(BFM Bourse) - L'euphorie a légitimement laissé place à un reflux hier sur le marché parisien, son indice phare le CAC 40, perdant 0,09% en clôture, dans des volumes relativement nourris. Un début de réajustement est en cours. Il s'agit pour l'instant de la définition préalable de l'amplitude d'une vaste consolidation à venir.
En l'absence d'indicateur macro-économique majeur au programme, l'actualité des sociétés cotées a dominé le palmarès avec des réactions contrastées, pour ne pas dire très négatives, aux publications d'Atos et de Danone en particulier.
Atos a flanché de 5,46% à 57,78 euros, après publication d'un point d'activité trimestrielle qui n'a guère été du goût des investisseurs, devenus il est vrai de plus en plus exigeants depuis le début du bal des publications de comptes des grands groupes.
Danone a pour sa part perdu 1,81% à 59,25 euros, après un recul de l'activité au T3. Le groupe maintient néanmoins ses objectifs pour l'exercice en cours.
Les secteurs aéronautiques et bancaires ont également subi des corrections à la mesure de leur récente avancée, à l'image d'Airbus (-4,63% à 97,94 euros), Safran (-4,25% à 117,20 euros), Société Générale (-4,57% à 21,515 euros) ou encore BNP-Paribas (-4,69% à 50,83 euros).
Aucun chiffre macroéconomique majeur ne figurait à l'agenda statistique mardi. Ce mercredi, le programme sera maigre également, avec toutefois les stocks de brut outre Atlantique, dont la dynamique sera publié à 16h30. Cette semaine, l'agenda se densifiera progressivement avec en point d'orgue jeudi la décision de politique monétaire de la BCE et vendredi une batterie d'indicateurs d'activité PMI.
L'issue de Conseil des Gouverneurs de la BCE sera dans ce contexte particulièrement suivi. "En l'absence de plan de relance additionnel, et du fait du retard dans la mise à disposition des fonds du plan de relance européen, la Banque centrale européenne se retrouve une nouvelle fois en première ligne", note Franck Dixmier (AllianzGI). "Il est clair que la BCE va réitérer sa volonté de maintenir les conditions financières les plus favorables pour la zone euro. D'autant que son message fonctionne pour le moment."
De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont perdu du terrain, les valeurs technologiques ayant été particulièrement visées. Le Dow Jones a perdu 0,75% à 33 821 points, et le Nasdaq Composite 0,92% à 13 786 points. Le S&P 500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, s'est contracté de 0,68% à 4 134 points.
Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,2050$. Le baril de WTI, l'un baromètre de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 64,20$.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Classique dans sa forme, ce reflux, mardi, est l'expression d'un besoin naturel de reprise de souffle. La structure de la bougie du jour, en marubozu parfait, a matérialisé une mobilisation continue du camp vendeur tout au long de la séance. Ce déséquilibre offre / demande, dans une accélération de la volatilité et des volumes d'échanges, marque le début de la définition de l'amplitude d'une consolidation à venir. Le biais de fond n'est à ce stade pas menacé.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l'indice CAC 40 à court terme.
Ce scénario baissier est valable tant que l'indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 6440.00 points.
Le conseil BFM Bourse
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