(BFM Bourse) - Cet article, en accès libre, est produit par l'équipe de recherche en analyse et stratégie boursière de BFM Bourse. Pour ne manquer aucune opportunité, consultez l'intégralité des analyses et découvrez nos portefeuilles en accédant à notre espace Privilèges.
Porté par l'action Airbus en très grande forme (+7,04%), le CAC 40 a gagné 0,89% mercredi, alors que les tensions au Moyen-Orient restaient pourtant vives.
Le président américain Donald Trump a menacé mercredi sur sa plateforme Truth Social de répliquer à toutes les prochaines attaques de navires par l'Iran dans le détroit d'Ormuz en bombardant les ponts et les centrales électriques iraniennes, rapporte l'AFP.
"...à chaque fois que la République islamique d'Iran tirera sur un navire dans le détroit d'Ormuz (...), les Etats-Unis bombarderont et détruiront UN PONT OU UNE CENTRALE ELECTRIQUE, y compris ceux situés près de, ou dans, la capitale Téhéran", a affirmé le président américain.
L'agence de presse iranienne Tasnim a fait pour sa part état d'une frappe américaine sur l'île de Larak, située dans le détroit d'Ormuz.
Le chef de la diplomatie iranienne a mis en garde mercredi les États-Unis contre une riposte "puissante" après les menaces de Donald Trump de bombarder centrales électriques et ponts iraniens à chaque attaque de navire dans le détroit d'Ormuz.
"Notre doctrine de défense est claire: œil pour œil. Toute agression contre l'Iran, y compris contre nos infrastructures, entraînera une riposte puissante", a déclaré sur X Abbas Araghchi, les forces armées estimant de leur côté que les avertissements américains répétés "n'auraient d'autres conséquences que l'extension de la guerre dans la région, voire au-delà".
Dans ce contexte, le baril de brut a connu un nouvel échauffement en direction de la barre des 100$ pour le Brent, à 96$. Total Energies (+2,03%), Maurel & Prom (+3,29%) et Vallourec (+2,18%) étaient par nature de leurs activités, entourées en Bourse.
Les opérateurs prendront connaissance ce jeudi de l'issue du Conseil des Gouverneurs de la BCE. Un statu quo monétaire est très largement attendu par la communauté financière, mais toute inflexion dans les éléments de langage employés en conférence de presse viendra étayer, ou non, la perspective d'une hausse des taux à la rentrée.
Alessia Berardi, Responsable de la macroéconomie à l'Amundi Investment Institute, s'attend à "un maintien des taux de la BCE cette semaine, dans un contexte marqué par l'intensification des hostilités au Moyen-Orient et les évolutions du cadre de politique monétaire. La récente hausse des prix des intrants laisse la porte ouverte à de nouvelles hausses de taux, éventuellement en septembre, mais [la dirigeante en gestion d'actifs] ne prévoyons pas de surprise majeure en faveur d'une politique plus restrictive dans les orientations de la BCE cette fois-ci."
"En juin, la crainte d’un regain inflationniste à partir de l’automne avait justifié le premier mouvement de hausse depuis septembre 2023. En l’absence de règlement définitif du conflit entre l’Iran et les Etats-Unis, les doutes autour d’un nouvel embrasement des cours du pétrole et de l’inflation restent effectivement persistants. Toutefois, un prolongement de la guerre risquerait surtout de provoquer un ralentissement de la croissance au cours des prochains mois. A cet égard, nous n’anticipons qu’une seule hausse des taux d’ici la fin de l’année, contre près de deux pour le consensus du marché", anticipe Edouard Faure, Responsable Crédit de Swiss Life Asset Managers France.
De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé la séance de mercredi légèrement dans le rouge, à l'image du Dow Jones (-0,01%) et du Nasdaq Composite (-0,57%). Le S&P500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, s'est déprécié de 0,14% à 7 498 points.
Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin
> Sur le marché des changes la monnaie unique se traitait à un niveau proche des 1,1430$.
> Le baril de WTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 88,10$.
> Les Treasuries 10 years, rendement des obligations souveraines fédérales à échéance 10 ans, se négociaient légèrement au-dessus des 4,66%.
> Quant au VIX, il valait 16,60 à la dernière clôture du S&P500.
A l'agenda macroéconomique ce jeudi, à suivre la décision de politique monétaire européenne à 14h15, les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage aux Etats-Unis à 14h30 et la conférence de presse de la BCE à 14h45.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Le CAC 40 a fait voler en éclats vendredi 12/06 sa résistance court terme à 8 280 points, sur gap et dans une hausse des volumes de transactions. L'effet d'attraction du gap baissier du 02 mars, formé au début de la crise au Moyen-Orient, est en vue. Sa borne haute vaut 8 553 points. Ce fossé de cotation a été intégralement comblé en séance lundi 06 juillet, provoquant en quelque sorte un "reset" de la configuration graphique.
Les 8 280 points ont été, avec difficulté, préservés en semaine 29.
PREVISION
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre opinion est neutre sur l'indice CAC 40 à court terme.
On prendra soin de noter qu'un franchissement des 8645.00 points raviverait la tension à l'achat. Tandis qu'une rupture des 8280.00 points relancerait la pression vendeuse.
Le conseil BFM Bourse
Graphique en données horaires

Graphique en données quotidiennes
