(BFM Bourse) - L'indice parisien recule de plus de 1,6% à la clôture de ce jeudi 23 juillet, miné par la forte hausse des cours du pétrole.
La Bourse de Paris ploie sous le risque inflationniste après une nouvelle poussée du baril de Brent au-dessus des 100 dollars ce jeudi 23 juillet.
Son indice vedette retourne sous les 8.300 points, reculant de 1,64% à la clôture à 8.299,09 points alors que le conflit au Moyen-Orient semble se propager en mer Rouge après la revendication par les rebelles houthis du Yémen d'attaques visant des pétroliers saoudiens dans la zone.
Le président américain Donald Trump a en effet menacé les rebelles houthis du Yémen, pro-iraniens, et l'Iran d'une "punition militaire majeure" dans une publication sur son réseau Truth Social jeudi, après ces frappes.
"S'ils (les Houthis) recommencent, les Etats-Unis tiendront l'Iran pour responsables (...) et une punition militaire majeure sera infligée à l'Iran et, bien sûr, aux Houthis", a assuré le président américain.
Le Brent au-dessus des 100 dollars
Baromètre phare de ces tensions dans la région, les cours du pétrole continuent leur ascension Le contrat de septembre sur le Brent de mer du Nord, prend 6,65% à 100,33 dollars le baril , tandis que celui de même échéance sur le WTI coté à New York gagne 5,9% à 91,96 dollars le baril.
Dans ce contexte, le pétrole grimpe et les craintes de "stagflation" (une croissance anémique couplée à une inflation galopante) ressurgissent.
D'ailleurs, la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde a déclaré que le prolongement de la guerre au Moyen-Orient risquait d'entraîner "une inflation plus élevée que prévue". Elle a ajouté que "certains gouverneurs" de l’institution monétaire de Francfort ont même envisagé une hausse des taux.
Malgré la reprise des hostilités au Moyen-Orient et le rebond des prix de l'énergie, l'institution de Francfort a finalement opté pour le statu quo après avoir relevé ses taux en juin pour la première fois depuis 2023.
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Une avalanche de résultats
Le marché a aussi dû surtout digérer une avalanche de résultats. Sur le CAC 40, STMicroelectronics a plongé de 17,7% , après avoir livré des perspectives inférieures aux attentes au titre de son troisième trimestre.
Eurofins (-5,4%) a également été sanctionné après sa publication.
Plus forte hausse de l’indice vedette parisien à la clôture, Thales a gagné 5,1% alors que le groupe a publié des résultats semestriels cochant les bonnes cases.
Totalenergies a pris 2,5%, dans le sillage de résultats trimestriels en très nette hausse portés par le bond des cours du pétrole.
Hors CAC 40, Soitec a décollé de 21,6% après avoir avancé sa publication trimestrielle d'une semaine, dans laquelle il annoncé des revenus supérieurs aux attentes, portés par une explosion de la demande dans la photonique.
Seb (+12,9%) a dévoilé un redressement de sa rentabilité au premier semestre, témoignant des premiers effets de son plan "Rebond" annoncé un peu plus tôt cette année.
Ipsos a repris 8,15% après avoir fait état d’une accélération de sa croissance au deuxième trimestre tandis que Dassault Aviation a progressé de 5,8% après avoir publié des résultats semestriels supérieures aux attentes grâce notamment à des effets de calendrier.
Interparfums a abandonné 9,8% après une publication décevante.
Sur les changes, l'euro recule de 0,3% face au dollar à 1,1374 dollar.
