%, à 6.339,47 points - énième record en clôture de l'année. Un peu inférieurs à ceux de la veille, les volumes échangés ont tout de même atteint le niveau respectable de 3,6 milliards d'euros.

Si la Fed martèle qu'il est encore trop tôt pour penser à relever les taux, l'ancienne patronne de l'institution et désormais secrétaire au Trésor, Janet Yellen, a quelque peu fait tanguer les marchés mardi en jugeant qu'il faudra peut-être "augmenter un peu les taux d'intérêt pour que l'économie ne surchauffe pas", alors que les indicateurs d'activité records publiés dernièrement, combinés aux indications remontées par nombre d'entreprises sur la hausse de leurs coûts, laissent craindre une reprise de l'inflation.

À cet égard, les investisseurs ont pris connaissance dans la matinée de l'indice PMI composite du secteur privé dans la zone euro, où l'activité a accéléré le mois dernier, aidée par le retour à la croissance des services en dépit des mesures de restrictions sanitaires. L'indice calculé par IHS Markit ressort légèrement au-dessus de son estimation "flash", à 53,8 contre 53,2 en mars. Passant de 60,4 à 64,7 aux Etats-Unis dans le même intervalle, l'indice PMI de la première économie mondiale a de son côté dépassé encore plus nettement les attentes, situées vers 63.

Mais cette fois les opérateurs n'ont vu que l'aspect positif de ces bonnes nouvelles macro-économiques, soulagés par les clarifications de Janet Yellen, laquelle a assuré mardi après la clôture qu'elle ne prévoyait ni ne recommandait de hausse des taux, assurant que l'inflation ne posait pas actuellement problème, et que la banque centrale serait capable d'y répondre si cela le devenait.

Le problème est que l'attitude de la Fed apparaît soit adéquate (si le scénario inflationniste reste modéré et/ou transitoire), soit complètement inapproprié (si la pression inflationniste est en fait en train de s'accumuler avant de déborder alors que les vannes du crédit sont grandes ouvertes), pour paraphraser Salman Ahmed, en charge de l'analyse macro chez Fidelity International ("Either the Fed is correct, or they are very, very wrong"). Pour le spécialiste, les marchés pourraient osciller entre ces deux scénarios au cours des prochains mois, au gré des différentes statistiques. A moins qu'ils cessent de se focaliser sur la moindre intonation du discours des banquiers centraux ? Ne rêvons pas...

Les bancaires recherchées, les résultats de Stellantis salués

Pour revenir aux valeurs, le marché parisien a positivement accueilli les quelques résultats du jour, à commencer par ceux de Stellantis. Le titre du constructeur issu du rapprochement de PSA et de FCA a flambé de 7% (pas tout à fait un record puisque sa première séance s'était soldée par +7,6%) après avoir fait état d'une progression de 14% à 34,3 milliards d'euros au premier trimestre, même si sans la pénurie mondiale de puces le groupe aux 14 marques aurait pu produire quelque 190.000 véhicules de plus.

Les signaux d'expansion économique, couplés à ceux d'une décélération de la pandémie dans les économies les plus avancés, ont généralement tiré les valeurs cycliques, emmenant également Saint-Gobain (+5%), ArcelorMittal (+4,9%), Total (+3,6%) et les bancaires sont à l'honneur au sein du palmarès, avec un gain de 3,5% pour BNP Paribas, 2% pour Crédit Agricole et 1,9% pour Société Générale.

Le groupe canadien Bombardier a annoncé son intention de vendre le solde de sa participation (3,1% du capital) dans le groupe français Alstom, obtenue en lui cédant en janvier ses activités ferroviaires, dont le cours a résisté. Le numéro un mondial du traitement de l'eau et des déchets Veolia a retrouvé au premier trimestre un rythme de croissance d'avant la crise sanitaire, avec un chiffre d'affaires supérieur également à 2019 mais le titre, considéré comme défensif, a cédé 1% dans un contexte favorisant les cycliques. Enfin, le groupe chimique belge Solvay, issu du mariage avec le français Rhodia, a gagné 4,5% à l'annonce d'un bénéfice net en hausse de 1,8% au premier trimestre et revu légèrement à la hausse ses perspectives pour l'année.

Le pétrole tutoie de nouveau les 70 dollars

Porté par l'optimisme des investisseurs vis-à-vis de la reprise économique en Chine, aux Etats-Unis et en Europe, les cours pétroliers ont également poursuivi leur hausse. Le baril de Brent ajoutait 0,68% à ses gains des deux séances précédentes, à 69,35 dollars, quand le WTI prend 0,44% à 65,98 dollars en fin de journée. Sur le Forex, la parité eurodollar revenait à 1,1997, soit 0,14% de recul pour l'euro, après ses importantes variations des derniers jours.

Guillaume Bayre - ©2021 BFM Bourse
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