(BFM Bourse) - La reprise de discussions entre l'Ukraine et la Russie, pour la première fois depuis deux semaines, alimente à nouveau l'espoir d'une issue à la guerre. Le CAC 40 a décollé de plus de 3% ce mardi, revenant ainsi à son niveau à la veille du déclenchement de l'invasion russe.
Une nouvelle fois -malgré l'échec des précédentes tentatives de médiation- les investisseurs se sont pris à croire à un possible cessez-le-feu en Ukraine alors que se tenait ce mardi à Istanbul de nouvelles discussions entre les belligérants. L'Ukraine s'est dit ouverte depuis quelques jours à adopter un statut de stricte neutralité, tandis que le camp russe a semblé revenir sur certains objectifs que le Kremlin avait fixé au début de l'offensive. Le CAC 40 a dans ce cadre décollé de 3,08% à 6.792,16 points. Depuis un plancher proche de 5.800 points touché le 7 mars, l'indice tricolore affiche désormais un rebond de plus de 17% et retrouve ainsi son niveau du 23 février. À la veille du déclenchement de l'offensive russe, le CAC avait alors clôturé à 6.780,67 points.
Dans ce contexte, les groupes considérés comme les plus exposés à la Russie se sont hissés parmi les plus fortes hausses du jour, Renault finissant en tête du CAC sur un gain de 11,7% tandis que Société Générale a accéléré de 8,3%. D'une manière générale l'automobile et la banque ont été recherchés: Stellantis a aussi gagné 6,6%, Faurecia a bondi de 17,25% et Valeo de 15,7%. Côté bancaire BNP Paribas (+6,4%) et Crédit Agricole (+5,7%) ont emboîtéle pas à SocGen dans un contexte de remontée des taux obligataires, un facteur favorable à la rentabilité de l'activité de crédit.
Le luxe n'était pas en reste avec 5,7% de gains pour LVMH et 5,5% pour Hermès, ou encore 4,4% pour L'Oréal.
Inversement les valeurs défensives ont perdu de l'intérêt aux yeux des opérateurs, Thales cédant 5% et Sanofi 2,2% malgré le relèvement en hausse de son estimation de pic des ventes pour son nouveau best-seller Dupixent : le laboratoire attend désormais jusqu'à 13 milliards d'euros de revenus annuels pour cet anti-inflammatoire.
Les principaux indices outre-Atlantique progressaient vivement de leur côté, l'indice technologique Nasdaq Composite menant la marche, avec des gains soutenus pour Booking, Zoom, JD.com ou encore Netflix.
Les cours pétroliers, qui avaient flambé au moment de l'invasion et des menaces de boycott des approvisionnements russe, ralentissaient nettement de leur côté, en baisse de 3% à 106,20 dollars s'agissant du baril de Brent et -3,23% à 102,54 dollars pour le WTI.
Le regain d'optimisme favorisait également l'euro, en hausse de 1,08% à 1,1006 dollar en fin de séance européenne.