Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

CAC 40

PXI - FR0003500008
6 721.16 -0.81 % Temps réel Euronext Paris

Cac 40 : Les bons résultats des entreprises n'empêchent pas la rechute du CAC, plombé par Worldline

mercredi 27 octobre 2021 à 13h44
Les opérateurs parisiens digèrent une vague de résultats

(BFM Bourse) - Le marché parisien digère les nombreuses publications du jour et l'indice vedette plie légèrement à la mi-séance, plombé par Worldline, alors que de nombreux groupes (Schneider Electric, SEB, Scor, Sodexo, Bic, Elis, M6, Nexity) ont parallèlement rassuré, voire impressionné.

Dans un marché occupé à trier la salve de résultats -majoritairement positifs- du jour, le principal baromètre de la cote se replie de 0,34% à 6.734 points vers 11h45 ce mercredi au lendemain d'un sommet de plus de deux mois, sur fond de préoccupations en provenance de Chine (Evergrande, Covid) et d'un nouveau regain de tensions diplomatiques entre les deux plus grandes puissances mondiales.

Si le S&P et le Dow Jones ont marginalement progressé mardi pour atteindre de nouveaux records historiques en clôture, les places asiatiques ont sensiblement reflué ce mercredi matin. "Une fois de plus, la Chine semble être le coupable" de la mauvaise tendance, "même si tout n'est pas que de sa faute", explique Jeffrey Halley, analyste chez Oanda.

D'une part, le nombre de contaminations au Covid-19 repart légèrement à la hausse, laissant craindre de nouvelles mesures drastiques comme le confinement de la ville de Lanzhou (nord-ouest) et de ses quatre millions d'habitants prononcé mardi. D'autre part, Pékin a demandé au patron du mastodonte de l'immobilier Evergrande qui croule sous les dettes de puiser dans sa fortune personnelle pour régler d'ici samedi un second versement non payé en septembre de 47,5 millions de dollars, selon des informations de Bloomberg - signe de la nervosité des autorités chinoises à l'idée d'une faillite du poids lourd du secteur. Et enfin, les tensions avec les Etats-Unis resurgissent après que le régulateur américain a révoqué mardi l'autorisation d'opérer aux Etats-Unis de la filiale locale de China Telecom, évoquant des risques "significatifs" pour la sécurité nationale.

Au rayon macroéconomique, les opérateurs ont pris connaissance d'une révision à la baisse de la perspective de croissance du PIB allemand en 2021, désormais attendue à 2,6%, ainsi que d'un recul du moral des consommateurs français en octobre selon les chiffres de l'Insee. Ces statistiques influent néanmoins peu sur la tendance, les investisseurs étant focalisés sur les publications trimestrielles à la veille d'une journée particulièrement chargée, entre la réunion de politique monétaire de la BCE et le point culminant de cette nouvelle saison de résultats.

Ci-dessous, les réactions du marché à la mi-journée aux principaux comptes dévoilés mardi après Bourse et ce mercredi avant l'ouverture.

Schneider Electric

Le géant français des équipements électriques et des automatismes industriels a fait part d'une progression de 11,8% de ses revenus au 3e trimestre (+8,8% en organique) à 7,22 milliards d'euros. Il confirme par ailleurs son objectif annuel d'une progression organique comprise entre +11% et +13% malgré un "contexte mondial d'approvisionnement de plus en plus tendu, marqué par des pénuries et une augmentation des coûts des intrants et du transport". Le titre Schneider Electric gagne 2,1% à 12h30, soit la meilleure performance de l'indice phare à ce stade.

Worldline

Autre pensionnaire du CAC à dévoiler ses comptes, le spécialiste des services de paiements a déçu le marché avec un "3e trimestre 2021 plus faible que prévu" selon le courtier Oddo BHF. La présentation de son plan stratégique et de ses objectifs financiers à horizon 2024 ne convainc pas non plus le marché, en dépit de l'annonce attendue d'un désengagement à venir de son activité de terminaux de paiement. L'action dévisse de 10%.

Nexity

Le premier groupe immobilier français intégré a confirmé ses objectifs 2021 d'un chiffre d'affaires de 4,4 milliards d'euros sur le nouveau périmètre (soit hors contribution des activités cédées Century 21 et Ægide-Domitys) et un résultat opérationnel courant sur le nouveau périmètre supérieur à 360 millions d’euros, soit un taux de marge opérationnelle supérieur à 8%. Les revenus du promoteur se sont établis à près de 3,3 milliards sur les neuf premiers mois (+26% sur un), et à 1,013 milliard au 3e trimestre (+12%). Cette solide publication se traduit par une hausse de 3,2% du titre Nexity à 12h35.

SEB

Le champion du petit électroménager bondit de 12,3% après un net relèvement de ses perspectives annuelles, le propriétaire des marques Rowenta, Tefal ou Moulinex visant désormais une croissance organique de ses revenus de 14%, contre 10% précédemment. Une révision assortie d'un maintien de l'objectif de marge, malgré la hausse des matières premières et du fret notamment, signe du "pricing power" dont dispose le groupe.

