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CAC 40

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Cac 40 : Le marché parisien perd 2,7% vendredi et signe sa pire semaine depuis l'invasion de Ukraine

vendredi 10 juin 2022 à 17h36
La Bourse de Paris signe sa pire semaine depuis fin février

(BFM Bourse) - La persistance d'une forte inflation, avec un indice des prix à la consommation à nouveau supérieur aux attentes outre-Atlantique en mai, et le ralliement (trop tardif ?) de la BCE à une politique restrictive ont insufflé un nouvel accès de volatilité sur les marchés. Le CAC 40 a dégringolé vendredi, accumulant ainsi 4,6% de pertes cette semaine, la plus mauvaise performance hebdomadaire depuis la semaine suivant le déclenchement de l'offensive russe en Ukraine.

Hors de contrôle. En mai, les prix à la consommation aux Etats-Unis ont connu une progression de 8,6% sur un an, suggérant une reprise de l'accélération (le rythme avait un peu ralenti entre mars et avril) et prenant de court le consensus des prévisions des économistes pour... la 22e fois au cours des 24 derniers mois. Paniqués de voir que le foyer de la hausse des prix irradie de plus en plus fort, ce qui ne pourra que pousser les banques centrales vers des mesures de plus en plus radicales pour tenter de circonscrire l'incendie, les investisseurs ont fui les actifs à risque. Le CAC 40 a accéléré son repli vendredi, cédant 2,69% à 6.187,23 points. De quoi porter son recul hebdomadaire à -4,6%, la plus mauvaise performance depuis la chute de plus de 10% au cours de la semaine du 28 février au 4 mars dans le sillage immédiat du déclenchement de l'offensive russe en Ukraine.

La Bourse de Paris a passé l'essentiel de la semaine dans le rouge, déjà pénalisée jeudi en réalisant que la Banque centrale européenne ne pourrait plus longtemps différer le durcissement de sa politique monétaire, en annonçant une première hausse de 0,25 point de son taux directeur en juillet et potentiellement une hausse encore plus marquée en septembre.

De plus, alors que la Réserve fédérale des Etats-Unis a quant à elle déjà bien entamé son cycle de hausse des taux, l'inflation outre-Atlantique ne donne aucun signe de s'apaiser. Au contraire, l'indice des prix (CPI) calculé par le Bureau of Labor Statistics a ré-accéléré en mai à 8,6%, effaçant la (modeste) décélération (de 8,5% à 8,3%) observée en avril.

Dans ce contexte, les opérateurs s'attendent à voir les banques centrales procéder à des hausses à tout-va -voire en dehors même des réunions périodiques de politique monétaire- tout en ayant de moins en moins confiance sur l'efficacité de ses mesures, cas de figure particulièrement défavorable.

Le vent de panique a saisi l'ensemble de l'échantillon phare du marché parisien, les 40 titres finissant dans le rouge (en faisant l'impasse sur un ponctuel 41e, Euroapi, qui a d'ailleurs conservé une avance de 1,2%).

Les bancaires (-6,1% pour Société Générale, -5,9% pour Crédit Agricole et -5% pour BNP) ont été particulièrement sanctionnées, montrant que les inquiétudes à l'égard de l'économie ont largement pris le pas sur l'effet mécaniquement positif du renchérissement des rendements obligataires dans les résultats des banques. Les sociétés jugées les plus exposées à la conjoncture ont globalement été les plus affectées à l'image de l'automobile (-5,1% sur Stellantis) ou la sidérurgie (-4,7% sur ArcelorMittal).

DBV Technologies prolonge son rebond, Orpea en difficulté

Parmi les rares valeurs dans le vert ce vendredi à Paris, DBV Technologies a fait exception en grimpant de 14,6% après avoir fait part d'un placement privé d'un montant de 181 millions d’euros pour financer son activité au-delà des 12 prochains mois et préparer l'essai concernant les plus de 4 ans sur son produit phare. Les bons résultats d'EPITOPE et le nouveau renforcement du bilan de l'entreprise ont permis à DBV de regagner 64,5% à l'échelle hebdomadaire.

Le pétrole toujours à plus de 120 dollars

L'ascension des tarifs pétroliers s'interrompait vendredi, mais les principales références restaient à haut niveau proche de 120 dollars (120,85 dollars pour le Brent, 119,48 dollars pour le WTI).

Malgré le relèvement annoncé des taux directeurs en zone euro, la monnaie unique ne parvenait pas à résister à l'envolée de la prime de risque, cédant 0,91% à 1,0521 dollar.

Guillaume Bayre - ©2022 BFM Bourse
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