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Cac 40 : Le rapport sur l'emploi aux Etats-Unis perturbe la Bourse de Paris

vendredi 7 mai 2021 à 15h37
Le mauvais rapport sur l'emploi américain pèse sur le marché parisien

(BFM Bourse) - En légère hausse dans la matinée dans l'attente du rapport sur l'emploi américain qui alimentait les craintes inflationnistes, le CAC 40 a brièvement effacé ses gains en début d'après-midi alors que les créations d'emplois ressortent largement en-deçà des attentes du marché, avant de reprendre sa marche en avant.

"Une véritable douche froide" selon John Plassard, directeur des investissements chez Mirabaud. De l'avis de tous les experts de marché, le rapport mensuel sur l'emploi américain publié ce vendredi à 14h30 est mauvais. Alors que le marché attendait 1 million de créations d'emplois dans le secteur non-agricole en avril aux Etats-Unis, celles-ci n'ont progressé que de 266.000 - soit la 2e plus grosse erreur des analystes depuis la création de ce rapport, après celle du mois de mars 2020.

Le nombre de créations d'emplois sur le mois précédent a également été nettement revu en baisse, de 916.000 à 770.000. Le taux de chômage s'établit ainsi à 6,1% à la fin du mois d'avril (contre 6% à fin mars, ce qui constitue sa première hausse depuis mai 2020), quand le consensus misait sur 5,8%. De quoi peut-être remettre en question la vigueur de la reprise économique tant attendue, mais surtout apaiser le regain des craintes inflationnistes qui pèse sur les valeurs de croissance depuis plusieurs séances.

Dans un marché parisien peu animé et en légère progression dans la matinée, la publication de ce rapport s'est traduit par un léger basculement dans le rouge, le CAC cédant jusqu'à 0,23%, avant un retour à l'équilibre peu après 15h. Après avoir digéré le rapport, le marché parisien repart néanmoins de l'avant et affiche un gain de 0,21% à 6.370,36 points peu avant 16h.

Pétrolières et bancaires à la peine

Peu marqués à la mi-journée, les mouvements individuels s'accentuent en ce début d'après-midi, le rapport ayant des incidences marquées sur plusieurs classes d'actifs, dont les taux d'emprunts d'Etat qui se détendent très nettement et le pétrole qui reflue. Sur le marché parisien, on retrouve ainsi les valeurs bancaires et pétrolières parmi les plus fortes baisses (-3,1% pour Crédit Agricole, -0,8% pour BNP Paribas et Total). De l'autre côté, on retrouve notamment l'ensemble du compartiment technologique (+2,6% pour STMicro, +2,1% pour Worldline, +1,7% pour Atos, +1,2% pour Teleperformance), alors que s'éloigne le spectre de resserrement monétaire tant redouté par les valeurs dites de croissance, le président de la Fed de Minneapolis Neel Kashkari ayant déclaré que "les discussions sur le "taper tantrum" (soit l'arrêt progressif du Quantitative Easing) étaient reportées au quatrième trimestre".

"Forte baisse des créations d’emplois, hausse du chômage, baisse du salaire horaire annuel, il n’en fallait pas plus pour que les attentes d’une normalisation économique de la part de la Fed ne soient remises aux calendes grecques" réagit John Plassard. S'il juge cela "encourageant pour la perfusion des marchés (et notamment les valeurs de croissance), cela laisse tout de même planer des questions concernant les nombreuses aides du gouvernement américain qui semblent inciter certains Américains à rester chez eux" estime-t-il.

Du côté des rendements souverains, le taux des "Treasuries" à 10 ans a brusquement chuté de 1,57% à 1,49%, avant de revenir au-dessus du seuil symbolique des 1,5% à 15h10 (à 1,54%). L'once d'or s'est pour sa part appréciée de plus de 20 dollars à plus de 1.840 dollars, un pic depuis fin février dernier, avant de rétrocéder environ la moitié de ses gains pour se négocier autour de 1.830 dollars. Le ralentissement de l'économie américaine provoque également un vif reflux du billet vert face à la monnaie unique, qui reprend 0,44% à 1,2119 dollar. Enfin, l'or noir cède du terrain face à la perspective d'une demande en hydrocarbures plus faible qu'escompté, le baril de Brent cédant 0,70% à 67,61 dollars quand celui de WTI lâche 0,83% à 64,17 dollars.

Quentin Soubranne - ©2021 BFM Bourse
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