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CAC 40

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Cac 40 : Le CAC 40 termine sur une bonne note mais boucle sa pire semaine depuis mi-juin

vendredi 30 octobre 2020 à 18h00
Pire semaine depuis juin pour le marché parisien

(BFM Bourse) - Malgré de bonnes dispositions, le marché parisien a peiné à reprendre de la hauteur ce vendredi (+0,54% pour le CAC), tiré vers le bas par des indices américains dans le rouge après les résultats des GAFAM. La Bourse de Paris met un terme à quatre séances consécutives de baisse mais lâche 6,4% sur la semaine, sa plus mauvaise performance hebdomadaire depuis juin.

Dans un marché agité, le CAC 40 termine une semaine éprouvante sur un gain de 0,54% à 4,594,24 points en clôture, proche de son plus haut de la journée après avoir pourtant ouvert en baisse de plus de 1,1%. En lâchant 6,4% sur la semaine, l'échantillon principal boucle néanmoins sa pire semaine depuis celle terminée le 12 juin (-6,9%), quand le marché parisien craignait... une deuxième vague. Celle-ci s'est donc matérialisée, et les (re)confinements imposés par la France et l'Allemagne cette semaine pour tenter d'endiguer une pandémie hors de contrôle a vivement fait tanguer les marchés cette semaine, notamment mercredi.

Assez rare pour le souligner, le marché parisien est parvenu à résister, dans l'après-midi, au vif repli de Wall Street. Après une ouverture en ordre dispersé, les principaux indices new-yorkais ont lâché près de 2% sur la première heure de cotation et affiche toujours de lourdes pertes à 17h45 (de -1,1% pour le Dow à -2,4% pour le Nasdaq), alors que les géants technologiques ont déçu le marché avec des précisions décevantes pour le T4 (Amazon), une mise en garde contre une année 2021 difficile (Facebook) ou une chute plus marquée que prévu des ventes d'iPhone (Apple). Ces résultats en-deçà des attentes ont rendu le marché nerveux, alors que les investisseurs n'avaient pas besoin de ça à quelques jours de l'élection présidentielle.

Dans le même temps, la crise sanitaire pèse toujours autant sur les marchés. Pour faire face à la nouvelle vague de contaminations en Europe, les États ont pris des remèdes similaires à ceux du mois de mars, avec la fermeture des commerces non-essentiels et, dans certains pays comme la France dès vendredi, un nouveau confinement. "Au vu des reconfinements européens, le mois de novembre sera mauvais et le mois de décembre incertain. Il en résultera de mauvais chiffres pour le quatrième trimestre", avancent les analystes de Saxo Banque.

Une récession de 11% pour 2020 en France

Le reconfinement va provoquer une chute de l'activité économique de près de 15%, a déjà estimé jeudi soir le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, précisant que le gouvernement tablait désormais sur une récession de 11% sur l'ensemble de l'année, contre -10% prévu jusqu'ici.

Parallèlement, si le rebond de la croissance a été très impressionnant aux Etats-Unis (+33,1% en rythme annualisé, du jamais-vu), l'avenir se révèle nettement plus incertain et certains brandissant la menace d'une récession en double creux ("double dip"). "Ces très bons chiffres de croissance nous parlent d'un temps très lointain où l'économie sortait de confinement", fait ainsi valoir Stéphane Déo, stratégiste de La Banque Postale Asset Management.

La microéconomie au soutien

Comme depuis le début de la semaine, les opérateurs ont donc dû se pencher sur la microéconomie pour trouver un peu de réconfort. La cote parisienne est de fait restée animée par son lot quotidien de publications trimestrielles, et c'est Saint-Gobain qui domine le palmarès du CAC avec un gain de 4,7%, consécutif au relèvement de ses prévisions pour 2020 "hors impact majeur nouveau de la récente dégradation sanitaire". Total grimpe aussi de 2,7% après avoir renoué avec un bénéfice net au troisième trimestre dans un contexte toujours aussi peu porteur pour l'industrie pétrolière.

Pas de miracle pour Safran, dont les revenus ont chuté de 44% sur les trois derniers mois, mais sont stables par rapport au trimestre précédent. L'équipementier aéronautique a en revanche maintenu ses perspectives annuelles et déclaré être en voie d’atteindre ou de dépasser ses objectifs de réduction des coûts engendrés par la pandémie, et son titre prend 3,4%.

Seul le secteur technologique termine nettement dans le vert dans le sillage des géants américains du secteur en net repli (-5,5% pour Apple, -5,2% pour Amazon et Facebook), avec des replis de 2,4% pour Worldline et de 1,5% pour STMicro. Paradoxalement, c'est sans doute la faiblesse du compartiment technologique de la cote parisienne qui lui a permis de si bien résister au plongeon des indices new-yorkais cet après-midi.

À l'inverse, Ubisoft est contraint de reporter la sortie de deux jeux phares dont le développement a été retardé par le Covid, et lâche 7,5%. Massivement soutenu par Paris et La Haye face à la crise qui ravage le secteur aérien, Air-France a encore perdu 1,6 milliard d'euros au troisième trimestre. Le titre de la compagnie grappille néanmoins 1%.

Le rebond peine également à se matérialiser sur le marché pétrolier, où les cours des principales références de brut évoluent encore dans le rouge à 13h (-1,83% à 37,56 dollars pour le Brent et -2,32% à 35,33 dollars pour le WTI).

Enfin, sur le Forex, la parité eurodollar se stabilise (-0,16% à 1,1652 dollar) à 18h.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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