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CAC 40

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Cac 40 : Soutenu par la croissance américaine, le CAC 40 poursuit son rebond malgré l'indécision de la Fed

jeudi 27 janvier 2022 à 17h32
Le CAC termine à plus de 7.000 points ce jeudi

(BFM Bourse) - L'indice vedette du marché parisien boucle une nouvelle séance très volatile sur un gain de 0,6% qui le ramène au-dessus des 7.000 points. Le CAC a repris plus de 2% au cours de cette séance démarrée en nette baisse face au ton plus restrictif adopté mercredi par Jerome Powell. La tendance positive a été soutenue par la vigueur de la croissance du PIB américain au 4e trimestre.

Largement esquissé à la mi-journée, le rebond du CAC 40 depuis son creux matinal (-1,55%) s'est poursuivi dans l'après-midi et le baromètre du marché parisien a viré au vert. Soutenu par de bons indicateurs économiques, notamment la progression du PIB des Etats-Unis au 4e trimestre (+6,9% en rythme annualisé) bien plus prononcée que prévu (consensus à +5,5%), et ses valeurs défensives, l'indice vedette reprend 0,6% supplémentaires à 7.023,80 points ce jeudi. Il signe ainsi sa 3e hausse consécutive -dans un volume d'échanges encore touffu de près de 4,7 milliards d'euros- après le vent de panique qui a soufflé lundi sur les marchés (-3,97%).

Jerome Powell change de braquet

Entre les tensions avec la Russie, la continuation de la vague Omicron et le retour brutal de la volatilité sur les marchés financiers, Jerome Powell ne manquait en effet pas de motifs pour adopté un discours relativement tempéré lors de la première réunion de politique monétaire de la Fed de 2022. Manqué: au grand désarroi d'une partie des investisseurs, le président de la banque centrale américaine a non seulement confirmé le scénario d'une première hausse de taux dès mars, mais il a tellement insisté sur la vigueur parallèle de l'inflation et du marché du travail que les observateurs ont conclu qu'il préparait au moins quatre hausses cette année, peut-être même à coup de 0,5 point de pourcentage s'il le faut (plutôt que 0,25 point, le pas habituel). Pour Ronan Blanc, gérant-analyste chez Financière Arbevel, Jerome Powell passe ainsi clairement à l'offensive. "Après s’être enfermé trop longtemps dans un scénario transitoire sur l’inflation", le patron de l'institution monétaire "cherche à reprendre la main, sans se laisser influencer par les bruits ambiants (géopolitique, impact omicron, baisse des marchés actions)".

Le cycle d’ajustement monétaire sera plus rapide que lors des épisodes précédents car les fondamentaux économiques sous-jacents sont également plus robustes", poursuit Ronan Blanc. Et si la réduction du bilan est en marche, "les achats ne vont pas disparaitre pour autant et ainsi éviter que la courbe des taux ne s’aplatisse trop (et amène les investisseurs à anticiper le scénario du pire : une récession)".

"La Fed paie sans doute son entêtement de 2021 sur l’inflation. On aurait aimé gagner plus en visibilité monétaire mais il va falloir attendre encore un peu que les signaux de désinflation soient plus apparents. C’est sans doute une question de semaines. En attendant le relais est donné aux entreprises dont les publications de résultats devraient être un facteur de stabilité pour les marchés", avance le gérant.

Wall Street dans le vert

Au lendemain d'un brusque retournement post-discours de Jerome Powell, les indices new-yorkais (qui avaient affiché plus de 2% de gains en séance mercredi avant de clore la séance proche de l'équilibre) repartent de l'avant ce jeudi. Outre la nette accélération de l'activité constatée entre octobre et décembre, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont également reculé après trois semaines de hausse consécutives. Peu après 18h, le Nasdaq avance de 0,6%, le S&P de 1% et le Dow Jones de 1,5%. L'indice technologique est freiné par les replis prononcés de Tesla (-7,1%) et Intel (-5,6%) malgré des résultats supérieurs aux attentes, le marché s'attardant sur les commentaires du premier concernant les difficultés persistantes en matière d'approvisionnement, et jugeant les perspectives du second décevantes.

Première salve robuste de résultats annuels

De ce côté, la moisson du jour à Paris est plutôt encourageante, même si la réaction boursière ne l'est pas forcément. Au sein du CAC STMicroelectronics gagne 2% alors que le groupe franco-italien, après ses résultats préliminaires, a dévoilé le détail de ses résultats du quatrième trimestre 2021 faisant apparaître un bond de 80% du bénéfice, et fait état de perspectives solides pour le début 2022. Dans le même secteur Soitec grappille seulement 0,7% après un trimestre record et la confirmation d'un objectif de croissance de 45% sur l'ensemble de l'exercice.

Très attendues, les ambitions de Renault et ses partenaires Nissan et Mitsubishi dans l'électrique ne sont pas récompensées (+0,1%). Les trois partenaires comptent investir 23 milliards d’euros d’investissement sur cinq ans avec pour objectif de proposer 35 nouveaux véhicules 100% électriques en 2030. Cette somme vient s'ajouter aux 10 milliards d'euros déjà annoncés par Renault et 17 milliards par Nissan.

Ce sont les valeurs défensives qui ont tiré l'indice vedette ce jeudi, la meilleure performance étant pour Sanofi (+3,2%) devant Engie (+2,3%), Carrefour (+1,8%) et Orange (+1,7%). De l'autre côté, on retrouve principalement des valeurs de croissance, notamment technologiques (-3,2% pour Dassault Systèmes, -2,3% pour Worldline, -1,8% pour Teleperformance).

Parmi les nombreuses autres publications du jour, celles de Voltalia (+4,1%) ou U10 (+5,8%) sont aussi saluées, contrairement à celles d'Aubay (-0,4%) ou Berkem (-1%).

Inversement la suspension des objectifs annuels d'Elior entraîne un recul de 11,2% du titre, même si le trimestre écoulé n'a pas démérité. Orpea décroche de 9,4% supplémentaires, alors que la direction semble changer de ton en prenant désormais "très au sérieux" les allégation du livre de Victor Castanet "Les fossoyeurs", au départ qualifiées de mensongères et outrancières. À noter que dans le même secteur mais non investiguées par le journaliste, Le Noble Age perdait pratiquement autant qu'Orpea, et Korian encore plus (-10,6%).

Le prestataire technique Solutions 30 cède pour sa part 3,1% après un repli de 8,4% du chiffre d'affaires au quatrième trimestre, limitant à +6,7% la croissance annuelle au lieu d'une progression à deux chiffres espérée au départ par la direction.

L'euro s'enfonce à un creux de près de 2 ans

L'orientation des tarifs pétroliers s'est aussi retournée au cours de la journée puisqu'après un début de séance encore en hausse, le cours du baril de Brent se replie de 0,6% à 88,2 dollars vers 18h15. Sans surprise, le discours de fermeté de la Fed pénalisait l'euro, qui dévisse de 0,86% à 1,1146 dollar, au plus bas depuis mai 2020

Quentin Soubranne - ©2022 BFM Bourse
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