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Worldline : Déjà renforcé par la crise, Worldline profite maintenant de la faillite de Wirecard

vendredi 26 juin 2020 à 13h01
Worldline pourrait tirer parti de la faillite de Wirecard

(BFM Bourse) - Le titre du spécialiste français des services de paiement tutoie désormais son sommet historique, à la faveur d'un nouveau bond jeudi dans le sillage de la faillite du (pseudo) fleuron allemand Wirecard, qui ouvre de nouvelles perspectives aux acteurs bien établis du secteur.

L'effondrement de Wirecard soulève des questions -notamment en matière de supervision financière, que ce soit de la part des autorités compétentes, des analystes ou des agences de notation- mais ouvre par ailleurs de nouvelles perspectives pour ses (anciens) concurrents. Le spécialiste français du secteur des paiements électroniques, Worldline, revenu dans le CAC en mars dernier après en avoir été évincé en juin 2019, profite déjà de l'annonce en Bourse.

Après son bond de 6,1% jeudi, le titre de l'ancienne filiale créée à partir de l'activité paiement d'Atos (dont Worldline a pris son indépendance l'an dernier) domine encore le palmarès de l'indice phare vendredi. Avec un bond de 4,6% à 77,22 euros peu après 13h, le titre Worldline reprend désormais près de 130% depuis son plancher du 19 mars, et tutoie son sommet historique atteint à la clôture du 19 février dernier (à 77,5 euros).

"La crise a fait gagner 5 ans au paiement digital"

Avant même l'annonce du scandale Wirecard, lorsque le cabinet d'audit EY a refusé de certifier les comptes du groupe allemand après avoir découvert un trou de près de 2 milliards d'euros dans la trésorerie du groupe, Worldline enregistrait un rebond impressionnant. Depuis le 1er janvier, le spécialiste des services de paiements électroniques affiche un gain supérieur à 21%, de loin la meilleure performance du CAC 40 (le 2e, Hermes, est à "seulement" +11%). Il faut dire que selon Dan Schulman, patron de PayPal, dont les propos ont été relayés par l’agence Bloomberg, "la crise (sanitaire, NDLR) a fait gagner cinq ans au paiement digital". Le géant américain, qui compte plus de 300 millions d'utilisateurs, a ainsi vu son activité atteindre un niveau historique pendant le confinement, notamment grâce à la flambée du commerce en ligne.

Dans ce contexte, la faillite de Wirecard devrait donc créer des opportunités supplémentaires pour les acteurs bien établis. Un analyste qui suit le dossier Worldline estime ainsi que Worldine "peut en profiter de deux manières: en reprenant les clients marchants de Wirecard, notamment grâce à ses positions dominantes en Allemagne -nous pouvons supposer que les gros "retailers" vont vouloir s’associer avec des acteurs plus solides, ou en rachetant directement des périmètres d’activité (des actifs) de Wirecard", option qu'il juge "moins probable".

Les analystes au soutien

Pour Tommy Qiu, analyste chez Berenberg qui a publié une note jeudi sur le secteur, outre Paypal, Worldline figure parmi les autres principaux bénéficiaires de la crise sanitaire. Le broker recommande le titre à l'achat et a porté son objectif de 66 à 90 euros, expliquant qu'il s'agissait de "l'une de ses valeurs préférées du secteur dans l'optique d'une consolidation du marché".

"Wirecard compte parmi ses clients plus de 1.300 commerçants, dont 16 enregistrent un chiffre d'affaires supérieur à un milliard d'euros" rappelle pour sa part William Beavington, analyste en charge du secteur chez Jefferies, qui concède que certains d'entre eux ne sont pas d'une qualité extraordinaire (site pornos, casinos en ligne et compagnies aériennes). S'il voit le spécialiste néerlandais du secteur Adyen tenter de s'emparer des clients de Wirecard dans l'hôtellerie et le commerce de détail, il estime "qu'il y a une place à prendre (pour Worldline, NDLR) dans le domaine du paiement par carte chez les commerçants de la région dite "DACH" (Allemagne, Autriche, Suisse)", le groupe français y étant déjà bien implanté. Avec la finalisation du rachat d'Ingenico (pour 7,8 milliards d'euros), William Beavington ajoute que des opportunités devraient également exister dans le commerce électronique pour Worldline.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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