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CAC 40

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Cac 40 : Emmené vers le fond par le secteur aéronautique, le CAC 40 rechute

mercredi 18 mars 2020 à 12h20
Le CAC rechute lourdement mercredi matin

(BFM Bourse) - Comme il est désormais de coutume, le CAC 40 a effacé dès l'ouverture mercredi son timide rebond (+2,84%) enregistré la veille. L'indice parisien creuse ses pertes jusqu'à plus de -5,5% à la mi-séance alors que les craintes s'épaississent, notamment sur le secteur aéronautique.

Tout comme une rechute a suivi le maigre rebond de jeudi dernier, celui enregistré hier (+2,84%) donne lieu à correction d'autant plus violente mercredi. Vers 12h15, la Bourse de Paris replonge de 5,75% à 3.762,08 points, dans un volume d'échanges proche de 1,36 milliard d'euros (qui pour le coup semble marquer une normalisation par rapport aux précédentes séances).

La prolongation pour un mois de l'interdiction des ventes à découvert fait sans surprise l'effet d'un pansement sur une jambe de bois.

"Les marchés financiers encaissent un choc à la hauteur des incertitudes économiques actuelles. L’économie sera quasiment à l’arrêt pendant des semaines et les impacts sur la croissance, sur les ménages et sur les entreprises sont extrêmement difficiles à estimer", souligne Jean-Luc Hivert, le directeur général de la société de gestion du Crédit Mutuel La Française AM.

S'il est acquis que, comme la crise financière de 2008, celle-ci entraînera elle aussi une récession mondiale, estimer ses répercussions chiffrées sur le PIB est pour le moment illusoire. D'une part, personne ne peut prédire à quel moment la situation sanitaire s'améliorera suffisamment pour permettre un retour à la normale. D'autre part, on annonce déjà un éventail de réponses inédites pour essayer d'en contrer les effets sur l'économie. Sur ce point, "nous pouvons en revanche avoir confirmation de l’engagement des États et des banques centrales dans la gestion de cette crise économique. Ces dernières, parfois tâtonnantes sur la forme, rappelleront rapidement que leurs interventions n’ont pas de limite en termes de taille", note La Française AM.

"Comme dans toute situation inédite, les incertitudes sont majeures pour l’économie. Les marchés financiers doivent en tenir compte et il en résulte une volatilité très importante. Mais les marchés se préoccupent également du risque de liquidité [provoqué par le retrait des acheteurs NDLR], qui peut parfois être plus dangereux que le risque économique lui-même. La combinaison de ces deux risques implique une visibilité très faible", conclut le gérant.

Ce mercredi matin, les inquiétudes se portent en premier sur le secteur aéronautique, en raison de l'effondrement du trafic aérien. Quelles compagnies parviendront à survivre, et à quel prix ? Selon JPMorgan, qui redoute une chute du trafic mondial sans comparaison même par rapport à 2001, la plupart des opérateurs se trouveront d'ici mai à court de liquidités... Et quid de leurs fournisseurs dans ce contexte ? Airbus (-18,9%) et Safran (-21,1%) se retrouvent dans ce contexte aux dernières places du CAC 40. Air France-KLM, assez clairement candidat à un soutien public voire à une nationalisation si les choses tournent trop mal, parvient au contraire à se maintenir (+1,35%).

Par ailleurs, les grandes entreprises continuent à dévoiler ce qu'elles redoutent de la crise. Pour Sodexo, le géant de la restauration collective, le manque à gagner pourrait être de 2 milliards d'euros par exemple, ce qui n'empêche pas le titre de reprendre 8,8%. Chez L'Oréal, on est plus confiant : "l'expérience de situations similaires dans le passé (SARS, MERS, etc…) montre qu’après une période de turbulences, la consommation de produits de beauté repart fortement", a indiqué le groupe, qui pense donc toujours pouvoir réaliser une nouvelle année de croissance du chiffre d’affaires et des résultats - tant que les perturbations liées à la crise sanitaire n'excèdent pas quelques mois. L'action du géant des cosmétiques pour autant s'inscrit en repli de 3,2%.

Le pétrole au plus bas depuis 18 ans

Pour la troisième séance consécutive, les cours pétroliers se replient très fortement avec un baril de WTI qui s'effondre encore de 6,35% à 25,24 dollars, un plus bas niveau depuis 2003, et 27,67 dollars (-3,69%) pour le Brent européen - très mauvaise nouvelle à la fois pour les producteur de schiste américain et pour toutes les sociétés qui travaillent sur des alternatives aux hydrocarbures.

Du côté des changes, la parité euro/dollar se stabilise à 1,0998, après un vif déclin de la monnaie unique européenne.

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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