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CAC 40

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Cac 40 : La Bourse de Paris indécise à l'orée d'un week-end de quatre jours

jeudi 9 avril 2020 à 12h31
Le CAC 40 reste sur ses gardes avant le week-end de Pâques

(BFM Bourse) - Alors que le marché parisien s'apprête à fermer ses portes quatre jours à l'occasion du week-end de Pâques, le CAC a ouvert en nette hausse avant de revenir en territoire négatif en fin de matinée. Les investisseurs optent pour la prudence avant la réunion de l'Opep+ et la publication hebdomadaire des chiffres du chômage américain.

Porté à l'ouverture par la progression des marchés américains alimentée selon Mirabaud Securities "par un nouveau short squeeze massif et des informations selon lesquelles la semaine prochaine pourrait être un tournant positif pour le combat contre le coronavirus aux États-Unis", le CAC a enregistré jusqu'à 2% de gains en tout début de séance mais a rapidement abandonné le terrain conquis pour repasser dans le rouge à 12h (-0,75% à 4.409,64 points). "Rappelons qu’avant un long week-end de Pâques (vendredi Saint et lundi de Pâques), la tendance des marchés pourrait s’inverser en cours de journée après la réunion de l’Opep+ et de la publication des demandes d’allocation chômage aux États-Unis" anticipait à juste titre John Plassard, chez Mirabaud Securities.

Concernant l'évolution de la pandémie, "les investisseurs gardent espoir du fait d’un discours positif de la part de l’administration américaine et d’un nouveau calcul mettant en évidence une baisse importante des perspectives du nombre de décès aux Etats-Unis à environ 60.000, contre une estimation initiale de 100.000 à 240.000" relève Vincent Boy, analyste chez le courtier IG. Plus d'un million et demi de cas de coronavirus ont été officiellement déclarés dans le monde, parmi lesquels plus de 87.000 décès. Les Etats-Unis, pays où la pandémie progresse le plus rapidement, ont enregistré pour la deuxième journée consécutive près de 2.000 morts, même si l'Europe reste le continent ayant recensé le plus de cas et de décès.

"La journée sera très chargée", indiquait pour sa part Tangi Le Liboux, stratégiste chez Aurel BGC dans sa note matinale. "La réunion des ministres des Finances européens, celle de l'Opep+ (...), les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis avec un consensus qui attend encore 5,5 millions supplémentaires d'inscrits ou encore le discours de Jerome Powell de 16 heures seront les événements du jour", selon lui.

L'Opep+ tente de rééquilibrer le marché

Les principaux pays producteurs de pétrole, à savoir les membres de l'Opep, leurs alliés parmi lesquels la Russie mais aussi d'autres producteurs dont les États-Unis se retrouvent jeudi par écrans interposés pour tenter de s'accorder sur des baisses de production afin de soutenir les prix qui se sont effondrés en réaction au choc de demande lié à la pandémie. À 12h10, les deux références mondiales de brut poursuivent leur rebond, "les investisseurs pariant sur un accord de l’Opep+" note John Plassard. Le baril de Brent reprend 4,38% à 34,26 dollars quand celui de WTI enregistre un gain de 6,42% à 26,70 dollars.

"Le marché continue d’être soutenu par l’espoir de voir la Russie, l’Arabie Saoudite et d’autres pays producteurs reprendre les négociations pour tenter de stabiliser le prix du pétrole" souligne Vincent Boy, qui précise qu'un accord sur une baisse de production est attendu à l'issue de la réunion". Point d’achoppement potentiel des négociations, le fait que "les Etats-Unis, premier producteur mondial de pétrole, refusent toujours de participer à l’effort collectif mais font pression sur leur allié, l’Arabie Saoudite, en menaçant de retirer ses troupes et ses missiles anti-aériens du Royaume s’ils n’abaissent pas leur niveau de production". Négociations tendues en perspective, donc. Celles-ci pourraient en outre accoucher d'une souris, une coupe de 10 millions de barils par jour étant jugée largement insuffisante par les experts pour rétablir l'équilibre, au moins à court terme.

Les chiffres du chômage US encore très attendus

Du côté des indicateurs, le Royaume-Uni a enregistré une croissance de 0,1% lors des trois mois achevés fin février, avant que la pandémie de coronavirus ne produise son plein effet, tandis que l'excédent commercial allemand a progressé en février à 21,6 milliards d'euros, également avant de souffrir des répercussions économiques des mesures de confinement. Mais ce sont surtout les nouveaux chiffres hebdomadaires des demandes d'allocations chômage aux Etats-Unis qui seront scrutés par les investisseurs. Cinq millions de personnes pourraient s'être inscrites au chômage la semaine dernière aux Etats-Unis, frôlant un troisième record après deux semaines de plus hauts historiques fin mars. D'autres estimations plus pessimistes évoquent même un nouveau record potentiel, à plus de 7 millions de nouveaux demandeurs d'emploi.

Sodexo domine le CAC

En matière de valeurs, Sodexo prend la tête du CAC 40 avec un gain de 9,6% à 12h20, les investisseurs y voyant désormais plus clair concernant les perspectives du groupe. Ce dernier anticipe une réduction de son chiffre d'affaires "de 2,4 à 2,8 milliards d'euros" au second semestre de son exercice 2019-2020 en raison de la pandémie de coronavirus, ce qui correspond environ à un quart de ses revenus. STMicro (+3,1%), Saint Gobain (+3%), Pernod Ricard (+3%) et BNP Paribas (+2,9%) sont également bien orientés, contrairement à Airbus qui perd 3,3% après s'être adjugé plus de 5% en début de séance. L'avionneur a décidé de réduire d'un tiers sa cadence de production d'avions pour pouvoir répondre à la demande de ses clients tout en adaptant ses capacités à l'évolution du marché mondial de l'aéronautique face à la crise du coronavirus.

Le spécialiste puydômois Biocorp, spécialiste des dispositifs médicaux et de solutions connectées dans le domaine de la santé, prend 4,4% après avoir bouclé son premier exercice bénéficiaire.

Leader sur des métiers de niche tels que la protection temporaire de surfaces, des textiles techniques et de la laine peignée, Chargeurs ne faisait pas partie des favoris pour profiter de la crise sanitaire. Sauf que le groupe a annoncé dès le 23 mars la production, en quantités industrielles, du gel et des masques de protection, pouvant atteindre respectivement 5 tonnes et un million d'unités par semaine. Compte tenu de la forte demande, le groupe a indiqué hier disposer d'un carnet de commandes indicatif à moins d'un an de plus de 150 millions d'euros. L'action amplifie son rebond de 13,7%.

Enfin, sur le Forex, la monnaie unique reprend 0,21% à 1,0880 dollar à 12h30.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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