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Cac 40 : L'AMF confirme le regain d'appétit des particuliers pour la Bourse

mardi 30 novembre 2021 à 16h37
L'AMF confirme le regain d'appétit des particuliers pour la Bourse

(BFM Bourse) - Les investisseurs particuliers sont plus nombreux, plus jeunes et recourent de plus en plus aux "neo-brokers" type Degiro depuis la crise sanitaire. Ils sont 2,5 millions à avoir effectué une transaction au cours du 3e trimestre 2021, contre seulement 1 million deux ans plus tôt.

Les investisseurs particuliers sont de plus en plus nombreux à intervenir en Bourse, confirme mardi une étude publiée par l'Autorité des marchés financiers (AMF) qui souligne l'essor de nouvelles formes de courtage, attirant notamment les plus jeunes. Entre juillet et septembre 2021, plus de 2,5 millions d'investisseurs particuliers, français ou étrangers, ont été actifs sur le marché parisien, c'est-à-dire qu'ils ont réalisé au moins une transaction.

Si ce chiffre ressort légèrement en deçà du deuxième trimestre (2,7 millions), il est en revanche nettement supérieur au million constaté au 3e trimestre 2018 (quand l'AMF a lancé son étude), un chiffre qui avait seulement grimpé à 1,2 million au 3e trimestre 2019.

Ce rapport porte sur 218 millions de transactions réalisées par des particuliers français ou étrangers "sur les instruments financiers dont l’AMF est l’autorité compétente du marché le plus pertinent en termes de liquidité". L’AMF ne dispose donc pas à ce jour des transactions réalisées par les investisseurs particuliers français sur des instruments n’étant pas de compétence française (au titre du règlement européen MAR sur les abus de marché), lorsque ces investisseurs utilisent les services d’entreprises d’investissement non établies en France (ex: un Français qui achète des actions Apple via Degiro).

"Or, selon un de ces neo-brokers étrangers, les actions les plus traitées par ses clients français au 3e trimestre 2021 étaient des actions étrangères, parmi lesquelles des titres très volatils, en dehors de la compétence de l’AMF" peut-on lire dans le rapport. Celui-ci ne contient en outre que les transactions exécutées par les entreprises d’investissement européennes (collectées par les régulateurs locaux au titre de l’article 26 du règlement MiFIR2). Les banques classiques et en ligne sont situées en France ou au sein de l'UE, tandis que les neo-brokers sont tous situés hors de France, précise le rapport. Outre Degiro, on retrouve ActivTrades, eToro, TradeRepublic et Trading 212 dans cette catégorie.

Les particuliers ont profité du krach du printemps 2020

Cette arrivée massive s'est faite en deux temps: d'abord à l'occasion de l'introduction en Bourse de la Française des Jeux fin 2019, puis au moment de la crise sanitaire, souligne également l'AMF. La chute des indices en mars 2020 a constitué pour beaucoup un bon point d'entrée qui s'est soldé par l'arrivée de quatre milliards d'euros sur les marchés en provenance des investisseurs particuliers. Puis les petits porteurs ont ensuite profité de la soudaine hausse des marchés en novembre 2020, moment de l'annonce de l'efficacité des vaccins contre le Covid-19, pour prendre leurs bénéfices (sortie d'environ deux milliards d'euros), rembobine le régulateur.

Les instruments sous compétence de l’AMF traités par des investisseurs particuliers le sont majoritairement par des investisseurs français, qui contribuent à hauteur de 72% du montant global des transactions enregistrées au 3e trimestre (soit 28 % pour les investisseurs étrangers). Du côté du nombre d'ordres effectués, la part des transactions faites par des étrangers croît en revanche dans le temps: de 33% au 3e trimestre 2018, elle est passée à 41% lors des trois derniers mois.

Les nouveaux arrivants ont fait chuter la moyenne d'âge des investisseurs particuliers, passée de 58,1 ans lors du troisième trimestre 2018 à 49,8 trois années plus tard. Un rajeunissement accentué "par l'augmentation dans le temps des effectifs de la clientèle des néo-brokers" (des nouveaux acteurs du courtage accessibles via une application mobile), appuie l'AMF. La moyenne d'âge des utilisateurs des neo-brokers est de 36,8 ans.

Les "neo-brokers" gagnent des parts de marché

Ces néo-brokers représentent désormais près de 22% des transactions, le double par rapport à mi-2019. Près de 45% des transactions sont réalisées par l'intermédiaire des banques (contre 48,6% il y a 3 ans) et environ 33% par des banques en ligne (41,5% au 3e trimestre 2018). Les investisseurs chez les néo-brokers réalisent en moyenne plus de transactions, pour des sommes plus faibles (689 euros en moyenne chez les neo-brokers contre plus de 2.600 euros chez les banques classiques et en ligne) et sur des instruments financiers plus complexes (souvent des produits dérivés et non des actions en direct) que ceux des banques classiques ou en ligne.

Au total, trois quarts (74,9%) des transactions effectuées au 3e trimestre portent sur les actions, celles d'Airbus, qui appartient au DAX 30 et au CAC 40 (5,85% du montant global), de TotalEnergies (5,19%) et de LVMH (3,62%) étant les plus négociées devant les deux bancaires Société Générale et BNP Paribas. Ce chiffre monte à 85% en prenant en compte les transactions sur les ETF, des instruments répliquant la performance d'un panier de titres. Viennent ensuite les dérivés actions non listés (6,3%), les certificats et warrants (4,6%) puis les obligations et autres titres de dette (2%).

Chez les neo-brokers, deux "valeurs Covid" figurent parmi les titres les plus échangés au 3e trimestre: Novacyt en 3e position (5,1%) et Valneva en 6e (2,5%). On retrouve également McPhy dans le top 10 (1,4%).

(avec AFP)

Quentin Soubranne - ©2022 BFM Bourse
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