Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

CAC 40

PXI - FR0003500008
6 430.19 +1.30 % Temps réel Euronext Paris

Cac 40 : Le CAC 40 enchaîne une troisième semaine de baisse

vendredi 28 janvier 2022 à 18h15
Le marché parisien limite la casse ce vendredi

(BFM Bourse) - Au terme d'une nouvelle séance éprouvante pour les nerfs des investisseurs, le baromètre du marché parisien limite son repli à 0,82% ce vendredi, notamment grâce aux probants résultats annuels des plus grandes capitalisations européenne (LVMH) et mondiale (Apple), mais accuse 1,45% de retard sur l'ensemble de la semaine.

La prudence et le regain d'aversion pour le risque constatés lors des deux semaines précédentes (-1,06% puis -1,05%) ne s'est pas démenti cette semaine. L'ambiance a même franchement tourné à la panique lundi (-3,97%) alors que la menace d'un conflit armé en Ukraine est venue s'ajouter à l'attente entourant la réunion de la Fed. La nervosité est ensuite restée de mise, avec à la clef de brusques mouvements de marché. Parvenu à boucler la séance de jeudi dans le vert (+0,55%) malgré un repli matinal de plus de 1,5%, le CAC 40 a encore repris près de 2% au cours de la séance ce vendredi, aidé en ce sens par le rebond matinal des indices new-yorkais, mais cela n'a pas suffi à combler les lourdes pertes de la mi-journée (jusqu'à -2,5% peu avant 14h). L'indice vedette de la Bourse de Paris termine ainsi la séance sur un recul de 0,82% à 6.965,88 points, dans un volume de transactions encore nourri de 5,1 milliards d'euros. La baisse atteint 1,45% en rythme hebdomadaire.

À noter que le CAC n'avait pas enregistré une telle séquence baissière depuis juillet 2021 et l'apparition du variant Delta.

Plutôt pas rassurés par le ton restrictif employé par Jerome Powell, qui conduit à anticiper un resserrement monétaire déterminé, et les tensions entre l'Ukraine et la Russie, les investisseurs ne sont plus prêts à payer le risque aussi généreusement qu'avant. "Le retrait de la liquidité à venir, qui a été un socle important de l’accroissement du prix des actifs sur la période récente, affecte donc les segments de marché dont les valorisations sont les plus exigeantes. Ceci, explique en partie le fait que les titres dits de "value", c’est-à-dire relativement bon marché, surperforment ceux dits de "croissance" dont en général les valorisations sont exigeantes", rappelle Sebastian Paris Horvitz, le responsable de la recherche de La Banque Postale Asset Management.

Dans le sillage des brillants résultats de LVMH, qui a gagné jusqu'à 5% en début de séance, la Bourse de Paris avait pourtant démarré la journée dans le vert. Mais une nouvelle fois les gains se sont vite évaporés, confirmant le regain impressionnant de volatilité qu'on observe (dans un sens ou dans l'autre) depuis plusieurs séances - le CAC 40 ainsi lâché 2,9% entre l'ouverture et 14h avant de reprendre près de 2% dans l'après-midi.

Wall Street au rebond

Impressionnante à Paris, la volatilité l'est tout autant à New York, comme en témoignent les spectaculaires rebonds du S&P, qui a réussi à finir dans le vert mercredi et jeudi dans le vert après avoir cédé plus de 2% au cours de ces séances - ce qui ne lui était plus arrivé depuis 2008. Elle n'a en outre pas l'air de vouloir se calmer ce vendredi, puisqu'après une ouverture en baisse de 0,7%, le S&P reprend 1,3% supplémentaires peu après 18h. En baisse de 8% dans les premires échanges, le Nasdaq Composite s'adjuge de son côté plus de 2% au même moment dans le sillage d'Apple (+5,5%). La première capitalisation mondiale a de fait dévoilé des résultats trimestriels et annuels records, avec près de 124 milliards de dollars de revenus et 34,6 milliards de bénéfices... sur les trois derniers mois de l'année.

LVMH limite le repli du marché parisien

La première capitalisation tricolore (et plus grosse pondération du CAC) gagne finalement 3,2%, après avoir fait état d'un bénéfice net plus que doublé en 2021. Hors de l'indice, JCDecaux maintenait plus de 13,3% de gains en ayant agréablement surpris en faisant nettement mieux que prévu au dernier trimestre 2021. Dans le rouge à la mi-journée, plusieurs valeurs de croissance ont remonté la pente dans le sillage du rebond matinal du Nasdaq (+0,9% pour Teleperformance, +0,8% pour Eurofins, +0,6% pour Worldline)

Après son interminable plongeon sur fond d'accusations de maltraitance dans ses Ehpad, Orpea rebondit enfin (+6%). Brutalement sanctionné aussi cette semaine, Korian reprend de son côté 9%.

Dans l'autre sens, Alstom abandonne 8,2% après la dégradation du conseil d'Exane, tandis qu'une note positive de Stifel (le bureau est passé à l'achat avec un objectif de 109 euros) n'a pas suffi à sauver Vinci (-0,8%).

Le bitcoin peine à rebondir

Renault, en verve ces trois dernières séance grâce à la présentation du plan électrique du groupe et de ses partenaires de l'Alliance, rétrocède 2,3%. ArcelorMittal (-5,3%), Safran (-3,8%), Danone (-2,8%) ou encore AIrbus, Stellantis et BNP Paribas (-2,7%) ont également souffert.

Les tarifs pétroliers repartent quant à eux de l'avant, le baril de Brent ayant même de nouveau le seuil des 90 dollars en ligne de mire à 18h15 (+1,2% à 89,3 dollars), continuant d'être porté par les tensions géopolitiques et aux doutes sur la capacité de l'Opep+ à reconstituer sa production au rythme attendu. En décembre 2021, la production de l'alliance élargie a augmenté de 253.000 barils par jour en moyenne, loin de l'objectif d'une augmentation de l'ordre de 400.000 barils jour.

Sur le marché des changes, l'euro rebondit timidement (+0,1% à 1,1160 dollar), tandis que le bitcoin se stabilise (-0,4% à environ 37.000 dollars).

Quentin Soubranne - ©2022 BFM Bourse
Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+313.30 % vs +29.35 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat