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CAC 40

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Cac 40 : La santé de fer des poids lourds du marché ramène le CAC au-dessus de 6.800 points

jeudi 28 octobre 2021 à 18h23
Le CAC franchit de nouveau les 6800 points en clôture

(BFM Bourse) - Ni le statu-quo attendu de la BCE ni la révision à la baisse de la croissance américaine n'ont altéré la tendance positive du CAC, qui termine la séance à un nouveau plus haut depuis le 17 août dernier, soutenu par les résultats globalement très solides de ses fleurons.

Submergé d'actualités, entre résultats trimestriels (globalement convaincants, comme la veille), données économiques en provenance des Etats-Unis et discours de Christine Lagarde notamment, le marché parisien a conservé son biais positif de la matinée, bien aidé en cela par les excellents bulletins de santé (trimestriels) fournis par les poids lourds de la cote. Le CAC 40 a même légèrement accentué ses gains dans l'après-midi, malgré des indicateurs d'activité très contrastés outre-Atlantique, et termine la séance à plus de 6.800 points pour la première fois depuis le 17 août dernier, à 6.804,22 points (+0,75%).

Comme prévu, la BCE a maintenu jeudi toutes ses mesures de soutien à l'économie malgré la forte poussée de l'inflation en zone euro, ce qui renvoie à décembre la décision concernant une normalisation progressive de la politique monétaire. L'activité économique en zone euro continue de se redresser fortement mais "l'élan ralentit", a souligné la présidente de l'institution Christine Lagarde, qui a par ailleurs réaffirmé que les taux ne seraient pas relevés tant que la cible d'inflation de 2% à moyen terme n'est pas en vue.

Le S&P et le Nasdaq à un sommet historique

Les investisseurs ont pris connaissance au même moment d'un net tassement de l'activité aux Etats-Unis, où le PIB n'a crû que de 2,0% en rythme annualisé entre juillet et septembre selon le département du Commerce, quand le consensus misait sur 2,6%. Cette déception, qui s'explique principalement par l'impact du variant Delta du coronavirus, est largement occultée par la vigueur du rebond des profits des grands noms de Wall Street, notamment Ford et Carterpillar ce jeudi. Globalement, les bénéfices des entreprises du S&P 500 sont désormais attendus en hausse de 37,6% sur un an au 3e trimestre, contre +29,4% attendu au début de la période de publication, selon les données de Refinitiv. Vers 18h, le S&P (+0,7%) et le Nasdaq (+1%) atteignent de nouveaux records historiques, quand le DJIA grappille 0,7%.

Si les investisseurs ont également continué de surveiller la situation sanitaire en Chine, les progrès sur le vote du plan de relance au Congrès américain ou le regain de tensions diplomatiques entre Pékin et Washington, ils étaient toutefois focalisés sur les résultats trimestriels.

Les relèvements d'objectifs de Dassault Systèmes, Capgemini et STMicro applaudis

Sur le podium du palmarès du CAC, on retrouve trois groupes du secteur technologique -au sens large- dont les résultats trimestriels ont été assortis de relèvement des perspectives annuelles. Le spécialiste des semi-conducteurs STMicro s'adjuge 6,3% après avoir vu ses revenus croître de près de 20% au troisième trimestre, à 3,2 milliards de dollars, soutenus par la très forte demande mondiale pour les puces électroniques. Sa marge brute a encore progressé, s'établissant à 41,6% entre juillet et septembre contre 40,5% au trimestre précédent et son bénéfice net a presque doublé sur un an, à 474 millions d'euros. Le groupe, qui compte Apple et Tesla parmi ses clients, s'attend désormais à enregistrer 12,6 milliards d'euros de revenus en 2021, soit 100 millions de plus qu'avant.

Capgemini prend également 6% après avoir encore accéléré au 3e trimestre, ce qui lui permet de rehausser ses prévisions annuelles à la fois de chiffre d'affaires, de rentabilité et de génération de flux de trésorerie.

Le champion français du logiciel Dassault Systèmes procède aussi à un second relèvement de ses objectifs annuels en l'espace de trois mois, porté par d'excellents résultats commerciaux et opérationnels au troisième trimestre. Le groupe prévoit notamment une croissance de son bénéfice net par action de 25 à 27%, contre 23 à 25% dans ses prévisions d'il y a trois mois, après que son bénéfice net a progressé de 41% sur un an à près de 300 millions d'euros au 3e trimestre. Son titre avance de 5,9%.

