(BFM Bourse) - Cet article, en accès libre, est produit par l'équipe de recherche en analyse et stratégie boursière de BFM Bourse. Pour ne manquer aucune opportunité, consultez l'intégralité des analyses et découvrez nos portefeuilles en accédant à notre espace Privilèges.
Mr Market veut croire en une issue rapide et positive dans les discussions entre Washington et Téhéran. Or ces espoirs, à peine naissants, sont rapidement douchés. Le CAC (-0,45%) a connu lundi une séance en dents de scie, la lourdeur finissant par l'emporter, les investisseurs réagissant à des informations de l'agence de presse iranienne Tasnim, selon lesquelles Téhéran aurait suspendu les négociations avec Washington, notamment à cause de l'offensive israélienne au Liban.
Le président américain reproche à Benjamin Netanyahu de mettre en péril les négociations de paix avec l'Iran.
Au cours de la nuit, Israël a une nouvelle fois menacé de frapper le sud du de Beyrouth, le Premier ministre Benjamin Netanyahu arguant des "violations répétées du cessez-le-feu" par le Hezbollah.
Un appel téléphone tendu à eu lieu hier entre le président américain et le Premier ministre israélien après de nouvelles menaces proférés par Israël contre le Liban. "Putain, qu'est-ce que tu fais ? Tu es complètement fou ! Tu seras en prison si ce n'était pas pour moi. Je te sauve les fesses", aurait déclaré Donald Trump selon le média américain Axios.
La crainte de résurgences inflationnistes est venue dominer la matrice des sentiments de marché hier.
"La guerre en Iran a considérablement assombri les perspectives d’inflation dans la zone euro. Le choc dépasse le secteur de l’énergie : la hausse des coûts des engrais, des récoltes et des produits pétrochimiques, conjuguée à l’augmentation des tarifs de transport maritime et des primes d’assurance contre les risques de guerre autour du détroit d’Ormuz, devrait faire grimper les coûts des intrants des entreprises dans tous les secteurs. Dans notre scénario de base, ce choc des coûts se répercute sur les chaînes d'approvisionnement au cours des prochains trimestres, portant l'inflation à 3,0 % en moyenne en 2026, soit un niveau supérieur aux 2,7 % prévus par le consensus et dans la dernière enquête de la BCE auprès des prévisionnistes professionnels (SPF), et à 3,2 % en glissement annuel au cours des 12 prochains mois...", analyse Martin Wolburg, Senior Economist chez Generali Investments.
Sur le front statistique, le baromètre d'activité industrielle ISM aux Etats-Unis a légèrement dépasse les attentes hier, s'établissant à 54,0. Le taux de chômage en Zone Euro, publié en fin de matinée par EuroStat, est ressorti stable, à 6,3% de la population active.
Côté valeurs, en tête du CAC 40, Dassault Systèmes a pris 7,7%, Capgemini s'est adjugé 7%, Schneider Electric a progressé de 2,3%. Hors indice phare, Vusion a repris 9,5%, dopé par une recommandation d'Exane BNP Paribas qui a relevé sa recommandation à surperformance contre neutre auparavant. Du côté des petites et moyennes capitalisations, Advicenne a flambé de 42,4%, après avoir obtenu le remboursement de Likozam en France à compter du 12 juin prochain.
De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé dans le vert, à l'image du Dow Jones (+0,09%) et du Nasdaq Composite (+0,42%). Le S&P500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a grignoté 0,26% à 7 600 points, soit un nouveau record historique.
Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin
> Sur le marché des changes la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1640$.
> Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 91,20$.
> Les Treasuries 10 years, rendement des obligations souveraines fédérales à échéance 10 ans, se négociaient légèrement au-dessus des 4,43%.
> Quant au VIX, il valait 16,05 à la dernière clôture du S&P500.
A l'agenda macroéconomique ce mardi, à suivre en priorité les toutes premières estimations d'inflation pour le mois d'avril en Zone Euro, à 11h00.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Le test des 8 000 points, en semaine 20, s'est soldé par un échec, libérant un potentiel baissier jusqu'en direction des 7 682 points. Le gap baissier du 08 mai, répondant quasi immédiatement au gap haussier du 06 mai, a envoyé un signal bien peu avenant. A voir si le pullback (rejet graphique) du 18 mai confirme cette psychologie de marché. La situation reste très nerveuse à chaque fois que l'indice se rapproche de ce seuil. Dans l'immédiat, l'indice profite d'un peu d'air au-dessus du gap du 08 mai, repère technique majeur. Attention à un potentiel effet d'aspiration à l'approche des 8 000 points.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l'indice CAC 40 à court terme.
Ce scénario baissier est valable tant que l'indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 8362.00 points.
Le conseil BFM Bourse
Graphique en données horaires

Graphique en données quotidiennes
