(BFM Bourse) - Peu animée, la cote parisienne revient à l'équilibre au terme d'une matinée en légère progression. Le relèvement des prévisions de croissance de la Commission européenne ne suffit pas à motiver les investisseurs face à une actualité estivale.
Au lendemain d'un recul de 0,9% sur fond de (léger) trou d'air à Wall Street au prétexte d'un indice manufacturier moins bon qu'attendu, le CAC 40 reflue encore symboliquement à la mi-journée, après avoir tenté de repartir de l'avant en matinée. Peu avant 12h30, l'indice tricolore stagne à 6507,741 points, dans un marché toujours peu animé. À ce stade seulement 760 millions d'euros ont été échangés.
Le relèvement des prévisions de croissance de la Commission européenne vis-à-vis de la zone euro (4,8% attendus désormais cette année, et 4,5% en 2022) n'apporte pas aux investisseurs un encouragement suffisant pour se positionner de nouveau à l'achat, mais force est de reconnaître que l'actualité s'agissant des valeurs du CAC 40 est peu porteuse, pour ne pas dire quasi-inexistante. Tandis que le Nasdaq Composite a signé hier soir la meilleure performance des indices américains, en terminant légèrement dans le vert, les valeurs technologiques sont plutôt bien placées, emmenées par STMicro (+1,6%), Teleperformance (+1,2%) ou Dassault Systèmes, qui gagne 1% alors que s'est opéré aujourd'hui la division par cinq de la valeur nominale de l'action (une mesure technique sans impact sur la valorisation). Les poids-lourds du luxe sont aussi au rendez-vous avec Kering et Hermès, en hausse de 1,1%, et LVMH à +0,7%.
À l'opposé, les sociétés industrielles sont délaissées. Déjà accablé hier (-8%) après la présentation de son plan stratégique Alstom in Motion 2025, aux ambitions visiblement trop timides en regard des difficultés héritées de l'activité ferroviaire de Bombardier, Alstom reflue encore de 4%.
Renault perd 3,2%, Orange 1,75% (pénalisé par la dégradation à la vente du conseil de Citi) et BNP 1,6%.
À l'échelle du SBF 120, la tendance est plus soutenue en particulier pour Sartorius Stedim Biotech qui décolle de 4,7% à la suite d'un (nouveau) relèvement d'objectifs du fournisseur de l'industrie pharmaceutique. EDF avance de 1,9%, alors que l'électricien vise désormais plus de 17,7 milliards d'euros d'Ebitda cette année, contre 17 milliards précédemment, dans le sillage du récent relèvement de sa prévision de production nucléaire.
Parmi les petits dossiers de la cote, le strasbourgeois 2CRSi grimpe de 5,6% après une nouvelle commande de la part d'un client historique du secteur pétrolier.
Auteur mardi d'un bond de 25% grâce à l'obtention d'un financement de Bpifrance pour un projet de recherche relatif à l'IoT (internet des objets) appliqué aux bâtiments, Adeunis retombe de 11,4%.
Au lendemain de nouvelles dissensions au sein de l'Opep, les cours pétroliers gagnent du terrain ce mercredi tandis que les Etats-Unis ont exhorté les producteurs de brut à trouver un compromis. Il en coûte actuellement 75,47 dollars (+1,26%) pour un baril de Brent livrable en septembre, tandis que le cours du WTI texan atteint 74,45 dollars (+1,47%).
Le calme règne sur le marché des changes ave un euro qui se maintient à 1,1826 dollar (+0,03%).