Airbus et TotalEnergies vont mieux

En première ligne face à la crise sanitaire, les deux géants de la Bourse de Paris ont repris du poil de la bête en 2021 comme en attestent leurs comptes sur les neuf premiers mois de l'année. L'avionneur européen enregistre un rebond de ses ventes de 17% à 35,2 milliards d'euros sur la période, pour un bénéfice net de 2,63 milliards d'euros, à comparer à une perte nette de 2,9 milliards entre janvier et septembre 2020. Si le chiffre d'affaires du 3e trimestre a souffert de l'effet de rattrapage post-confinement l'an dernier à la même époque (-6% à 10,5 milliards), le constructeur compte désormais réaliser un bénéfice opérationnel ajusté de 4,5 milliards d'euros cette année, contre 4 milliards envisagés jusque-là. Airbus indique par ailleurs être parvenu à surmonter les difficultés liées à sa chaîne d'approvisionnement et notamment les pénuries de main d'œuvre, ce qui lui permet de confirmer sa prévision de 600 livraisons d'avions cette année, contre 566 en 2020. Le titre avance de 1,8%.

Le géant français de l'énergie TotalEnergies a publié jeudi des résultats en très forte hausse au titre du troisième trimestre 2021, grâce à la flambée historique des cours du gaz et à la très forte hausse de ceux du pétrole. Son résultat net ajusté a ainsi bondi à 4,8 milliards d'euros sur les trois derniers mois, contre 850 millions un an plus tôt et alors que le consensus tablait sur 4,32 milliards d'euros. TotalEnergies a par ailleurs confirmé son intention de racheter pour 1,5 milliard d'euros de ses propres actions au dernier trimestre. Son titre cède néanmoins 0,8%, victime de la rechute des cours du brut (-1,3% pour le baril de Brent à 82,8 euros vers 18h10) ce jeudi en réaction à une hausse inattendue des stocks américains, ainsi qu'à la volonté de Téhéran de reprendre les négociations sur le nucléaire, rendant plus probable un retour à moyen terme de ses barils sur le marché.

Unibail déçoit

Le géant des centres commerciaux Unibail-Rodamco-Westfield (URW) pique de nouveau du nez (-8,4%) malgré une publication faisant ressortir un taux de recouvrement des loyers en nette progression, à 88% contre 78% au premier trimestre et 80% au deuxième, et la confiance affichée par le groupe en vue d'"une poursuite de la normalisation de ses indicateurs d'activité" en cette fin d'année. En cause : la déception provoquée par les objectifs financiers fournis par URW, qui s’était précédemment abstenu en raison des incertitudes sanitaires. Il a annoncé viser un bénéfice récurrent ajusté par action d’au moins 6,75 euros sur l’année, alors que le consensus établi par Reuters s'attendait à 7,10 euros par action. Les analystes de Jefferies, Barclays et JP Morgan ont exprimé leur déception dans leur note matinale.

Parmi les autres publications importantes du jour, le constructeur automobile Stellantis a indiqué avoir produit environ 600.000 véhicules de moins que prévu au troisième trimestre en raison de la pénurie de semi-conducteurs, mais juge que la situation commence à se stabiliser et maintient son objectif de marge opérationnelle à environ 10% pour l'année. Ce qui rassure quelque peu le marché (+0,7%). Le géant pharmaceutique Sanofi après avoir fait part d'un bénéfice net en hausse de 19% à 2,3 milliards d'euros, soutenus par son médicament phare Dupixent, contre la dermatite atopique et l'asthme entre autres, et par les vaccins. Ses ventes ont dépassé 10,5 milliards d'euros sur la période, un niveau légèrement supérieur aux attentes des analystes, et Sanofi table maintenant sur un bénéfice net par action des activités en hausse de 14% à taux de changes constants, contre 12% initialement annoncés. Le titre grignote 0,2%.

Le spécialiste de l'ingénierie et du conseil en technologies Alten bondit de son côté de près de 6,4% après avoir fait état d'une très nette accélération de sa reprise au 3e trimestre (+40,2% à 735 millions de revenus, dont 24% de croissance organique), tirée par l'ensemble de ses secteurs d'activité (Automobile et Poids lourds, Aérien et Aéronautique civil). Le groupe souligne que "sa stratégie d’accélération de la croissance externe [lui] a permis de développer ses parts de marché" et que les acquisitions réalisées l'année dernière "ont représenté plus de 10% du chiffre d’affaires à fin septembre 2021".

Parmi les autres variations importantes, DBV a poursuivi sur sa lancée de la veille (-15%, après -26% mercredi) sur fond de possible nouveau report de la commercialisation de son patch contre l'allergie à l'arachide. Ubisoft ne parvient toujours pas à remonter la pente et cède 2,2% supplémentaires. De l'autre côté, le cours du titre CNP Assurances s'ajuste sur le prix proposé par la Banque Postale pour sortir le groupe de la cote, tandis que le spécialiste des véhicules autonomes Navya reprend 9% après que son directeur général Pierre Lahutte est intervenu dans une conférence en Arabie Saoudite sur le projet de ville futuriste Neom.

Malgré la prudence de la BCE, la monnaie unique rebondit vigoureusement face au billet vert (+0,65% à 1,1681 dollar) vers 18h15.

Quentin Soubranne - ©2021 BFM Bourse
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