(BFM Bourse) - La séance dite des "quatre sorcières" n'aura pas dérogé à la règle implicite d'accroissement de volatilité. Le marché parisien, représenté par son indice phare le CAC 40, a perdu vendredi 1,46% à 6 569 points, refluant de façon finalement limitée au regard de l'avancée initiale. Le secteur banque / assurance, ainsi que la technologie, aura corrigé le plus significativement sur la fin de semaine. BNP Paribas a perdu 4,56% à 53,74 euros, Crédit Agricole 4,08% à 11,798 euros, Axa 3,65% à 22,05 euros, Société Générale 3,40% à 25,01 euros, STMicroelectronics 4,46% à 30,44 euros, ou encore Cap Gemini 2,58% à 156,55 euros.
Le marché aura donc subi quelques légitimes prises de profits vendredi, alors qu'il aura parfaitement digéré jeudi le relatif durcissement de ton opéré par la Fed la veille à l'issue de la réunion de son Comité de politique monétaire.
Pour rappel, sans serrer la vis outre mesure, le Président de la Fed a dévoilé mercredi une partie de ses intentions, sans toutefois affoler les marchés obligataires. "Selon les nouveaux Dot plots (nuage de points des membres de la Fed), la Fed table désormais sur une première hausse des taux d'intérêt en 2023, plus tôt qu'anticipé auparavant", éclaire John Plassard, Mirabaud Securities. "Ses nouvelles projections montrent qu'une majorité de ses 11 principaux responsables prévoient désormais au moins deux hausses de taux d'un quart de point de pourcentage en 2023. 7 membres cependant voient une première hausse en 2022. Ceci est donc plus hawkish que prévu par les investisseurs". Plus "hawkish" (faucon, dans le jargon des investisseurs, par opposition à colombe), mais tout en ménageant un horizon encore dégagé pour les investisseurs...
Au chapitre statistique, les prix producteurs allemands pour mai, publiés à 08h00, ont battu largement les attentes, en progressant en rythme mensuel de 1.5%.
De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont corrigé vendredi, à l'image du Dow Jones (-1,58% à 33 290 points) ou du Nasdaq Composite (-0,92% à 14 030 points). Le S&P 500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a reculé de 1,31% à 4 166 points.
Tokyo a perdu près de 3,30% ce lundi.
Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1870$. Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 71,80$.
A l'agenda statistique ce lundi, à suivre en priorité le discours de la Présidente de la BCE, Mme Lagarde à 16h15.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
La bougie en "pendu" tracé mercredi laisse entrevoir une phase de reflux, dont la forme, associée aux volumes, en dira davantage sur sa durabilité. Deux scénarios sont à ce stade sur la table: celui d'une courte correction tout d'abord, aubaine pour les investisseurs pressés de renforcer leurs positions, ou celui de l'engagement dans une phase de consolidation large et volatile. Nous précisions vendredi, après l'avis négatif: "avec mise sous surveillance des volumes et du niveau de clôture en particulier." Les volumes, certes à mettre en relation avec l'expiration simultanée de 4 types de produits dérivés, ont explosé. Mais c'est surtout la clôture sur les pus bas de séance qui donne une indication de la mobilisation vendeuse jusqu'en fin de séance, et qui détériore l'allure de la bougie hebdomadaire ainsi achevée la semaine passée.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l'indice CAC 40 à court terme.
Ce scénario baissier est valable tant que l'indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 6710.00 points.
Le conseil BFM Bourse
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