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Vallourec : Vallourec creuse ses pertes et pourrait passer sous le contrôle de ses créanciers

jeudi 19 novembre 2020 à 11h00
Vallourec pourrait passer sous le contrôle de ses créanciers

(BFM Bourse) - Tributaire d'un marché des hydrocarbures en nette contraction avec la crise sanitaire, le spécialiste français des tubes en acier sans soudure a enregistré une nouvelle perte nette au troisième trimestre et s'apprête à restructurer -encore- son capital. Il pourrait passer sous le contrôle de ses créanciers. Le cours de l'action s'effrite encore.

Les ennuis continuent pour Vallourec, toujours empêtré dans les conséquences économiques de la crise sanitaire qui a plongé le marché nord-américain des huiles et des gaz de schiste -auquel il est très exposé- dans la tourmente. Le spécialiste tricolore des solutions tubulaires, principalement à destination des compagnies pétrolières et gazières même s'il compte également d'autres partenaires industriels- a ainsi vu sa perte nette se creuser encore légèrement entre juillet et septembre, à 69 millions d'euros contre 60 millions un an plus tôt.

Le chiffre d'affaires du groupe a pour sa part chuté d'environ un tiers, à 716 millions d'euros au troisième trimestre, et ressort assez nettement inférieur au consensus puisque les analystes misaient sur 784 millions d'euros.

Après avoir déjà annoncé la suppression de 900 postes en Amérique du Nord au premier semestre, soit le tiers des effectifs de la zone, Vallourec a annoncé qu'il allait devoir procéder à environ 1.050 suppressions de postes supplémentaires (dont 350 en France) "afin de renforcer structurellement sa compétitivité".

Renouvellement du contrat avec Total

Les résultats présentés ressortent néanmoins "en ligne avec nos attentes", a commenté le président du directoire Edouard Guinotte, en insistant sur la "capacité de résistance" de Vallourec. Le groupe a ainsi annoncé le renouvellement pour cinq ans de son contrat cadre avec Total, celui-ci intervenant après l'extension en juillet du partenariat avec un autre major, le brésilien Petrobras.

Sur les neuf premiers mois, les ventes ont reculé d'un quart à 2,4 milliards d'euros et le groupe a enregistré une perte nette de 636 millions (contre 227 millions pour la même période en 2019). La marge industrielle s'est pour sa part établie à 451 millions d’euros, en baisse de 107 millions d’euros par rapport aux neuf premiers mois de 2019, "résultant en premier lieu d’une activité plus faible dans le secteur "pétrole et gaz" en Amérique du Nord (le groupe souligne notamment que le nombre d’appareils de forage dans la région a atteint son plus bas niveau mi-août et estime que les prix “devraient commencer à se redresser début 2021, NDLR) dans cette région et dans une moindre mesure dans l’Industrie en Europe". Cette baisse n'est qu'en partie compensée par les réductions de coûts, une contribution plus forte de la mine et une autre, positive, du secteur "pétrole et gaz" en Amérique du Sud.

Si le contexte économique demeure "très incertain" selon les termes employés par Edouard Guinotte, le groupe maintient tout de même ses perspectives financières pour l'ensemble de son exercice, à savoir 130 millions d’euros d’économies brutes, en plus de l’ajustement de ses coûts variables à la baisse de l’activité, et un contrôle strict de ses dépenses, avec une enveloppe d’investissements limités à environ 160 millions.

Restructuration financière

Après avoir dû renoncer à un projet d’augmentation de capital de 800 millions d’euros au printemps dernier face à l’effondrement des cours du pétrole dû à la crise sanitaire, Vallourec a sollicité ses créanciers cet automne pour restructurer sa dette qui s'élevait à 3,5 milliards d'euros à fin septembre, dont 1,7 milliard qui arrive à échéance fin février prochain, précise le groupe. Ce dernier a ainsi annonce mardi viser une réduction de sa dette d'un peu plus de 50% au moyen d'une conversion en capital, ce qui reviendrait à donner le contrôle à ses créanciers. Les principaux actionnaires du groupe sont la banque publique Bpifrance et le japonais Nippon Steel.

Cette nouvelle dilution est mal accueilli par le marché, alors que le cours de Bourse de Vallourec a déjà fondu de près de 99% depuis 2011, quand le titre s'échangeait à plus de 2.100 euros. Ce jeudi, à 10h40, l'action du groupe parapétrolier s'enfonce de 9% à 20,4 euros, après avoir néanmoins repris 130% entre son plus bas historique touché le 29 octobre et son plus haut du mardi 17 novembre. Cette rechute porte toutefois à 80% son plongeon depuis le 1er janvier, et le groupe ne pèse plus que 230 millions d'euros, quand il affichait encore une capitalisation boursière proche de 4 milliards d'euros en janvier 2017.

Quentin Soubranne - ©2021 BFM Bourse
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