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La dernière séance de la semaine passée aura été marquée par la publication d'un ralentissement de l'inflation américaine. De quoi rééquilibrer les attentes des opérateurs quant à une poursuite du processus d'assouplissement monétaire, alors que le rapport sur l'emploi publié plus tôt dans la semaine, par sa fermeté, avait quant à lui repoussé l'échéance d'une baisse potentielle des taux.
Les CPI ont ralenti à +2,4% en rythme annualisé, pour le mois de janvier, contre +2,7% en décembre.
"Une publication d’inflation modérée pour le mois de janvier a soutenu les actifs risqués [vendredi] matin. Toutefois, les tensions sur les prix qui persistent en toile de fond devraient tempérer l’optimisme concernant une troisième baisse de taux cette année, désormais valorisée avec une probabilité d’environ 50 % sur les marchés à terme des Fed funds (2,5 baisses cumulées anticipées en 2026)", a commenté Josh Jamner, Senior Investment Strategy Analyst chez ClearBridge Investments.
"La poursuite de la désinflation sur le segment du logement a contribué à contenir les indices CPI global et sous-jacent le mois dernier. Néanmoins, le CPI « supercore », correspondant aux services hors logement, a progressé de 0,6 % en janvier, soit la plus forte hausse sur un an. Cette dynamique inflationniste sous-jacente est généralement interprétée comme le reflet d’une inflation tirée par la demande, par opposition aux effets des droits de douane qui relèvent davantage de chocs d’offre."
Pour rappel, le Non Farm Payrolls publié plus tôt dans la semaine a montré des signes de grande fermeté. Les salaires horaires moyens ont progressé de 0,4% (0,3% pour le consensus) et le taux de chômage s'est contracté à 4,3% de la population active, contre une stabilisation à 4,4% attendu. Enfin, les créations de postes dans le secteur privé sont ressorties à 130 000, le double de ce que laissaient augurer les attentes médianes des analystes.
Côté valeurs, L'Oréal a chuté de 4,9% après avoir livré une croissance inférieure aux attentes au quatrième trimestre, lesté par le "travel retail" en Chine. Les banques ont souffert. Société Générale a perdu 5,4% tandis que BNP Paribas a perdu 2,4%. Le compartiment a été malmené par les craintes que l'IA bouleverse le modèle économique de plusieurs métiers, comme la gestion de fortune. Safran a pris 8,3% après avoir dévoilé des résultats annuels supérieurs aux attentes et rehaussé ses perspectives à l'horizon 2028. Si le groupe aéronautique reste en dessous des attentes du marché sur le résultat opérationnel courant, son objectif de cash cumulé sur la période 2024-2028 s'avère robuste, juge Jefferies. Capgemini a gagné 5,1% après avoir fini l'année 2025 en trombe, avec une croissance organique d'environ 4% sur le dernier trimestre, quand les analystes attendaient près de deux fois moins. Hors CAC 40, TF1 a perdu 7,8% après avoir connu un quatrième trimestre 2025 très difficile.
De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé en ordre dispersé la dernière séance de la semaine, proche de l'équilibre, à l'image du Dow Jones (+0,10%) et du Nasdaq Composite (-0,22%). Le S&P500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a fini sur une note de stabilité à 6 836 points.
A noter, donc, que Wall Street restera fermé ce lundi en raison d'un jour férié, NYSE et NASDAQ compris.
Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin
> Sur le marché des changes la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1860$.
> Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 62,80$.
> Les Treasuries 10 years, rendement des obligations souveraines fédérales à échéance 10 ans, se négociaient légèrement au-dessus des 4,18%.
Le spread France / Allemagne, écart entre l'obligation souveraine française et son homologue référente allemande à 10 ans, vaut 60 points de base.
> Quant au VIX, il valait 17,36 à la dernière clôture du S&P500.
A l'agenda macroéconomique ce lundi, à suivre en priorité la production industrielle en Zone Euro à 11h00.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Le niveau technique des 8 260 points - niveau clef - avait été franchi sur gap vendredi 09 janvier. Il aura été réintégré rapidement (19 janvier), sur gap encore plus ample, ce qui n'est pas une bonne nouvelle. En une séance seulement, l'indice a effacé tous les gains enregistrés depuis le début de l'année. Jeudi 22 janvier, la vapeur s'est brutalement inversée, avec la formation d'un gap haussier qui brouille les signaux techniques sur indicateurs oscillatoires. L'indice retrouve progressivement une sorte d'équilibre au cœur de son range automnal, au-dessus du seuil symbolique des 8 000 points.
La volatilité historique s'intensifie, provoquant un élargissement notable des bandes de Bollinger, comme nous l'avions connu au tournant du mois d'octobre. L'indice a repris contact avec la borne haute jeudi 12, avant d'inverser la vapeur en séance.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l'indice CAC 40 à court terme.
Ce scénario baissier est valable tant que l'indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 8500.00 points.
Le conseil BFM Bourse
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