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CAC 40

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Cac 40 : Le CAC lâche 1,4% sur la semaine alors que la situation sanitaire empire aux Etats-Unis

vendredi 26 juin 2020 à 18h13
Le CAC termine sur un repli hebdomadaire de 1,4%

(BFM Bourse) - Le marché parisien a craqué en fin de séance et termine dans le rouge (-0,18%) après avoir pris jusqu'à 1,9% vers 13h, dans le sillage de l'ouverture dans le rouge de Wall Street. La Bourse est plombée par les inquiétudes persistantes liées à la pandémie et le recul des valeurs bancaires après les conclusions des “stress tests” de la Fed.

Pour la troisième semaine consécutive, le baromètre du marché parisien termine sous le seuil des 5.000 points, la faute au net repli des indices new-yorkais dans la matinée, le Dow cédant 2,15% à 17h50 quand le Nasdaq cède 1,3% et le S&P 1,7%. Alors que le CAC affichait toujours une progression de 1,2% au moment de l'ouverture du marché new-yorkais, avant d'effacer progressivement ses gains pour boucler la séance sur une légère baisse de 0,18% à 4.909,64 points, ce qui porte son recul hebdomadaire à 1,4%.

La vive augmentation du nombre de contaminations au nouveau coronavirus aux Etats-Unis reste le principal facteur baissier des marchés américains. Un certain nombre d'États, dont l'Arizona, le Texas, la Caroline du Sud et la Floride, ont de fait vu leur nombre de cas confirmés bondir de plus de 30% sur la semaine écoulé, selon des données de l'université Johns Hopkins. Le Texas, qui avait commencé à rouvrir son économie dès le 1er mai, a notamment annoncé vendredi mettre en "pause" le processus de déconfinement en cours, alors que plus de 6.000 cas ont été rapportés sur la seule journée de jeudi.

Depuis la mi-juin, l'attraction du marché parisien pour la zone des 5.000 points ne fait que se confirmer puisque l'indice phare ne s'en est finalement jamais durablement éloigné sur les quinze derniers jours - sans pour autant parvenir à dépasser ce seuil avant tout symbolique.

Plus de rachats d'actions pour les banques américaines

La Bourse de New York subit aussi la décision de la Réserve fédérale d'interrompre les programmes de rachat d'actions des grandes banques américaines, consécutivement aux tests de résistance bancaire menés par l'institution. Les 34 plus grandes banques du pays vont donc devoir suspendre leurs programmes de rachats d'actions au troisième trimestre et limiter par ailleurs les versements de dividendes aux actionnaires. Cette décision "a avant tout été prise par excès de prudence étant donné les incertitudes entourant le Covid-19 plutôt qu'en raison d'une extrême inquiétude sur les niveaux des capitaux détenus par les banques", explique Patrick O'Hare de Briefing.com. Toujours est-il que le secteur fait pour le moins grise mine à Wall Street.

Sans parler de la situation non moins inquiétante d'autres pays sur le front sanitaire, notamment en Amérique du Sud, la menace que fait donc toujours peser le coronavirus sur l'économie est toutefois en partie tempérée aux yeux des investisseurs par des données macro-économiques objectivement meilleures que prévu dans l'ensemble. En Europe, les indices PMI d'IHS Markit ont dépassé cette semaine les attentes et les consommateurs semblent considérer que le pire de la crise est passé dans les dernières enquêtes sur la confiance des ménages. Un avis également partagé par Christine Lagarde, même si la présidente de la BCE souligne aussi combien la reprise sera irrégulière. La résilience du marché de l'emploi sera clé - et la multiplication des plans de suppressions de postes représente un sacré défi pour les autorités budgétaires et monétaires. Ce qui justifiait l'ouverture en nette hausse de la Bourse de Paris.

Selon Credit Suisse, la prochaine saison de publications de résultats trimestriels, le récent léger retour à la hausse des infections au Covid-19 mais aussi désormais l'évolution de la situation politique aux Etats-Unis forment une toile de fond complexe pour les marchés financiers en ce début d’été. "Si les actions restent attractives sur un horizon de 3 à 6 mois, la prudence demeure le meilleur guide pour le moment durant l’été", estime le géant helvète, qui préfère réduire la part des actions dans ses portefeuilles en prenant des bénéfices la période estivale.

SEB et Worldline avancent

À Paris en ce vendredi, SEB (+4,7%) envoie à l'égard des perspectives de redressement un signal clairement encourageant : le leader mondial du petit électroménager explique que ses marché (hors ventes aux professionnels avec la fermeture des CHR) se sont mieux orientés que prévu et ce dès la sortie du confinement. De sorte que son chiffre d'affaires devrait baisser beaucoup moins que prévu, et permettre au groupe de maintenir un résultat opérationnel bénéficiaire au deuxième trimestre et donc sur l'ensemble du premier semestre.

Très bien orienté aussi, Focus Home Interactive s'adjuge 8,1% après la publication de résultats annuels records.

Air France KLM lâche finalement 3,3% malgré l'annonce du soutien de l'État néerlandais à sa filiale KLM. Avec le prêt du gouvernement français, le transporteur obtient plus de 7 milliards d'euros d'argent frais au total. Bouygues gagne 2,8% alors que le groupe passe à l'offensive sur le marché des télécoms, en rachetant l'opérateur alternatif Euro-Information Telecom (NRJ Mobile, Crédit Mutuel Mobile, CIC Mobile, Auchan Telecom...) pour un montant qui pourrait atteindre jusqu'à 840 millions d'euros, en fonction de clauses d'earn-out sur plusieurs années (la part fixe est de 530 millions d'euros).

Wordline, en revanche, reste porté (+1%) par l'annonce de la faillite de Wirecard, qui pourrait offrir de jolies perspectives au spécialiste français des services de paiement.

Le cours de Sanofi, qui prépare un plan de réduction d'effectifs, n'évolue pas significativement (-0,8%).

DBV dans l'expectative

Parmi les plus fortes baisses, la biotech DBV retombe de 15%. L'entreprise n'a pas vraiment d'indications de la part de la FDA sur l'état de sa demande de mise sur le marché de son premier produit, alors que la décision est théoriquement attendue en août. Face à cette incertitude, le groupe réduit fortement la voilure.

Après une séance volatile jeudi à l'annonce d'un alourdissement des pertes au 1er semestre, Pierre et Vacances accentue à nouveau son repli (-7,4%).

Sur le marché pétrolier, les cours pétroliers ne parviennent pas à rebondir, la demande mondiale étant sous la menace d'un prolongement indéterminé de la crise sanitaire. Le baril de Brent cède 1,63% à 40,38 dollars et celui de WTI 1,91% à 37,98 dollars.

Sur le marché des changes, l'euro rétrocède 0,04% à 1,1221 dollar.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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