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CAC 40

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Cac 40 : La prudence de la Fed sur la reprise stoppe la spirale haussière de la Bourse de Paris

jeudi 17 septembre 2020 à 18h20
Le CAC 40 met un terme à 4 séances consécutives de hausse

(BFM Bourse) - Les incertitudes affichées mercredi par Jerome Powell sur l'intensité de la reprise économique -qui dépend "étroitement de l'évolution du virus"- et l'absence de nouvelles mesures de stimulus budgétaire ont quelque peu plombé l'ambiance sur les marchés jeudi. Sur fond de prises de bénéfices, Le CAC termine en baisse de 0,69%.

La promesse de la Banque centrale américaine de conserver ses taux directeurs au plancher actuel -entre 0 et 0,25%- au moins jusqu'en 2023 n'a pas suffi à rassurer un marché déprimé par les annonces du patron de l'institution, jugées insuffisamment accommodantes. Le message contrasté livré par la Fed a provoqué une violente rechute du CAC à l'ouverture des échanges jeudi, le baromètre parisien ayant cédé plus de 1,4% dans les premiers échanges avant d'effacer une partie de ses pertes initiales pour boucler la séance sur un repli limité -après quatre séances consécutives de progression- de 0,69% à 5.039,50 points. L'attentisme prévaut toujours du côté des opérateurs, comme l'indique le volume d'affaires encore restreint (2,7 milliards d'euros).

La Fed n'a pas rassuré le marché

"Il n'y a pas eu assez d'ingrédients dans la potion magique de la Fed pour balayer le spleen de septembre", juge Stephen Innes, stratégiste en chef des marchés pour AxiCorp, en référence au plongeon des indices en début de mois. De fait, alors que de nombreux risques pèsent toujours sur la croissance américaine, la Fed a prévenu mercredi soir qu'elle ne pouvait à elle seule assurer les conditions d'un rebond suffisamment vigoureux de l'économie américaine. Or, à Washington, les négociations entre Démocrates et Républicains sur un nouveau plan de soutien sont toujours dans une impasse et la probabilité de voir la situation se débloquer s'amenuise à mesure que la date du scrutin présidentiel se rapproche. En l'état, Jerome Powell a donné l'impression de ne pouvoir faire mieux que d'exhorter les deux camps politiques à tenter de trouver un terrain d'entente.

De son côté, la Bank of England a également opté pour le statu quo tout en évoquant la possibilité d'instaurer un taux négatif si la situation économique se dégradait compte tenu de la pandémie et du Brexit. Elle a précisé que les perspectives pour l'économie "restent inhabituellement incertaines".

Au niveau des indicateurs, le département du Travail américain a annoncé une heure avant l'ouverture une baisse des inscriptions hebdomadaires au chômage mais celles-ci restent près de quatre fois plus élevées qu'au début de l'année. Le chiffre dévoilé (884.000 personnes nouvellement inscrites) ressort en outre légèrement supérieur au consens qui tablait sur 813.000 nouvelles demandes.

Les investisseurs ont également été confortés dans leur attitude prudente par le (nouveau) regain de tensions diplomatiques entre la Chine et les États-Unis sur le dossier TikTok, Donald Trump ayant exclu que le groupe chinois ByteDance conserve la majorité du capital des activités américaines du réseau social. Après une ouverture en très nette baisse, les principaux indices de la cote new-yorkaise cèdent toujours entre 0,45% (Dow) et 1,69% pour le Nasdaq, peu après 18h.

Unibail-Rodamco-Westfield s'effondre

Parmi l'échantillon principal du marché parisien, Unibail-Rodamco-Westfield subit une correction particulièrement appuyée alors que le numéro 1 mondial de l'immobilier commercial, formé en 2018, a dévoilé un plan de renforcement du bilan face à la crise des centres commerciaux. URW prévoit notamment de lever 3,5 milliards d'euros via une augmentation de capital, de réduire ses dividendes et vendre pour 4 milliards d'actifs. Le titre flanche de 10%, faisant chuter la valorisation du groupe sous le seuil des 5 milliards d'euros.

L'automobile peine également après les chiffres du marché européen d'août qui ont révélé une chute de 18,9% des immatriculations neuves (après -5,7% en juillet). Peugeot lâche 1,2% et Renault 0,2%. Alors que se poursuivent les échanges d'amabilités entre LVMH et Tiffany, le géant français du luxe perd 1,4%. Le joaillier new-yorkais assure que le groupe essaie de manœuvrer pour ne pas payer le prix convenu et s'efforce d'obtenir la tenue d'un procès avant même la date limite du 24 novembre, le délai contractuel pour finaliser la transaction.

En dehors de l'indice phare, certaines sociétés se distinguent plus positivement ce jeudi à l'image de Virbac, le labo vétérinaire ayant relevé ses perspectives dans le haut de la fourchette évoquée précédemment pour 2020, après un semestre in fine résilient. Résultat, l'action reprend maintenant 8,7%. En matière de résultats semestriels, ceux d'Orapi (+14%) sont aussi chaleureusement accueillis. Le spécialiste des produits d'hygiène et de désinfection a, il est vrai, bénéficié d'un accroissement historique de l'activité au premier semestre, tiré par les gels hydro-alcoolique pour une raison qu'on n'évoque même plus.

Alors que la monnaie unique était sous pression depuis mardi, elle s'apprécie de nouveau légèrement face au billet vert ce jeudi, à 1,1825 dollar (+0,09%).

Le pétrole repart à la hausse

Orientés à la baisse pendant la majeure partie de la journée grâce aux nouvelles rassurantes sur la production américaine après le passage de l'ouragan Sally, les cours du pétrole sont repartis en vive hausse, les investisseurs se montrant optimistes sur les orientations à venir de l'Opep+, dont les ministres se réunissent en ce moment même par visioconférence. À 18h10, le baril de Brent reprend 2,51% à 43,28 dollars quand celui de WTI gagne 2,04% à 40,98 dollars.

Pour le cartel et ses 10 alliés parmi lesquels la Russie, l'ordre du jour consiste déjà à s'assurer que chacun respecte son quota de manière à atteindre l'objectif convenu en juillet (d'une diminution globale de 7,7 millions de barils par jour d'ici décembre, puis à 5,8 mbj de janvier 2021 à avril 2022), l'Irak et le Nigéria étant notamment pointés du doigt par le (très puissant) ministre saoudien de l'Energie Abdel Aziz ben Salmane

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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