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CAC 40

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Cac 40 : La Bourse de Paris accuse le coup après un nouveau tour de vis sanitaire

jeudi 15 octobre 2020 à 18h16
Lourde rechute pour le marché parisien jeudi

(BFM Bourse) - Au rebond depuis trois semaines, la Bourse de Paris rechute brutalement jeudi, au lendemain de nouvelles annonces restrictives d'Emmanuel Macron qui visent à endiguer la résurgence de la pandémie. Le CAC 40 cède 2,11% en clôture, soit sa pire séance depuis celle du 21 septembre.

Plus dure est la (re)chute. Alors qu'il était bien orienté depuis son récent creux du 25 septembre dernier (+4,5% depuis, à la clôture de mercredi), l'échantillon principal du marché parisien subit un net coup d'arrêt ce jeudi, peinant à digérer les nouvelles annonces du président français qui comprennent notamment l'instauration d'un couvre-feu d'au moins quatre semaines. Le CAC 40 termine ainsi la séance sur un repli prononcé de 2,11% à 4.837,35 points, dans un volume de transactions en progression par rapport aux séances précédentes, à près de 3,5 milliards d'euros.

L'indice vedette de la cote parisienne a même lâché plus de 2,6% peu avant l'ouverture de Wall Street, puis est parvenu à réduire quelque peu ses pertes en fin de séance, notamment grâce aux multiples annonces de Donald Trump interviewé sur Fox News dans l'après-midi. Le président américain s'est notamment dit prêt à aller au-delà du montant de 1.800 milliards de dollars (1.540 milliards d'euros) que le camp républicain proposait jusqu'ici pour le plan de soutien à l'économie américaine, afin de parvenir à un accord avec les démocrates qui prônent 2.200 milliards. Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a pour sa part affirmé qu'il continuerait de travailler avec la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, pour parvenir à un accord avant les élections. Ce qui n'a pas totalement suffi à rassurer Wall Street, où les principaux indices évoluent dans le rouge en fin de matinée (de -0,4% pour le Dow à -0,9% pour le Nasdaq vers 17h50).

Les marchés semblent ainsi de nouveau intégrer la menace pour la croissance mondiale que font peser les restrictions croissantes à l'activité en Europe, des mesures similaires à celles annoncées par Emmanuel Macron ayant été prises en Pays-Bas et en Espagne notamment. Les investisseurs "attendent de nouveau les chiffres quotidiens d'infection en provenance d'Allemagne et espèrent qu'ils ne feront pas des sauts aussi élevés qu'en France et dans d'autres pays européens", souligne Jochen Stanzl, analyste chez CMC Markets, qui ajoute qu'une deuxième vague d'infections avec des mesures de confinement imminentes serait "le feu perturbateur qui pourrait étouffer dans l'œuf la reprise économique tant attendue". À Francfort, le Dax a lâché 2,49% en clôture.

Les statistiques économiques du jour n'ont en outre pas rassuré les marchés, à l'instar des demandes d'allocation-chômage aux États-Unis, reparties à la hausse sur la semaine terminée le 4 octobre à 898.000, quand le consensus tablait sur 830.000. Et l'activité manufacturière dans la région de New York a ralenti en octobre.

URW poursuit son rebond, les banques à la peine

Au sein de l'échantillon principal, seules 3 valeurs sur 40 ont bouclé la séance dans le vert ce jeudi. Il fallait le contexte particulier de la spéculation liée à l'irruption de Xavier Niel et Léon Bressler au capital d'Unibail-Rodamco-Westfield pour que le titre affiche un gain de 14,1% en clôture. Safran (+1,7%) et Carrefour (+0,1%) progressent plus modestement.

De l'autre côté du palmarès, les valeurs les plus exposées au cycle économique sont de nouveau sanctionnées à l'image de l'automobile (-2,6% pour Peugeot, -2% pour Renault) et surtout de la banque (-4% pour Société Générale, -3,2% pour Crédit Agricole). Axa (-4,5%) et Atos (-4,4%) enregistrent les plus mauvaises performances de la séance.

L'actualité propre à certaines entreprises permettaient toutefois à plusieurs valeurs bien connues de tirer leur épingle du jeu, à l'image d'un nouveau record historique pour l'action FDJ (+4,3%) après l'annonce du retour à la croissance des montants misés au troisième trimestre. Le laboratoire vétérinaire Virbac voyait son titre progresser de 6,8% dans le sillage de perspectives relevées pour l'exercice 2020 après un solide troisième trimestre et du relèvement de l'objectif d'Oddo BHF. En revanche, une nouvelle révision en baisse des perspectives annuelles entraînait pour GL Events, leader de l'évènementiel, un recul de 5,5% .

Également à noter, le bond du titre du fabriquant de dispositifs médicaux Biocorp (+12,6%), alors que son partenaire (et voisin) Vitrobio vient d'annoncer le lancement d'un spray nasal à base de polymères, capable d'empêcher le virus de pénétrer la paroi nasale. Biocorp se dit prêt à en produire 1,5 million par mois dès janvier 2021.

L'or noir rechute aussi

Les prix du pétrole évoluent également en nette baisse à cause de la multiplication des restrictions liées au coronavirus qui ne fait qu'accroître les incertitudes sur les perspectives de croissance économique et la reprise de la demande. À 18h05, le baril de Brent cède 1,96% à 42,47 dollars et celui de WTI lâche 2% à 40,22 dollars.

L'aversion au risque pénalise aussi logiquement l'euro face au billet vert, avec un recul de 0,38% à 1,1704 dollar.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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