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CAC 40

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Cac 40 : La Bourse de Paris rebondit de 5% vendredi et lâche seulement 1,69% sur la semaine

vendredi 20 mars 2020 à 17h49
La Bourse de Paris termine mieux la semaine qu'elle ne l'avait commencée

(BFM Bourse) - Le CAC 40 redresse la tête après sa chute enregistrée la semaine dernière (-19,9%), grâce à deux hausses consécutives -une première depuis le 4 mars- jeudi (+2,64%) et surtout vendredi (+5,01%). Les valeurs massacrés depuis le début du mois s'offrent un grand bol d'air, à commencer par les secteurs aéronautique et pétrolier.

"Même les sorcières ont pitié de nous" ironise Mehdi Slimani, analyste actions chez BNP Paribas. Alors que l'on pouvait craindre que cette séance particulière dite des quatre sorcières (où de nombreux produits dérivés arrivent à expiration, ce qui génère le plus souvent de la volatilité) n'engendre un surcroît de volatilité dans un marché toujours très vulnérable aux mauvaises nouvelles sur le front de la pandémie, notamment aux États-Unis, le CAC 40 a dès l'ouverture emboîté le pas des places asiatiques qui ont fini dans le vert (+1,6% à Shanghai et +5% à Hong-Kong). Miracle, le marché parisien est cette fois parvenu à maintenir et même accroître nettement ses gains pour boucler la séance sur une hausse de 5,01% à 4.048,80 points, au lendemain d'une progression de 2,64%. La performance hebdomadaire qui en résulte est donc somme toute honorable (-1,69%), compte tenu des deux lourdes chutes chutes de lundi (-5,75%) et mercredi (5,95%) qui ont fait craindre le pire.

Il faut dire que les mesures massives des banques centrales commencent enfin à faire effet, d'autant que les grands argentiers à l'image de Christine Lagarde affirment qu'ils restent prêts à en faire encore et toujours plus si nécessaire. La grosse artillerie déployée par la BCE continue d'ailleurs à apaiser les tensions fulgurantes apparues sur les obligations d'Etats européens.

Pour autant, la situation sanitaire est très loin de s'améliorer. Si la Chine n'a connu aucun nouveau cas dans la province du Hubei, d'où est partie l'épidémie du coronavirus, le nombre de cas et de décès progresse de façon très inquiétante notamment en Italie (désormais pays le plus touché, avec 627 morts en 24 heures) et en Espagne (bond de 40% des cas identifiés et de 30% du nombre de morts). Tout le monde a évidemment déjà compris que le confinement allait se prolonger, et certains Etats américains -dont la Californie, qui rappelons le se classerait cinquième économie mondiale, et l'État de New York vendredi après-midi- s'y mettent aussi. En revanche, l'approche du "spring break" fait craindre une prise de risque accrue de la part des jeunes. "Etant donné le discours rassurant du gouvernement américain, les jeunes continuent de faire la fête et de profiter de cette trêve de printemps sans se soucier du risque lié au coronavirus. Le retour de vacances sera probablement un moment crucial dans la propagation du virus", note Vincent Boy, analyste marché chez IG.

"Si le gouvernement continue de gagner du temps avec de long discours dans la journée (comme nous avons pu l’observer durant la journée d’hier), les indices pourraient tenter de se maintenir mais le weekend devrait ensuite apporter son lot de mauvaises nouvelles et la chute n’en serait que décalée à lundi", craint-il néanmoins. Aux Etats-Unis, il y a déjà 15.000 cas confirmés recensés et plus de 200 morts.

Rechute à Wall Street

La Bourse de New York hésite, à l'orée d'une semaine compliquée. Après avoir terminé dans le vert (+0,95% pour le Dow, +2,3% pour le Nasdaq) jeudi à l'issue d'une séance en dents de scie, grâce notamment à la bonne forme de valeurs stars de la tech et du secteur pétrolier, les indices ont ouvert en ordre dispersé cette dernière séance de la semaine (+0,4% pour le Dow, -0,1% pour le S&P, +1,7% pour le Nasdaq). Les investisseurs tentent toujours d'évaluer les conséquences économiques de la pandémie de coronavirus, qui a déjà fait plus de 10.000 morts dans le monde et infecté près de 250.000 personnes, sur une économie américaine qui se retrouve progressivement à l'arrêt à mesure que les restrictions de déplacements se multiplient. À 17h35, après avoir accru ses gains en début de matinée, Wall Street évolue de nouveau en territoire négatif (-1,1% pour le Dow, -1,5% pour le S&P, -0,7% pour le Nasdaq). À ce stade, le Dow lâche 11,7% sur la semaine, après avoir notamment enregistré, lundi, la 2e pire séance depuis sa création en 1895.

Le pétrole rebondit nettement... puis se retourne

Mais l'événement macro-économique du jour, c'est le projet des producteurs texans de pétrole, mis sous pression par la chute des cours du brut à des niveaux plus observés depuis 2003, de réduire leur production pour la première fois depuis les années 1970. Le Texas étant le plus gros producteur des Etats américains. Par ailleurs, dans son style inimitable, le président Donald Trump a fait savoir qu'il envisageait de s'interposer entre la Russie et l'Arabie Saoudite, au besoin, pour essayer de les amener à rapprocher leurs positions quant à une réduction de la production de l'Opep+. Après avoir nettement rebondi jeudi (le WTI signant la plus forte progression journalière de son histoire) et vendredi matin, les cours de l'or noir sont de nouveau dans le rouge vers 17h30. Alors que la volatilité a atteint le niveau fou de 200% (contre un précédent récent plus haut à environ 80% en 2016) le Nymex WTI volatility index, la référence de brut léger américain (West Texas Intermediate) perd de nouveau 4,40% à 24,77 dollars. De son côté, le baril de Brent de mer du Nord lâche 1,86% à 27,94 dollars.

En dépit de ce retournement de tendance, le secteur pétrolier tricolore respire, le "supermajor" Total (+11,1%) en tête, alors que TechnipFMC signe la meilleure performance de la séance sur le CAC 40 avec un gain de 31,8%. Hors de l'indice phare, les parapétroliers CGG, Maurel et Prom, Schlumberger ou Vallourec terminent également dans le vert, mais avec des rebonds bien moins prononcés (entre +0,5% pour Vallourec et +3,1% pour Schlumberger).

Hormis le pétrole, on assiste à une chasse aux bonnes affaires, ou tout du moins un certain réajustement, sur des valeurs particulièrement massacrées ces derniers jours. Parmi elles, Accor bondit de 15,2%, Natixis de 23,7%, ADP 20%, Safran 19,2% et Airbus 18,7% (après 9,5% jeudi). D'autres valeurs comme Peugeot (+12,7%), Thales (+11%) ou Société Générale (+6,3%) reprennent un peu de hauteur.

Après avoir fait état d'un certain nombre de mesures pour protéger sa rentabilité alors que le confinement et surtout l'arrêt des compétitions sportives perturbent son activité, la FDJ reprend 3,2% retrouvant peu ou prou son niveau d'introduction.

Du côté des devises, l'euro stoppe sa chute face au billet vert (+0,01%) à 1,0666 dollar.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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