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Le CAC 40 a poursuivi sa libération d'énergie au zénith, inscrivant jeudi un nouveau record historique en données de clôture, à 8 620 points, avec l'appui de Schneider Electric (+3,00%) et Engie (+7,23%).
Le spécialiste des équipements électriques a donc gagné 3%, grâce à une croissance robuste sur la fin d'année, avec une progression de 10,7% en données comparables. Engie a pour sa part bondi de 7,2% après avoir publié ses résultats et surtout annoncé l'acquisition du groupe de distribution électrique UK Power Networks (UKPN) pour 15,8 milliards de livres, une opération saluée par les analystes.
L'appétit pour le risque n'aura pas été entamée par l'accueil, finalement froid, des trimestriels d'NVidia, pourtant marqués par un dépassement du consensus sur le chiffre d'affaires. L'action a perdu 5,46% à 184,89 euros. Attendu toujours avec une certaine nervosité, les résultats trimestriels de Nvidia, la première capitalisation boursière mondiale ne provoquent pas de tremblement de terre. In fine, le groupe a dépassé les attentes sans vraiment émouvoir Wall Street.
"Le cours de l'action Nvidia a considérablement baissé au cours des six derniers mois, malgré une révision à la hausse de 50 % des bénéfices. Le débat porte donc moins sur les excellents résultats à court terme que sur la viabilité des dépenses d'investissement dans l'IA, compte tenu des inquiétudes concernant son ampleur, sa monétisation et la dégradation des flux de trésorerie. La réaction modérée de Nvidia face à des prévisions exceptionnelles, à l'image du trimestre dernier, témoigne de ce débat en cours", relativise Richard Clode, gérant chez Janus Henderson.
Sur le front macroéconomique, les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage, toujours aussi proche du seuil des 200 000, ont illustré si c'était nécessaire le caractère résilient de l'emploi privé outre Atlantique.
De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indice sur actions ont terminé en ordre dispersé, le Dow Jones clôturant symboliquement dans le vert (+0,03%) et le Nasdaq Composite se repliant de 1,18%. Moyennant l'ensemble, le S&P500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a perdu 0,54% à 6 908 points.
Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin
> Sur le marché des changes la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1800$.
> Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 66,70$.
> Les Treasuries 10 years, rendement des obligations souveraines fédérales à échéance 10 ans, se négociaient légèrement au-dessus des 4,04%.
Le spread France / Allemagne, écart entre l'obligation souveraine française et son homologue référente allemande à 10 ans, vaut 60 points de base.
> Quant au VIX, il valait 18,63 à la dernière clôture du S&P500.
A l'agenda macroéconomique ce vendredi, à suivre en priorité les prix à la production aux Etats-Unis à 14h30.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
La volatilité historique s'intensifie, provoquant un élargissement notable des bandes de Bollinger, comme nous l'avions connu au tournant du mois d'octobre. L'indice a repris contact avec la borne haute jeudi 12/02, avant d'inverser la vapeur en séance. Sur des zéniths certes, mais sans sérénité. La bougie en harami du 19/02 est venu le rappeler froidement. Alors que la séance du 20 février aura fait basculer formellement le RSI (14) en zone de surachat.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre opinion est neutre sur l'indice CAC 40 à court terme.
On prendra soin de noter qu'un franchissement des 8800.00 points raviverait la tension à l'achat. Tandis qu'une rupture des 8440.00 points relancerait la pression vendeuse.
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