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CAC 40

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CAC 40 : Entrée dans une nouvelle phase de marché

vendredi 15 mai 2020 à 08h33

(BFM Bourse) - Après une phase de peur achevée en abdication au coeur du mois de mars, puis une phase de tentative de rééquilibrage, le marché parisien entre désormais dans une troisième phase, délicate, technique, depuis la rupture des 4 350 points, pleinement validée sur les deux dernières séances. Les mises en garde, cette semaine, du Dr Fauci devant les Sénateurs américains contre les risques d'une sortie de confinement trop rapide, l'idée écartée d'un passage des taux fédéraux en territoire négatif, et la suite d'une série de publications macroéconomiques noire ont jeté un froid et rappelé les opérateurs froidement à la réalité: la pandémie de Covid-19 est loin d'être derrière nous !

Le CAC 40 a perdu hier 1,65% à 4 273 points, portant sa perte hebdomadaire, avant l'ultime séance de la semaine à -6,08%.

Par ailleurs, les tensions entre Washington et Pékin, ravivés depuis les accusations de Trump contre les autorités chinoise sur l'origine du SARS-Cov2, pèsent significativement. "Concernant les relations entre les deux premières puissances mondiales, Donald Trump intensifie ses critiques et ses menaces à l’encontre de la Chine. Il précisait d’abord qu’il ne souhaitait pas parler à Xi Jinping, puis a énoncé un nombre de mesures de rétorsion possibles, concernant leur gestion de la crise sanitaire et en cas de non-respect de l’accord commercial de phase 1", note Vincent Boy, analyste de marché chez IG France, dans sa note matinale.

Côté macroéconomique justement, les nouvelles inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage aux Etats-Unis ont une nouvelle fois constitué une mauvaise surprise, à savoir qu'elles sont ressorties à un niveau encore plus catastrophique qu'anticipé. Sur la semaine du 06 au 12 mai, près de 3 000 000 (2 981 000) nouvelles inscriptions ont été enregistrées, dans un pays qui ne commence qu'à peine à sortir d'un confinement, sortie déjà jugée bien trop précoce et risquée par le Dr Fauci. Pour rappel, le taux de chômage a bondi à 14.7% fin mars, et devrait poursuivre son ascension, dans une économie habituée jusque là au plein emploi, en particulier sur les deux dernières années civiles écoulées.

Quant aux prix à l'import, toujours outre Atlantique, ils ont baissé à un rythme moins fort que ne le laissait augurer le consensus. Les prix à l'importation aux États-Unis ont baissé de 2,6% en avril, a rapporté aujourd'hui le Bureau américain des statistiques du travail, après une baisse de 2,4% en mars. Les deux baisses mensuelles ont été causées par la baisse des prix du carburant. Les prix ​​à l'exportation ont diminué de 3,3% en avril, après avoir diminué de 1,7% le mois précédent.

La Banque Centrale Européenne (BCE) a de son côté publié son traditionnel Bulletin économique, rédigé intégralement à la lumière de l'ampleur de la crise provoquée par la pandémie de Covid-19, tout en reconnaissant l'écart abyssal entre les scénarios les moins pessimistes, et les scénarios catastrophe. Dès son préambule, l'Institution monétaire de Francfort donne le ton: "Compte-tenu de la forte incertitude entourant l'ampleur immense des conséquences économiques, les scénarios de croissance produits par les services de la BCE suggèrent que le PIB de la zone euro pourrait chuter de 5% à 12% cette année, en fonction de la durée des mesures de confinement et du succès des politiques dans leur but d'atténuer les conséquences économiques pour les entreprises et les travailleurs."

Côté valeurs, même constat que la veille: le "palmarès" baissier du Compartiment A de la cote (grosses capitalisations) n'était pas du tout rassurant hier en clôture, dans le sens où il pouvait rappeler aux investisseurs les plus observateurs ce qu'il était à l'issue de certaines séances du début du mois de mars, c'est à dire, avec un tir groupé de fortes baisses sur les secteurs automobiles (surtout les équipementiers), les banques, les parapétrolières, la publicité (ceux qui en font, ceux qui en vivent), l'aéronautique, le tourisme. On y ajoutera le secteur de la construction, avec Colas (-5,26% à 108,0 euros), ou Bouygues (-4,62% à 24,75 euros), dont les résultats ont été affectés par les premières retombées de la pandémie. A noter que sur le secteur de l'équipement automobile, évoqué plus haut, un dossier emblématique (Valeo), perd plus de 18% depuis le début de la semaine.

De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions, après avoir ouvert en nette baisse, ont clôturé la séance de jeudi largement en territoire vert, sur les points hauts de séance, à l'image du Dow Jones (+1,62% à 23 625 points) ou du Nasdaq Composite (+0,91% à 8 943 points). Le S&P 500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds, a gagné 1,15% à 2 852 points.

Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin sur le marché des changes, la monnaie unique se traite à un niveau proche des 1.0800$. Le baril de WTI, l'un baromètre de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de 28,30$.

À l'agenda statistique ce vendredi, à suivre en priorité l'indice des prix à la consommation en France à 08h45, la première estimation du PIB pour la Zone Euro à 11h00, et pour les Etats-Unis, un programme riche et dense, avec entre autres, la production industrielle à 14h30, les ventes au détail à 14h30, le taux d'utilisation des capacités de production à 15h15, l'indice de confiance du consommateur (U-Mich), données préliminaires, ), les stocks des entreprises et les prévisions de l'inflation (U-Mich), en données préliminaires, à 16h00.

ELEMENTS GRAPHIQUES CLES

La rupture des 4 350/4 360 points est désormais validée, par les cours, les volumes, et la participation d'un certain nombre de secteurs clefs. Elle marque l'entrée dans une nouvelle phase de marché, délicate, qui pourra être marqué par des alternances nerveuses, de perte de confiance et de petits rallys. Un marché très technique, en somme, dont l'allure générale pourrait prendre la forme d'une "glissade" erratique autour des 4 000 points. A très court terme, notons qu'un pullback en direction de la zone technique précité est loin d'être exclu.

PREVISION

Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnées, notre avis est négatif sur l'indice CAC 40 à court terme.

Ce scénario baissier est valable tant que l'indice CAC 40 cote en dessous de la résistance à 4600.00 points.

Idée d'investissement
avec Société Générale
Si vous souhaitez miser sur notre scénario, le Warrant Société Générale 2F25S est adapté.

Le conseilLogo TradingSat

CAC 40
Négatif
Résistance(s) :
4600.00 / 5000.00 / 5081.00
Support(s) :
4117.00 / 3632.00 / 3500.00

Graphique en données horaires

CAC 40 : Entrée dans une nouvelle phase de marché (©ProRealTime.com)

Graphique en données quotidiennes

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