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CAC 40

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Cac 40 : La Bourse de Paris repasse la barre des 4.500 points avant un week-end de quatre jours

jeudi 9 avril 2020 à 18h42
L'optimisme l'emporte à la Bourse de Paris avant un week-end de quatre jours

(BFM Bourse) - Au terme d'une séance mouvementée, l'indice phare parisien a grimpé de 1,44% pour terminer au-delà de 4.500 points. En l'absence d'amélioration significative sur le front de la pandémie et malgré la poursuite de la dégradation du marché du travail américain, l'espoir de voir l'économie rebondir vigoureusement au sortir du confinement et l'esquisse d'un accord pour rééquilibrer le marché pétrolier ont pourtant poussé les investisseurs à l'achat.

Le cap de 1,5 million de malades (recensés...) du Covid-19 dans le monde est quasiment atteint. La propagation se poursuit aux Etats-Unis, pays qui compte actuellement le plus grand nombre de cas et où la pneumonie causée par le coronavirus est devenue la première cause de mortalité. Et malgré les efforts des chercheurs, aucun remède définitif n'est encore disponible. Le tout sur fond de statistiques économiques désastreuses, avec 6,6 millions de nouveaux inscrits au chômage aux Etats-Unis au cours de la première semaine d'avril (6,8 millions la précédente, 3,3 millions celle d'avant, des chiffres à côté desquels le précédent "record" de 695.000 inscrits -c'était en 1982- apparaît presque anodin).

Drôle de toile de fond pour une hausse des marchés... Et pourtant le CAC 40 a bouclé jeudi une quatrième séance d'affilée dans le vert, en avançant de 1,44% à 4.506,85 points dans un volume de 3,76 milliards d'euros. L'indice phare tricolore accumule même plus de 8,5% de hausse sur cette semaine écourtée, puisque la Bourse de Paris s'offre un week-end de quatre jours, le marché parisien étant fermé le vendredi Saint et le lundi de Pâques.

La principale explication à cette progression est l'espoir de voir l'économie rebondir vigoureusement une fois l'épidémie passée (autant dire que l'éventualité d'une deuxième vague ne semble pas l'hypothèse de travail du moment...). Un espoir relayé notamment par Jerome Powell, mais il faut dire que la parole du président de la Réserve fédérale est aussi performative: la banque centrale des Etats-Unis met tout son poids -dernière mesure en date, 2.300 milliards de dollars de prêts pour soutenir les petites et moyennes entreprises et les collectivités locales- dans la bataille. La Banque Centrale Européenne, malgré une communication parfois critiquable, n'est d'ailleurs au fond pas en reste. Message limpide aux Gouvernements: ne regardez pas à la dépense pour sauver le consommateur, nous fournirons les liquidités qu'il faudra. Modulo les réticences habituelles en Europe, mais qui semblent s'atténuer, le message semble en train de passer.

L'Opep+ tente de rééquilibrer le marché

L'espoir de voir les principaux pays producteurs de pétrole, à savoir les membres de l'Opep, leurs alliés parmi lesquels la Russie mais aussi d'autres producteurs dont les États-Unis, parvenir à un accord qui réduirait la production (de toute façon il n'y aura bientôt plus de quoi stocker l'huile qu'on extrait) afin de soutenir les prix qui se sont effondrés en réaction au choc de demande lié à la pandémie a aussi porté les cours du brut. Différents chiffres ont circulé dans l'après-midi quant à l'ampleur de cette réduction, entraînant un bond de 4,15% à 26,13 dollars du baril de brut texan WTI et de 3,56% à 34,01 dollars du Brent. Mais rien d'officiel alors que nous écrivons ces lignes.

Sodexo domine le CAC

Pour redescendre un peu sur terre, venons en à l'actualité des sociétés cotées. C'est Sodexo qui a pris la tête du CAC 40 avec un gain de 12,90%, les investisseurs y voyant désormais plus clair concernant les perspectives du groupe. Ce dernier anticipe une réduction de son chiffre d'affaires "de 2,4 à 2,8 milliards d'euros" au second semestre de son exercice 2019-2020 en raison de la pandémie de coronavirus, ce qui correspond environ à un quart de ses revenus. Unibail (+9,6%), Safran (+6,2%), BNP Paribas (+5,4%) et Capgemini (+5%) étaient également très bien orientés. Airbus est passé par toutes les couleurs de son côté, mais le titre a fini en hausse de 2%. L'avionneur a décidé de réduire d'un tiers sa cadence de production d'avions pour pouvoir répondre à la demande de ses clients tout en adaptant ses capacités à l'évolution du marché mondial de l'aéronautique face à la crise du coronavirus.

Hors de l'indice phare, Chargeurs a encore repris 21,7%. Le groupe -qui produit des textiles techniques et des films de protection- a rapidement repositionné une partie de son activité pour fournir des équipements de sécurité et compte tenu de la forte demande, dispose déjà d'un carnet de commandes indicatif à moins d'un an de plus de 150 millions d'euros.

Le groupe puydômois Biocorp, spécialiste des dispositifs médicaux et de solutions connectées dans le domaine de la santé, a gagné 6,2% après avoir bouclé son premier exercice bénéficiaire.

Enfin, sur le Forex, la monnaie unique reprend 0,64% à 1,0928 dollar à 18h30.

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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