Sodexo

Publication annuelle et non trimestrielle pour le n°1 français de la restauration collective, qui a annoncé être revenu dans le vert lors de son exercice 2020-2021, dégageant 139 millions d'euros de bénéfice net contre une perte de 315 millions d'euros lors de l'exercice précédent, marqué par la pire crise de son histoire. Si son chiffre d’affaires a reculé de 9,8%, et de 5,6% en croissance dite interne, à 17,43 milliards d’euros sur l'ensemble de l'exercice, en raison des mesures de restriction sanitaires liées au Covid-19, il affiche un rebond de 18,1% au second semestre. Sodexo a par ailleurs dit tabler pour 2021-2022 sur une croissance comprise entre 15% et 18% de son chiffre d'affaires et une marge d’exploitation proche de 5% à changes constants, contre 3,3% sur l'exercice écoulé.

Bic

Le géant français des stylos, briquets et rasoirs jetables a de nouveau rehaussé ses prévisions de ventes pour 2021, après un troisième trimestre supérieur à ses attentes (+8,2% à 478 millions d'euros, porté par la division papeterie). Il prévoit désormais une croissance de ses revenus de 14% à taux de change constants en 2021, contre une progression de 9% à 11% envisagée en juillet dernier. Le marché apprécie (+6,6%).

Scor

Le titre du réassureur dispute à celui de SEB la meilleure performance à la mi-séance (+12,5%) après là aussi une publication meilleure qu'attendu par les analystes, même s'il a essuyé une perte nette de 41 millions d'euros au 3e trimestre, freiné par "une série de catastrophes naturelles de grande ampleur", dont les inondations en Europe et l'ouragan Ida. "Ces résultats sont clairement positifs, avec des pertes liées aux catastrophes moins importantes que prévu, une croissance plus rapide qu'attendu (à la faveur de la hausse des prix)" pointent les analystes de Jefferies. Scor a par ailleurs annoncé un plan de rachats d'actions de 200 millions d'euros.

M6

Le groupe de médias a profité du dynamisme des investissements des annonceurs pendant l'été, et a vu son chiffre d'affaires progresser de 3% à 308 millions entre juillet et septembre. Les revenus publicitaires des chaînes TV gratuites du groupe (M6, W9, 6ter, Gulli), de la plateforme 6play et de la chaîne payante Paris Première ont notamment progressé de 9% à 205 millions d'euros, quand ceux des radios (RTL, RTL2 et Fun Radio) ont chuté de 11%. Le titre avance de 4%.

Elis

Le titre du blanchisseur évolue peu à la mi-journée (-0,3% à 13h) malgré un relèvement des perspectives annuelles du groupe (croissance organique du chiffre d'affaires attendue au-dessus de 6% (contre entre +5% et +6% précédemment), et marge d'Ebitda à "plus de 34,5%" contre "environ 34,5%" auparavant). Cette révision à la hausse des objectifs intervenait en outre dans le sillage d'un solide 3e trimestre, au cours duquel les revenus du groupe ont crû de 11,2% (+9,2% en organique) à près de 840 millions d'euros.

DBV Technologies

La biotech a fait part de résultats semestriels en légère en amélioration, avec une perte nette réduite à 84 millions à fin septembre contre 120 millions un an plus tôt, et fait le point sur le développement de son patch contre l'allergie à l'arachide, le Viaskin Peanut. Et sur ce front, les nouvelles ne rassurent guère les investisseurs. La FDA, qui doute depuis des années de l'efficacité du patch, a demandé le 14 octobre à DBV de nouvelles données sur la libération de l'absorption des protéines avant de faire part de ses observations supplémentaires sur la conception du protocole de l'essai STAMP. L'agence a ajouté qu'elle fournirait prochainement des recommandations sur la meilleure façon de démontrer la comparabilité de l'absorption des protéines du patch modifié avec le patch de référence (cVP). "L'essai STAMP ne sera pas lancé tant que DBV n'aura pas reçu un retour complet de l'Agence", regrette DBV Technologies. Sachant que cet essai doit durer six mois, cela repousse une éventuelle commercialisation (initialement prévue en 2019) à mi-2022 au mieux. Le marché perd très nettement patience (-19%).

Au chapitre pétrolier, les cours des principales références de brut reculent (-1% à 84,8 dollars pour le Brent) ce mercredi à la mi-journée avant la publication à 16h30 des dernières données sur les stocks américains par l'EIA, attendus en hausse par le marché. La monnaie unique, elle, n'évolue presque pas face au billet vert (+0,03% à 1,1599 dollar) sur le marché des changes.

Quentin Soubranne - ©2021 BFM Bourse
Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+313.50 % vs +35.20 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat