(BFM Bourse) - Dans un marché atone, l'indice phare parisien affiche pour la forme une petite progression à la mi-journée vendredi, ce qui ne devrait pas faire beaucoup bouger le curseur, négatif à l'échelle hebdomadaire.
Parti en repli à l'ouverture, alors que la Bourse de Shanghai a mis fin ce matin à une séquence de hausse impressionnante (+16,5% en huit séances sans dételer, performance inédite depuis mars 2008), le marché parisien est néanmoins revenu à l'équilibre au fil de la matinée, affichant vers 12h20 une progression de 0,12% à 4.927,04 points.
Pas de quoi changer pour autant la donne à l'échelle de la semaine, qui accumule plus de 1,5% de repli à ce stade alors que les investisseurs se montrent de plus en plus préoccupés par la poursuite de l'épidémie du coronavirus outre-Atlantique. Le nombre de nouveaux cas de contamination bat quotidiennement des records aux Etats-Unis, notamment, mais des résurgences apparaissent d'ailleurs ici ou là sur la planète.
Les investisseurs se sont portés sur certains actifs refuge de préférence, dont l'or qui a pour la preimère fois depuis 2011 dépassé le cap de 1800 dollars l'once. Ce vendredi, le métal précieux reste recherché à 1.812,50 dollars.
Le repli s'accentue au contraire pour les principales références de pétrole brut à 41,56 dollars pour le Brent (-1,87%) et 38,72 dollars pour le brut texan WTI (-2,27%).
L'euro grignote 0,09% à 1,1296 dollar de son côté.
Sur le marché parisien, Devoteam s'envole au niveau du prix proposé par les fondateurs Godefroy et Stanislas de Bentzmann dans le cadre d'un projet d'OPA qui pourrait intervenir à la fin de l'année. Kaufman and Broad prend 5,2% après l'annonce de ses résultats du premier semestre, tandis que Nicox monte de 1,7% après le succès de l'introduction en Bourse de son partenaire Ocumension.
Certaines publications sont plus fraîchement accueillies à l'image de celle d'Interparfums qui a fait état d'un fort ralentissement de l'activité au cours du trimestre écoulé. L'action cède 2,9%. Beneteau limite son recul à 0,5%
Enfin Eramet trébuche de 6,5% alors que sa filiale la SLN pourrait se trouver à court de liquidités.