(BFM Bourse) - Des chiffres toujours solides concernant les ouvertures de postes outre-Atlantique permettent aux principaux indices américains de revenir dans le vert, entraînant à leur suite les marchés européens.
Au lendemain d'un recul de 0,9% sur fond de (léger) trou d'air à Wall Street au prétexte d'un indice manufacturier moins bon qu'attendu, le CAC 40 qui s'est montré plutôt incertain toute la journée s'est finalement repris mercredi en clôture, encouragé par le redémarrage de Wall Street.
Dans l'attente de la publication du procès-verbal de la dernière réunion de la Réserve fédérale, la Bourse de New York (Nasdaq excepté en léger repli de 0,1%) s'orientait à la hausse à l'approche de la mi-séance américaine, après notamment l'annonce par le Bureau of Labor Statistics du chiffre des ouvertures de postes pour mai, à 9,2 millions de propositions d'emploi - un indicateur un peu retardé mais potentiellement prometteur pour les semaines à venir. Le Dow Jones prenait ainsi 0,3% et le S&P 500 0,25%, en vue des nouveaux sommets atteints vendredi avant la coupure du 4 juillet (jour férié observé lundi 5 en Bourse).
Profitant de l'orientation positive de Wall Street, les indices européens sont donc remontés en fin de séance, le CAC 40 français engrangeant 0,31% à 6.527,72 points, alors qu'il demeurait proche de l'équilibre depuis la mi-journée.
S'agissant des valeurs du CAC 40, l'actualité est restée peu porteuse, pour ne pas dire quasi-inexistante. Après quatre séances dans le rouge, EssilorLuxottica a bénéficié d'une reprise de 2,4% en tête de l'indice phare, bien aidé par le relèvement à 175 euros de l'objectif de Berenberg. Egalement soutenu par un analyste, Jefferies (qui vise désormais 64 euros) Saint-Gobain a avancé de 2,1% et L'Oréal a gagné 1,6%, sans actualité ni volumes toutefois.
Le cours de Dassault Systèmes a gagné 1,2% alors que s'est opérée aujourd'hui la division par cinq de la valeur nominale de l'action (une mesure technique sans impact sur la valorisation).
À l'opposé, les sociétés industrielles ont été délaissées. Déjà accablé hier (-8%) après la présentation de son plan stratégique Alstom in Motion 2025, aux ambitions visiblement trop timides en regard des difficultés héritées de l'activité ferroviaire de Bombardier, Alstom a encore reflué de 5,4%. Safran a cédé 1,6%, BNP Paribas 1,4% comme URW/
À l'échelle du SBF 120, la tendance était plus soutenue en particulier pour Sartorius Stedim Biotech qui a décollé de 4,4% à la suite d'un (nouveau) relèvement d'objectifs du fournisseur de l'industrie pharmaceutique. EDF a avancé de 2%, alors que l'électricien vise désormais plus de 17,7 milliards d'euros d'Ebitda cette année, contre 17 milliards précédemment, dans le sillage du récent relèvement de sa prévision de production nucléaire.
Parmi les petits dossiers de la cote, le strasbourgeois 2CRSi a grimpé de 5,7% après une nouvelle commande de la part d'un client historique du secteur pétrolier.
Auteur mardi d'un bond de 25% grâce à l'obtention d'un financement de Bpifrance pour un projet de recherche relatif à l'IoT (internet des objets) appliqué aux bâtiments, Adeunis est retombé mercredi de 13,6%.
Au lendemain de nouvelles dissensions au sein de l'Opep, les cours pétroliers perdaient à nouveau du terrain à 73,22 dollars (-1,77%) pour un baril de Brent livrable en septembre, tandis que le cours du WTI texan, échéance août ici, reculait de 2,1% à 71,83 dollars.
Du côté des changes, l'euro ployait de 0,24% en fin de journée à 1,1795 dollar -au plus bas depuis début avril- après l'annonce de l'augmentation des offres d'emploi en mai aux Etats-Unis.