(BFM Bourse) - Le spécialiste du petit éléctroménager a communiqué un redressement de sa rentabilité au premier semestre, témoignant des premiers effets de son plan "Rebond" annoncé un peu plus tôt cette année.
Seb va mieux. Le spécialiste du petit éléctroménager commence à bénéficier de son plan "Rebond", un vaste programme annoncé en février qui prévoit des économies ciblées de 200 millions d’euros en rythme de croisière d’ici fin 2027, et jusqu'à 2.100 suppressions de postes.
Le spécialiste du petit éléctroménager a dévoilé mercredi soir après la clôture des résultats semestriels marqués notamment par un redressement de son principal indicateur de rentabilité.
Une hausse de la rentabilité
Au premier semestre 2026, les ventes sont ressorties quasi stables à 3,743 milliards d’euros, et proches des attentes d'Oddo BHF qui tablait pour sa part sur un chiffre d’affaires semestriel de 3,738 milliards d’euros. Le consensus cité par le bureau d'études était un poil plus optimiste (3,745 milliards d'euros). À périmètre et changes constants, l’activité progresse de 1,7%
L'activité "grand public",enregistre des ventes en hausse de 2,3% en données comparables, et de 0,5% en chiffres publiés, soutenues entre autres par le succès des dernières innovations lancées par Seb.
Le groupe français a élargi sa gamme d’autocuiseurs avec Cookeo Infinity, de défroisseurs vapeur avec Aerosteam ou la machine à café ultra-compacte Coffee Crush qui a fait l'objet d'une opération de communication rondement menée pour sa sortie, réunissant presse et influenceurs comme le raconte Neomag.
Le groupe a aussi vu ses ventes de ventilateurs progresser avec les fortes chaleurs qui ont écrasé l'Europe en fin de semestre.
Un peu plus bas dans les comptes, le résultat opérationnel d'activité (ROPA) semestriel progresse de 44% en données publiées sur un an, à 172 millions d'euros. Seb qui a bénéficié d'une comparaison favorable avec le premier semestre 2025, dépasse les attentes du consensus (159 millions d’euros), cité par Oddo BHF qui attendait pour sa part 156 millions d'euros pour cet indicateur.
La marge correspondante progresse logiquement, à 4,6% au premier semestre 2026 contre 3,2% à fin juin 2025.
Le résultat net part du groupe bascule en revanche dans le rouge à - 124 millions d’euros contre 1 million d’euros au premier semestre 2025. Retraité charges exceptionnelles liées à la mise en place du plan "Rebond", le résultat net part du groupe aurait été positif, à hauteur de 41 millions d'euros.
La génération de flux de trésorerie libre, s'inscrit à 53 millions d'euros à fin juin 2026, là où le groupe en consommait plus de 210 millions d'euros au premier semestre 2025.
'Cette amélioration reflète la hausse du ROPA, une réduction du besoin en fonds de roulement d'exploitation de 43 millions d'euros (contre une augmentation de 150 millions d'euros un an plus tôt) et des dépenses d’investissement maitrisés ramenés à 99 millions d'euros (contre 160 millions d'euros)", détaille TP ICAP Midcap.
"Ce premier semestre est marqué par un redressement de notre Résultat Opérationnel d’Activité et une amélioration notable de notre génération de cash-flow libre, portés par la discipline sur nos coûts, premier effet visible de la mise en œuvre de notre plan Rebond", a déclaré son directeur général du groupe Stanislas de Gramont, dans un communiqué.
À la Bourse de Paris, ces annonces font mouche. L'action Seb progresse de plus de 13% ce jeudi 23 juillet, vers 12h20, occupant la deuxième place du SBF 120 derrière Soitec qui a créé la surprise en annonçant ses performances financières une semaine avant la date prévue.
Des objectifs annuels confirmés
Seb confirme au passage ses objectifs annuels. Le spécialiste du petit éléctroménager table sur une croissance de son ROPA en 2026, avec un effet positif du plan Rebond estimé entre 40 et 60 millions d’euros.
L'indicateur phare de rentabilité de Seb va aussi bénéficier d'effets de changes mieux orientés en 2025 et d'une poursuite d’un effet volume favorable. En revanche, la crise au Moyen-Orient devrait peser pour environ 30 millions d'euros, relève Oddo BHF dont les estimations de ROPA ont légèrement été remontées à 672 millions d'euros contre 651 millions d'euros précédemment.
Le groupe table aussi sur une génération de cash-flow libre plus normative, sans donner d’objectifs précis.
Seb ajoute que la trajectoire empruntée par sa trésorerie au premier semestre devrait également permettre une réduction du levier financier (dette nette rapporté au résultat brut d'exploitation) dès 2026, avec l’objectif de le ramener dans ses standards, autour de 2x (hors acquisitions), à horizon 2027.
Pour TP ICAP Midcap, l'exercice 2026 devrait toutefois rester avant tout une année d'exécution, quand Oddo BHF note que Seb dispose de nombreux facteurs propres pour alimenter la croissance de ses résultats.
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