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CAC 40

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Cac 40 : Le CAC 40 marque finalement une pause

jeudi 19 novembre 2020 à 18h00

(BFM Bourse) - La Bourse de Paris a mis fin à une série de quatre séances consécutives de gains, le retour des inquiétudes relatives à la pandémie interrompant le récent retour en grâce des valeurs cycliques.

Le retour des inquiétudes sur le front sanitaire, associé à des prises de bénéfices somme toute logiques au sortir d'un rallye historique, ont provoqué un reflux relativement contenu du marché parisien jeudi. Le CAC 40 a rétrocédé , le CAC rétrocédant 0,67% à 5.474,66 points, dans un volume échangé de 3,75 milliard d'euros.

"La progression rapide de l'épidémie prend de vitesse les progrès réalisés sur les vaccins" constate Tangi Le Liboux, analyste d'Aurel BGC, alors que Pfizer et BioNTech ont fait part mercredi de résultats complets de l'étude clinique de leur vaccin expérimental encore meilleurs que ceux annoncés initialement. La prolongation des restrictions augmente "le risque que les dégâts économiques deviennent permanents" pour certains secteurs, prévient Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Et alors que l'enthousiasme lié aux annonces vaccinales retombe, les investisseurs ne peuvent qu'espérer en nouveaux soutiens, qui pourraient intervenir sous la forme de mesures de relance. En Europe, un sommet entre les 27 pays de l'Union européenne aura pour but de faire face au veto au plan de relance opposé par la Hongrie et la Pologne. Mais "à ce stade, tout est bloqué" indique Tangi Le Liboux, faisant également référence aux négociations autour du Brexit qui animeront aussi la rencontre virtuelle.

La présidente de la Banque centrale européen Christine Lagarde a appelé jeudi matin à la mise en place opérationnelle "sans délai" de ce plan de relance lors d'une audition devant le Parlement européen, avant que les 27 ne se réunissent dans la journée.

Outre-Atlantique, après l'annonce d'une hausse du nombre d'inscriptions au chômage à 742.000 demandes la semaine dernière, et tandis que la progression de l'étendue du Covid entraînait de nouvelles restrictions comme la fermeture des établissements scolaires à New York, les indices généralistes refluaient soit au moment de la clôture européenne -0,4% pour le Dow Jones et -0,1% pour le S&P 500, tandis que le Nasdaq Composite retrouvait par contraste de l'attrait aux yeux des intervenants à +0,48%.

Prises de bénéfices sur les banques, les foncières et les pétrolières

Dans ce contexte de résurgence des craintes sanitaires, les opérateurs ont de nouveau préféré les entreprises de croissance aux valeurs décotées, lesquelles s'étaient offert un bon bol d'air au cours des trois dernières semaines. Exemple frappant, celui d'Europcar qui s'est effondré à nouveau sous le seuil symbolique de 1 euro l'action (en baisse de 29,7%), alors que les créanciers du groupe semblent être voués à prendre la main sur le capital.

Parmi l'échantillon vedette, ce sont notamment Danone (-3,11%), Veolia (-2,4%), ArcelorMittal (-2,25%) ou Total (-2,1%) qui ont fait les frais de ce retour de bâton. Le compartiment bancaire (-1,4% pour Société Générale, -1% pour Crédit Agricole et -0,9% pour BNP Paribas) a également fait marche arrière, sur des replis toutefois nettement plus limités en clôture par rapport au pire de la séance.

Bouygues a finalement terminé en repli de 0,77% en dépit du relèvement de ses prévisions pour 2020, malgré le reconfinement, grâce à "de très bons résultats" lors du troisième trimestre.

Décidément voué à passer d'une extrémité du palmarès à l'autre, Unibail-Rodamco-Westfield a reculé de près de 4% après la nomination d'un nouveau président du directoire, scellant la victoire des opposants à la stratégie de la direction sortante. Leur refus d'avaliser le projet d'augmentation de capital avait notamment fait grimper le titre la semaine dernière. Toujours parmi les foncières, à signaler -3,7% pour Klépierre, -1,15% pour Icade et -1,95% pour Mercialys.

De l'autre côté du CAC 40, Alstom a réussi à boucler (retraité du détachement du DPS en début de semaine) une 4e séance de hausse, en limitant sa performance à +0,55% en clôture toutefois contre plus de 3% à la mi-journée.

Au sein du SBF 120, Vallourec a dévissé de 10% après avoir vu sa perte nette se creuser entre juillet et septembre, tandis que sa volonté de restructuration financière pourrait transférer le contrôle du groupe à ses créanciers. Le reste des parapétrolières n'était pas épargné (-4,7% pour CGG et -4,8% pour TechnipFMC).

En outre, les cours pétroliers repartaient également à la baisse, la poursuite de la deuxième vague de la pandémie et les nouvelles restrictions annoncées ces dernières heures l'emportant sur les espoirs d'une prolongation des mesures prises par l'Opep et ses alliés pour limiter leur production. Peu avant 18h40, le baril de Brent cède 0,68% à 44,04 dollars et celui de WTI 0,81% à 41,48 dollars.

Le regain d'aversion au risque se traduit par un renchérissement du billet vert. L'euro fléchit de 0,1% à 1,1844 dollar.

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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