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Cac 40 : Guerre commerciale, hausse des taux... Les 5 défis qui attendent la BCE

Siège de la BCE

(BFM Bourse) - Le président de la Banque centrale européenne doit terminer son mandat dans un an. D'ici là, de nombreuses questions vont se poser.

Comme toutes les six semaines, la Banque centrale européenne (BCE) rendra sa décision sur l'évolution des taux directeurs jeudi à 13h45. Le suspense est faible : ceux-ci devraient rester à zéro, leur plus bas historique. Mais c'est le discours de Mario Draghi qui doit suivre à 14h30, puis la conférence de presse d'une heure, qui devraient retenir toute l'attention. Car les sujets majeurs ne manquent pas pour le président de la BCE. Tour d'horizon des cinq défis auxquels la banque centrale est confrontée.

1. La guerre commerciale et les tensions sur les émergents

Lorsque la BCE a pris la décision fin juin d'arrêter le programme de rachat d'actifs à la fin de l'année, la guerre commerciale semblait s'apaiser. Mais l'été n'a pas été de tout repos, avec la crise des émergents et en particulier la Turquie, où des banques européennes sont impliquées. Ce seront deux questions à suivre et sur lesquelles Mario Draghi pourrait avoir à répondre.

2. La fin des rachats d'actifs

La BCE bouclera donc en décembre 2019 son programme de rachats d'actifs ("quantitative easing") lancé en mars 2015. Le montant cumulé des rachats atteindra ainsi près de 2600 milliards d'euros d'ici la fin de l'année. Mais comment la BCE va-t-elle réinvestir ensuite les obligations arrivées à échéance dans les prochaines années? Va-t-elle réduire son bilan ou va-t-elle le stabiliser? Mario Draghi ne pourra pas rester éternellement flou sur le sujet.

3. Le cas de l'Italie

Le budget 2019 de l'Italie inquiète les marchés depuis des semaines, même si les responsables italiens ont déclaré ces derniers jours que la règle des 3% de deficit budgétaire devrait être respectée. Mais en cas d'attaque des marchés, est-ce que la BCE interviendrait? C'est une des questions qui pourrait être posée, même si Mario Draghi, qui est italien, devrait probablement renvoyer le gouvernement italien à ses responsabilités.

4. La hausse des taux

Le marché est tourné vers l'avenir. Avec l'arrêt du quantitative easing acquis, c'est désormais la question de la hausse des taux qui intéresse les marchés. La BCE a indiqué qu'elle garderait les taux à zéro jusqu'à l'été 2019. Mais jusque quand exactement ? En Juin ? En septembre ? Mario Draghi devrait être à nouveau interrogé à ce sujet, afin d'avoir une date plus précise. Même si de l'avis des experts, cela signifie plutôt septembre. Actuellement, le marché "price" d'ores et déjà une hausse des taux pour l'année prochaine, à 90% de probabilité pour le marché monétaire.

La BCE est d'autant plus sous pression que de l'autre côté de l'Atlantique, la Réserve fédérale américaine a prévu deux hausses de ses taux directeurs d'ici la fin de l'année. Ces derniers devraient ainsi osciller dans une fourchette allant de 2,25% à 2,5% d'ici fin 2018.

5. La succession de Mario Draghi

Enfin, la question du successeur de Mario Draghi, qui finira son mandat en octobre 2019, va devenir de plus en plus insistante dans les prochains mois. L'Allemagne ne mettra pas en avant Jens Weidman, le président de la Bundesbank, considéré comme trop orthodoxe par la quasi totalité des autres pays européens. Berlin préfère se concentrer sur la présidence de la Commission européenne. Manfred Weber a d'ailleurs été le premier à se déclarer candidat pour succéder à Jean Claude Juncker.

Quant à la BCE, Jens Weidmann a priori écarté, Benoit Coeuré, membre du directoire de la BCE, ou le directeur de la Banque de France François Villeroy de Galhau, qui parle couramment allemand, seraient parmi les favoris avec le Finlandais Erkki Liikanen, proche de l'Allemagne mais moins dur que Jens Weidmann.

Alors que les taux ne doivent pas bouger avant un an et que le programme de rachat d'actifs se termine, toute la difficulté lors de la réunion de jeudi, comme des prochaines réunions jusqu'à la fin de son mandat pour Mario Draghi, sera de montrer que la BCE a encore des marges de manoeuvre pour agir si une crise, que ce soit en Turquie, en Italie ou ailleurs, devait se produire dans les prochains mois.

Sébastien Duhamel - ©2018 BFM Bourse
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